Bonjour !
C'était à l'été 1972. Arrivée triomphale à Sdaw El Djamaâ El Djamoua (sous la Mosquée du Vendredi) une station de voitures aménagée comme une sorte d'aéroport local, national et international qui, au lieu que ce soient des avions qui attérissent là ; mais des taxieurs tél que cet exemple illustratif de Hamimi Ouméziane membre du cortége marital de la mariée venue d'Alger pour s'installer au village d'El-Maïn, fraction d'Ath Ou Siline, quartier de Tichérahine.
A l'aérogare, l'on remarque ma tante Yamina faisant un geste pour marquer sa participation joyeuse et le jeune Siline Ouali. Tout un symbole convivial et familial.
A l'époque, les villages n'étaient reliés dans leurs voies de communications avec l'extérieur, que par des pistes d'accès difficile surtout en hiver. Vous voyez cette poussière qui monte en l'air ? C'est comme si c'était un hélicoptére qui allait se poser là !
Ce hamimi là n'exerce pas seulement la fonction de conducteur de voiture pour satisfaire ses clients voyageurs, mais aussi pour les faire rigoler. Une façon propre à lui de garder intacte sa clientèle sollicitatrice de ses prestations. Mais la chose la plus préocupante chez les taxieurs, ce sont bien sûr les barrages de polices et de gendarmerie nationale. Il y a beaucoup d'anécdotes comme ça d'ailleurs chez tous les autres, comme Béza Adjabi d'ailleurs cet autre personnage rigolo avec un fou rire.
Un jour Hamimi tombe sur un barrage à l'improviste. Je ne me rappelle plus où? Qoique taxieur donc agrémenté, mais peiné par la surchage et lance en parlant avec lui-même en une phrase mélangée entre arabe et kabyle : " Ah ahna Fartou ? " C'était alors que les fameux voyageurs qui étaient avec lui dans sa voiture éclatent de rire. |