Bonjour !
Il y avait trente neuf ans jour pour jour aujourd'hui, depuis que nous nous sommes déménagés d'El-Maïn par camion de Monsieur Bouzeghoub Bélkacem, pour nous installer définitivement à Bordj Bou-Arréridj ma jeune épouse alors âgée de seize ans & moi-même vingt deux ans, accompagnés de ma tante paternelle Yamina, comme ma mére et ma tante maternelle Zouina n'ont voulu le faire.
J'avais loué une chambre d'un lit à l'hôtel de l'Univers depuis le 26 Février 1968 au paravant, sans compter les autres besoins à financer par un minable salaire alors que je sorts d'un chômage qui m'avait obligé de contracter des dettes à rembourser. Il m'était impossible de faire face aux besoins de deux ménages à la fois.
La première fois, nous étions donc trois personnes à occuper un appartement de cinq pièces à la cité du Djébés. Comme cet endroit ne m'avait pas plus, j'avais sollicité Monsieur Mokrane OUCHERNINE (Tichérahine) pour me voir une autre maison à louer. Le 7 Avril 1968, ce dernier avait finit par m'en procurer une maison indépendante avec deux pièces et une cour au faubourg de Lagraphe où je déménage pour y habiter une seule journée.
Non satisfait non plus de cet endroit un peu isolé du centre ville, je finis par faire un autre déménagement à une autre maison du même espace, que me retrouve Monsieur Dadouche Ouali au faubourg des jardins. Là, nous sommes restés pendant trois mois et ce, jusqu'au 12 Juillet 1968 date à laquelle Monsieur Bélkhier Mohamed Akli ancien collégue de travail dans l'enseignement me remet les cléfs de l'appartement F3 qu'il occupait à la Cité Mohamed Khémisti où je déménageais à nouveau et j'y suis resté jusqu'à aujourd'hui.
Ce n'est donc pas le savoir qui nous manque mais c'est l'avoir. Autrement dit, nous ferons comme Monsieur tout le monde (...).
L.AS. AMAROUCHE (Alditas) |