C'était arrivé vers 1953 ou au milieu de 1954. Je me rappelais comme aujourd'hui, lorsque mon défunt père AMAROUCHE Kassa dit Belkacem alors employé comme chauffeur chez feu : Benhalla Bouakaz me propose de voyager avec lui en camion Citröën de même type et marque que celui sur l'image, d'EL - MAIN à Bordj Bou-Arréridj relié à l'époque que par une étroite piste d'accès ouverte par l'entrepreneur Quadron dans les années 1920 - 1940 seulement.
Au cours de ce voyage, pour la première fois de ma vie, je voyais au loin un train passer. Je croyais que c'était un grand serpent qui rampe à vive allure. Nous n'avons aucun moyen de connaitre les découvertes scientifiques et d'en parler à la maison avec nos mamans avec lesquelles nous passions beucoup plus de temps.
C'est malheureux que mon défunt père ne dispose ni d'appareil photo et ni même d'une idée à me prendre en photos pour garder un souvenir.
A l'occasion de ce voyage, nous avions mangé au restaurant Makhloufi Arezki sans que j'en connaisse son nom à cette époque. J'avais été émerveillé du plateau contenant des plats commandés par les clients, qui monte et descend de la salle à manger au sous-sol où se trouve la cuisine.
Je ne savais pas utiliser la fourchette. C'était mon père qui me découpe les morceaux de viande bien cuits sans me souvenir de ce que j'avais mangé ce jour là.
Nous avions passé une nuit sur deux lits étalés par terre au Hammam de Hadj Ahmed sans connaitre son nom non plus.
Nous avions éfféctué une petite promenade dans la ville et il m'avait acheté comme cadeau, une paire de chaussures couleur beige.
Le lendemain matin, nous nous sommes réveillés de bonheur pour aller en camion dans une ferme acheter et transporter des bottes de paille. C'étiat à cette occasion que je revoyais le fameux train. Le camion avait été dégagé de ses ridelles. Il n'y avait que le plateau. Je voyais mon père monter par dessus les bottes de paille au fur et mesure que les
travailleurs agricoles les lui faisaient monter sur son camion. A la fin, à l'aide d'une grosse corde, ils les attachent trés soigneusement et bien alignées et posées les unes sur les autres.
Et voilà que nous reprenions notre route tout doucement de BBA au village d'où nous étions partis la veille.
Ce geste fait-il parti d'un signe présager dans sa tête qu'il mourira dans un avenir trés proche à la suite d'une maladie ?
Au par avant, il me frappait et il ne me fait aucun sourir comme celui que me faisait son propre oncle paternel Mohamed Chérif cafetier maure. |