| dimanche 31 août 2008, a 12:08 |
| Article : après la fête |
KABYLIE La fête est finie 31 Août 2008 - Page : 10 Lu 811 fois
«Nous n'avons pas l'euro mais nous avons fait une fête digne de celles des rois.»
Chaque été, les villages de Kabylie renouent avec l'ambiance des fêtes en tous genres. Après des mois de monotonie et de silence, la vie reprend de plus belle, l'espace d'un été. De toutes les collines fusent les sons, rythmés de fortes bandes sonores et les airs de la ghaïta, des formations de tambourins, couplés aux youyous sporadiques mais fortement symboliques des femmes. Tandis que les journées sont réservées aux klaxons et les longs cortèges pompeux, les nuits sont, quant à elles, destinées aux fiestas, aux sorties des Idhebbalen et de la folie dansante des disc-jockey. Dans cette ambiance festive, d'autres réalités font leur apparition. Est-ce vraiment la joie totale qui règne dans les familles qui organisent ces fêtes? En fait, elles ne baignent pas totalement dans la joie et la liesse. En discutant avec les membres de ces familles et les invités, nous avons constaté qu'au-delà de la façade, il faut mettre un bémol. La joie n'est pas totale. La tradition, le désir de faire bonne figure et la jalousie unifient les pratiques et font que les fêtes se ressemblent comme des gouttes d'eau. Tout le monde se doit de faire comme tout le monde. Les vieux se souviennent encore et racontent avec nostalgie les fêtes d'antan. Du temps où les villages kabyles n'étaient pas ouverts aux véhicules et aux autres moyens de la vie moderne, les mariées étaient transportées sur des mulets et des chevaux de race pour les plus nantis. Pendant les cérémonies, les invités, autrefois, aussi nombreux, avaient droit à des spectacles que les générations actuelles ne connaissent que par la télévision qui montre les images venues d'autres régions du pays qui gardent encore ces traditions. Les fantasias avec courses à cheval et tirs, suivies de youyous fusant de la maison organisatrice. Juste après, les hôtes assistent, bouche bée, aux joutes poétiques. Tous les villages de Kabylie avaient au moins un barde. Les vieilles femmes comme les hommes pouvaient participer à ces joutes oratoires. «Ce temps-là ne reviendra jamais», regrettera un vieil homme qui nous accompagnait en voiture dans un cortège. La présence ottomane pour sa part, a fini aussi par faire admettre, dans les fêtes, les formations de tambourins (Idhebbalen). Les courses à cheval s'éclipseront devant ce spectacle ambiant des quatre hommes habillés en blanc et chéchias rouges. Cette joie que les vieux trouvent, jusqu'à présent, meilleure, est aussi à nuancer. «Avant, le cortège n'était composé que d'hommes de préférence riches», nous dira le même vieil homme. Curieux de connaître la raison, il nous expliquera que s'il manquait un sou à la dot autrefois, la famille de la mariée se rétractait irrévocablement. Il y avait également, les bandits qui dépossédaient les gens durant le cortège. Les années ont passé, et les fêtes kabyles ont changé. Aujourd'hui, la même joie reste toujours traversée par l'angoisse.
