Histoire de Béjaia et de sa région - SNED N° 467/76 par Mouloud GAID.
L'insurréction de 1871 & ses conséquences :
Page 169 : La déféction des gens d'El-Maïn, des Aït Oudrar (Ouled Sidi-Idir) et des Aït Ou Halla (Ouled Halla) lors de la bataille de Takhérat le 30 Juillet 1871 faillit coûter la vie à Boumezrag. Son cheval fatigué, trempé de sueur, montait avec peine le chemin conduisant aux Béni-Yalla. On accourut de toute la contrée pour le secourir et couvrir sa retraite vers les Béni-Ourtilane. Arrivé là, Boumezrag prit position à Azrou-Ouaklan dominant la vallée où une bataille extrêmement violente se déroulait à Tansaout.. Il y eut beaucoup de morts et de bléssés ce jour-là, on pleura cette défaite, on maudit les traitres. On glorifia les martyrs et les héros.
Lire ce texte seul sans connaitre la configuration du térrain et n'intérroger qu'une partie des populations de ces régions sans prendre le soin minimum de recueillir des témoignanges variés pour en faire des découpements pour s'éclairer un peu par souci de neutralité est une grossière érreur de la part d'un auteur mais aussi des lécteurs passifs d'un livre d'histoire.
La connaissance parfaite du térrain éclaire tout d'abord sur la situation géographique des villages environnant le lieu du champ de bataille cités autant que les mouvements et gestes des acteurs ou témoins des évènements cités dans cet ouvrage.
N'étant pas un historien moi-même, mais ma conscience m'avait poussé de rendre visite pédestrement au lieu dit Takhérat pour voir les ruines du village rayé de la carte géographique à la suite de cette bataille et mesuré le chemin muni de mon appareil photo amateur en compgnie de mon cousin et voisin Amamouche Nadir, mon beau neveu Boutankik Bachir et mon fils. Le temps était maussade ce jour-là. Il y avait beaucoup de nuage dans le ciel et mon outil filmique ne dispose pas de flash.
En remontant la pente vers le village d'El-Madjène, une pluie torrentielle nous surprend au milieu de la route sans parapluie. Péniblement, nous avions fini par atteindre le village où nous nous sommes abrités au hall de l'ancienne mosquée spécialement aménagé architécturalement par les gens d'autrefois comme lieu de réunions publiques de la Djémaâ (assemblée du village).
C'était à cette occasion que j'avais filmé le village en me positionnant du côté Nord pour le photographier vers son côté Sud dont on voit au loin, le village voisin : EL - MAIN.
Comme tout être humain, je me suis trompé moi aussi par ignorance due à mon manque de culture légendaire qui ne m'avait pas permit de retenir la date exacte de notre randonnée et de cette photo. Mais cette action se situe entre 1976 ou 1986, car c'était après l'achat de ce livre que j'avais commencé à fouiner un tout petit peu.
C'était aussi par ce côté Nord du village que le Capitaine Audry de Béni-Hafed l'encercle cette nuit de 1957 pour s'accrocher avec feu : Séddik Oumahfi et faire déménager ses habitants le lendemain matin. C'était pendant cette nuit que notre voisin Bérinis Bachir placé sentinelle pour le compte de ll'ALN à Tizrotines tombait au champ d'honneur laissant une veuve et quatre enfants, soit deux garçons et deux filles en jeunes âges. |