Il y a maintenant cinquante ans jour pour jour, depuis que l'ordre nous avez été donné de retourner à notre village où s'installait un nouveau poste militaire français de la 19 ème D.I./4X4 = SP 86692, revenant ainsi de Béni-Hafed village voisin où nous avions séjourné trois mois dans le cadre de l'opération : "REGROUPEMENT DES POPULATIONS" pour mieux les protéger par les contrôles, les fouilles et les surveillances. Conjoncture de guèrre et son contexte (...).
Les moyens de transport des provisions et des bagages ne sont rien d'autres que traditionnels tout comme la première fois lors de notre déménagement. A savoir : l'âne, la mule ou le mulet. A cette époque, les villages de Béni-Hafed et d'El-Maïn n'étaient reliés par aucune piste d'accés et encore plus, de route carrossable. Et par dessus le marché, il va falloir retraverser la rivière et l'Oued El-Maïn affluents de l'Oued Bou-Séllam au Nord Ouest.
Comme le siége de l'école ayant déjà servi de caserne une première fois en 1955 était endommagé du fait des bombardements, les militaires choisissent d'habiter provisoirement le quartier de Mossabhia en faisant vider ses maisons et déménager ses habitants à Thaourirth provisoirement, en attente de la finition des travaux de réparation et d'adaptation aux exigences de la nouvelle situation engendrée par de multiples accrochages avec l'ALN, pour qu'ensuite la reprendre en main.
C'était alors que le local du café de feu : AMAROUCHE Mohamed Chérif construit sur une petite colline (sorte de piton)avait été choisi de par sa position stratégique comme bureau du Capitaine Georges Laurent Commandant du Poste pouvant ainsi observer tout son environnement.
Un Mirador d'Obsérvation était également construit sur la montagne d'Aourir Adjmi. Chaque jour, quatre soldats prenaient la garde de-dans pour la sécurité en doublure, du poste situé au pied de cette montagne.
La photo d'archive particulière conservée par Monsieur Jean Fauvet ancien Lieutenant en 1960 dans cette localité qui me l'envoie restitue les preuves historiques de ce que j'avance par le présent écrit comme simple devoir de mémoire et du souvenir, en dehors de toute autre considération de positionnement d'un côté ou de l'autre, si ce n'est que participer à tirer des leçons de servitude des justes causes. Ni plus, ni moins... |