Faire bonne figure Derrière les youyous, les sons de formations de tambourins, de la ghaïta et des fortes bandes sonores des disc-jockey, les familles ne baignent pas dans une joie totale comme l'on pourrait le croire. Aujourd'hui, une cérémonie de mariage ordinaire n'est pas à la portée de la bourse moyenne. Elle revient en moyenne à quelque trois cent mille dinars. Mais, bien plus ou bien moins, les familles doivent l'organiser au moins du montant de cette somme pour faire bonne figure. C'est bien avant la fête que des sommes faramineuses sont consenties par la famille. «Mêmes les cérémonies des fiançailles reviennent cher», nous affirmera Saïd, le frère du mari. La tradition oblige que la mariée soit dotée d'une parure en or qui coûte en moyenne 80.000,00DA ainsi que des cadeaux à chaque occasion comme l'Aïd. Pour la fête elle-même, la même tradition oblige qu'un boeuf soit égorgé, ou que l'équivalent en viande soit servi aux invités. Le plus profane en marché de bétail sait que ce dernier ne coûte pas moins de 80.000,00DA. A ces dépenses exorbitantes s'ajoute une panoplie de frais divers comme le disc-jockey qui s'élève à cinq mille dinars et la formation des tambourins qui ne se déplace pas pour moins de quinze mille dinars. Les quelques récalcitrants, qui ont voulu créer la surprise car il s'agit, à force de soumission à la tradition, de véritable surprise, sont tombés dans le piège des salles de fêtes. Les prix varient et diffèrent selon les prestations offertes mais, en général, ils tournent tous autour du prix du boeuf sacrifié à la tradition. Le pas vers la modernité est désormais fait. Les formations de tambourins sont détrônées par le disc-jockey. Les quelques fêtes qui sont programmées avec l'organisation des cérémonies comprenant les quatre vieux habillés en blanc et chéchias rouges, voient les invités tomber dans la morosité. Aucune ambiance de fête sans les milliers de décibels émis par le disc-jockey. Les bals dansants ont remplacé désormais les chants de la ghaïta et la percussion du tambour. Cependant, malgré l'entrée fulgurante de cette machine aidée grandement par la mutation de la chanson kabyle qui a viré totalement vers «le spécial fête», il existe encore des récalcitrants. Le débat, chaque été, fait rage dans tous les villages. Les «anti-disc jockey» s'affrontent en diatribes avec les défenseurs de la machine moderne quotidiennement et même durant les fêtes. Il est notoirement connu que de très nombreuses fêtes ont tourné à la bagarre à cause de cela. Tandis que certains ont admis que les familles, hommes et femmes, puissent danser ensemble, il en existe d'autres qui ne ménagent aucun effort pour «faire régner l'ordre», quitte à en arriver aux poings. «Que chacun danse avec sa famille, où est le problème?», s'interrogera Amar qui considère, par ailleurs, que nous ne sommes modernistes que par la parole. Les gens qui s'affrontent sur l'opportunité de recourir au disc-jockey s'accordent, toutefois, sur un point qui est de taille. En effet, il demeure encore beaucoup de familles qui mettent le son de cette puissante machine à fond pendant toute la nuit. «Vous appelez modernité le fait d'empêcher les gens à des dizaines de kilomètres de dormir jusqu'à l'aube?», s'interroge Saïd par une virulente diatribe contre les partisans du disc-jockey. «Dans les pays réellement modernes, vous seriez tous en prison pour tapage nocturne», conclura-t-il d'un air visiblement irrité. Dans la foulée des phénomènes balayés par «le spécial fête», figurent les chanteurs des années quatre-vingt. Ceux-ci et malgré leur domination de la scène des fêtes de mariage pendant longtemps, n'ont pas réussi à faire taire les quatre vieux hommes aux habits blancs et chéchias rouges. Bien au contraire, les gens n'ont plus recours à leurs services qui ont vu leurs prix augmenter, vu leur bref succès. Les artistes connus dans les années quatre-vingt dix chiffraient leurs tarifs pour quelques heures nocturnes à quatre-vingt mille dinars. Certains, nous signaleront aussi, remarque pertinente, la disparition des célébrations grand-public. Car en effet, jadis dans les fêtes même si ce ne sont que les invités qui ont accès aux prestations de restauration, tout le monde, pour le reste, pouvait assister aux galas offerts par les familles. Mais, la dégradation de la situation sécuritaire a vraisemblablement contraint les gens à se méfier des éventuels incidents fâcheux qui viendraient gâcher la fête.
