Bonjour !
Du fait de la guérre et de toutes ses misères, ses souffrances, ses angoisses, ses difficultés et ses obstâcles, la conjoncture et son contexte au moment des faits, des gestes et des mouvements de troupes sur fond de déplacements de populations ont fait même bousculé le monde scolaire.
Une fois terminés les travaux de réparations de l'école endommagée par d'innombrables facteurs destructifs motivés ou non, l'ordre avait été donné aux militaires occupant Ahrik (dit : Mossabhia) de quitter les lieux et d'aller camper dans une ECOLE redevenue CASERNE, nouveau siège du poste militaire français avancé intervenu après celui déjà installé en 1955 pendant trois mois au même lieu et à la même place mais avec rallonge à la maison d'habitation de Monsieur BENMEZIANE Daoud dérrière l'école, occasion par laquelle tous les élèves et leurs instituteurs à cette époque obscure de l'histoire étaient priés d'aller faire cuir un oeufe ailleurs, c'est à dire vivre une situation d'école buissonnière autrefois combattue par l'EDUCATION NATIONALE d'époque, et pour qu'ensuite plier armes et bagages pour laisser place au Front et à l'Armée de Libération Nationale Algérienne qui elle, occupe la mosquée contrairement aux militaires français.
Nous déménageons nos cahiers de classe que sont nos planches en bois bien taillées à la maison de Monsieur Mounnah voisine de celles des Bensiline Mohamed Arab, M'hand et Bouhou (Mohamed) redevenu martyr de la révolution algérienne vers la fin du conflit.
Quant au quartier ainsi vidé par les militaires, il ne sera pas restitué à ses anciens résidents, mais servira à être utilisé comme étant la cité des familles de harkis, compte tenu de sa proximité du poste militaire pour des raisons de protéction et de sécurité.
Le Capitaine Georges Laurent démènage son bureau et vide le siége du café de feu : AMAROUCHE Mohamed Chérif. Sur démarche de Monsieur Mounnah Chérif, le dit Capitaine autorise sa veuve à le rééxploiter comme débit de boissons non alcoolisées et c'était notre oncle Mohamed Saïd qui s'en occupait de sa gestion.
Entre temps, d'autres travaux continuent à se faire pour les besoins de l'heure, parallélement aux opérations de ratissages qui se déclenchent, des coups de canons qui se donent ou s'envoient, des avions qui survolent, le bruit des convois militaires qui arrivent pour le ravitaillement du poste éloigné du village de quelques trois kilomètres, des hélicoptéres qui se posent et repartent, étc, étc, étc....
Heureusement que Monsieur Jean Fauvet d'une façon ou d'une autre rend service au devoir de mémoire et du souvenir en fournissant cette photo archive du poste faite par lui en 1960, comme pièce à conviction lorsqu'il accomplissait son service militaire
Ce n'est qu'au 01 Octobre 1957 que nous reprenions le chamin de l'école, mais dans un autre siége aménagé spécialement à en être utilisé comme salles de classes. Les magasins de Mésseurs Benhalla Slimane, Radi Ali et Tahrat Bélkacem ont été choisis à cause de leurs situations à Thizi, une place commerciale nous servant de cour de récrétaion.
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