Ce qui reste après le départ des invités Comme nous venons de le signaler, les frais exorbitants engagés pour faire «comme tout le monde» laissent, pour la majorité, un goût amer. Tandis que les familles les plus aisées se souviennent des bons moments passés dans l'ambiance d'un frère, d'un fils, d'un oncle qui s'est marié ou d'une mariée, les autres ménages tombent dans l'angoisse des dettes. «Nous n'avons pas l'euro mais, nous avons fait une fête digne de celles des rois», nous dira avec satisfaction un vieux qui refuse catégoriquement de voir même son prénom dans un journal. Ce phénomène des retraités, bien qu'il intervienne souvent pour alléger le poids d'un chômage galopant et d'un pouvoir d'achat catastrophique, s'avère âtre souvent un fausseur de nombreuses données. Cet argent qui rentre et qui n'est pas le fruit de la machine économique, empêche du moins sociologiquement les choses de se développer rationnellement. La situation économique devait jouer un rôle important dans les changements qu'ont connu les fêtes en Kabylie mais, ce n'est pas ce que nous avons constaté. Malgré les prix exorbitants des fête de mariage, les gens s'engagent corps et âme, quitte à se retrouver endettés. La force de la tradition contraint fortement les familles mais, ce n'est pas uniquement cela qui intervient. Faire bonne figure et s'aligner au même niveau que les autres, s'avère être un facteur tout aussi contraignant. Nous avons également retrouvé les traces d'une malformation sociologique qui biaise les données. Dans toute la panoplie des changements intervenus dans l'organisation de la société kabyle, il existe beaucoup de facteurs exogènes. Les phénomènes étrangers aux traditions de la région, jouent un rôle important dans son développement. C'est pourquoi, nous semble-t-il, les gens n'ont pas prise sur les changements qui interviennent au fil des siècles.
Kamel BOUDJADI : http://www.lexpressiondz.com
Source d'information : image d'illustration CHABLAIS importée du blog-lemonde.fr

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| dimanche 31 août 2008, a 11:48 |
| Rapport 2008 de RSF |
Rapport annuel 2008
L'organisation dresse le bilan de la situation de la liberté de la presse dans 98 pays Reporters sans frontières dénonce le manque de détermination des "défenseurs officiels" de la liberté de la presse et s'inquiète de violences probables contre des journalistes dans les mois à venir. L'organisation rend public son rapport annuel 2008, le 13 février.
Rapport annuel 2008
Dans son rapport annuel, rendu public le 13 février 2008 et disponible en intégralité sur son site www.rsf.org, Reporters sans frontières dénonce l'impuissance, la veulerie et la duplicité des "défenseurs officiels" de la liberté d'expression : "La couardise de certains Etats occidentaux, de grandes institutions internationales, nuit à la liberté d'expression, écrit Robert Ménard, secrétaire général de Reporters sans frontières dans un texte publié en préface de ce rapport. Le manque de détermination des démocraties à défendre les valeurs qu'elles sont censées incarner est inquiétant".
L'organisation pointe également du doigt la duplicité des Nations unies dont le Conseil des droits de l'homme, à Genève, a "capitulé face à des pays comme l'Iran ou l'Ouzbekistan". Et Reporters sans frontières s'inquiète de l'impuissance de l'Union européenne face à des "tyrans qui ne cillent pas face aux menaces de sanctions".
Dans l'introduction de son rapport annuel, Reporters sans frontières fait état de ses préoccupations pour l'année à venir, à commencer par les violences qui pourraient être commises contre des journalistes à l'occasion de scrutins d'importance au Pakistan (18 février), en Russie (2 mars), en Iran (14 mars) et au Zimbabwe (29 mars).
L'organisation de défense de la liberté de la presse exprime aussi son inquiétude quant au sort des journalistes qui couvrent les conflits en cours, notamment au Sri Lanka, dans les Territoires palestiniens, en Somalie, mais aussi au Niger, au Tchad et, bien sûr, en Irak, qui continue "d'enterrer ses journalistes chaque semaine ou presque".
Enfin, Reporters sans frontières proteste contre la censure qui touche les nouvelles formes de communication (images transmises par téléphonie mobile, sites de partages de vidéos sur Internet, réseaux sociaux en ligne, etc.) et revient sur la répression en Chine, objet de toute les attentions à la veille des Jeux olympiques. "Hormis le Comité international olympique, plus personne ne semble croire à un geste fort des autorités chinoises dans le domaine des droits de l'homme avant la cérémonie d'ouverture. Chaque journaliste libéré est immédiatement remplacé par un autre. (...) Il est à parier que les dissidents chinois ne seront pas à la fête, eux, pendant l'été", écrit l'organisation.
Ce rapport propose des analyses régionales sur la situation de la liberté de la presse en 2007 ainsi que des chapitres sur 98 pays, y compris les Etats membres de l'Union européenne et les Etats-Unis. A l'occasion de son lancement, Reporters sans frontières organise une conférence de presse à Washington, le 13 février, en présence de journalistes irakien, chinois, érythréen et pakistanais. Une seconde conférence de presse est organisée à Berlin avec des journalistes russe et zimbabwéen.
Traductions disponibles :
A LA UNE |
| 20 ans de photojournalisme
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| jeudi 28 août 2008, a 19:54 |
| Rentrée scolaire : études de cas. |

Comment se prépare la rentrée
Education. Mardi 2 septembre, ce sera le grand jour. Ils témoignent.
Sylvie Ferré | 28 Août 2008 | 14h49
Mardi 2 septembre, ce sera le grand jour pour des milliers de petits Tarnais. Une rentrée des classes, ça se prépare. Nous avons rencontré à quelques jours du grand rush vers les écoles, quatre acteurs: une maman de Lavaur, un directeur d'école à Castres, une professeur d'Anglais à Albi et une institutrice dans un village, Rouffiac.
Gérard Charpentier, directeur d'école à Castres: «Le 2 septembre, tout doit fonctionner »
Pour sa sixième rentrée à l'école élémentaire de l'Albinque, Gérard Charpentier ne fait pas dans la simplicité. Il va devoir diriger… deux écoles en même temps ! Deux établissements en un puisque les écoliers de l'Albinque vont accueillir ceux du hameau de Puech-Auriol, dont l'école fait l'objet actuellement d'un gros chantier de création de classes et d'extension.
Hier matin, le directeur castrais était déjà à la tâche. Un seul mot d'ordre : la vigilance. « Je dois veiller à ce que tout fonctionne le mardi 2 septembre. Je suis en train de finaliser l'accueil des 70 enfants de Puech-Auriol, qui a nécessité le transfert de 8 salles de classes sur l'Albinque 2. Dans l'ensemble, cela ne se passe pas trop mal pour assurer une bonne rentrée aux deux écoles, soit 350 enfants au total. Juste des petits problèmes de mobilier à régler. »
Ce mercredi, Gérard Charpentier a reçu des parents qui ont changé récemment de situation. Ils sont venus inscrire leur enfant ou signaler leur départ de la commune.
Autre souci pour le responsable : vérifier la bonne livraison des fournitures afin que tout soit opérationnel mardi, dès 8 h 30.
La rentrée officielle des instituteurs se fera la veille. Deux ou trois d'entre eux étaient déjà dans l'école hier pour se préparer. Ils ne tarderont pas à rencontrer leurs deux nouveaux collègues (après un départ à la retraite et un départ hors département).
« Si je compte les postes existants, soit 15 pour 11 classes ; si je prends en compte aussi le personnel du Réseau d'aides spécialisées aux élèves en difficulté (RASED), le personnel de nettoyage, les personnes qui interviennent dans les classes, les surveillants ou éducateurs sportifs, les profs d'EPS ou de musique, on arrive facilement à 45 personnes qui participent à la vie de l'école, analyse Gérard Charpentier. Chaque rentrée est différente. Gérer une école, c'est quand même une habitude pour moi qui affiche vingt-deux ans de direction d'école. »
Vivian Lundbye-Assié, enseignante: «J'ai cherché des idées pour les leçons»
Vivian Lundbye-Assié est professeur au collège Aristide Bruand à Albi. « J'ai commencé à préparer la rentrée dès fin juillet comme j'étais disponible à ce moment-là. J'avais regardé les listings des élèves et commencé à réfléchir aux cours, comme nous avons un nouveau manuel je l'ai consulté pour voir comment il fonctionnait. J'ai fait un peu de ménage dans mon ordinateur et j'ai passé beaucoup de temps à préparer les diaporamas pour les cours. J'ai cherché des idées pour les leçons, des façons ludiques de faire travailler l'anglais aux élèves pour bien démarrer l'année et se remettre dans le bain. Pour l'instant je ne suis pas encore retournée au collège, lundi nous avons une journée chargée pour la prérentrée, on a plusieurs réunions. D'abord tous les professeurs et la direction se réunissent pour discuter des projets d'établissement, des emplois du temps et pour fixer le calendrier scolaire ensuite nous avons des réunions par discipline où on parle des devoirs communs, du programme à respecter, des sorties intéressantes à programmer dans l'année, et enfin nous avons des réunions par classe où l'on parle entre professeurs de la discipline des élèves, des problèmes à éviter etc. La vie scolaire tient à nous réunir aussi pour reparler de la discipline ainsi que pour nous présenter les nouveaux collègues. En attendant la rentrée des grands mardi et celles des sixièmes mercredi, j'essaie d'établir la progression pour l'année, de réfléchir aux cours et aux dates d'évaluations en fonction des vacances pour que tout fonctionne bien. Je recherche aussi des correspondants pour les classes européennes. J'ai préparé quelque chose pour mardi pour la présentation des élèves ainsi que les cours de la première séquence, j'ai aussi mes cartes de tirages au sort pour les interrogations en début de leçon prêtes à l'emploi ! »
Béatrice, institutrice à Rouffiac : «Je m'y prends une semaine à l'avance»
Béatrice Habourdin fait partie de l'équipe éducative de la petite école de Rouffiac, près d'Albi. Avec Coralie Boissonade, la directrice, elles accueilleront deux nouvelles enseignantes, Amélie et Anne. Dans moins d'une semaine, c'est la rentrée. Et une rentrée, ça se prépare plusieurs jours à l'avance. Béatrice, qui a enseigné dans la Haute-Garonne avant de rejoindre le Tarn, amorce sa quatrième rentrée scolaire à Rouffiac.
« Chaque fois, c'est une aventure, confie-t-elle. Il faut avoir de l'énergie pour ne pas décevoir les élèves qui attendent beaucoup de nous. » Le jour J approche et Béatrice n'aime pas être prise au dépourvu. « J'aime bien m'y prendre une semaine à l'avance, au calme. Cela permet d'être plus serein et de mieux préparer la rentrée, d'avoir une vision plus générale de l'année scolaire qui va démarrer.
C'est bien de retourner à l'école. Ce que je vais faire aujourd'hui pour préparer ma classe, redisposer les tables et les chaises, les meubles, les tableaux. Je vais aussi en profiter pour rechercher de nouveaux documents pédagogiques. Soit à l'école, soit sur internet. C'est une mine d'or, on y trouve beaucoup d'idées, de nouvelles méthodes de lectures, par exemple, déjà utilisées par d'autres enseignants. C'est un lieu d'écoute et d'échanges très riche où chacun parle de ses expériences. »
Les enfants de Rouffiac comme tous ceux du primaire vont bénéficier de la semaine de quatre jours. Ils n'iront plus en classe le samedi matin. Reste maintenant à mettre en place les heures de soutien pour les élèves en difficulté. Pour l'heure, rien n'est encore décidé au sein de l'école et de la mairie pour les permanences. « On ne sait pas trop encore où on va et comment on va s'organiser », ajoute l'institutrice. L'équipe enseignante va aussi mettre à profit cette semaine de prérentrée pour caler ces nouveaux problèmes d'organisation pratique. En attendant, les petits rouffiacois ont déjà ressorti les cartables et préparé leurs fournitures pour leur rentrée. Ils vont même trouver un peu de changement à l'école. Mais c'est un secret. P.S.
Sur le même thème
En voici les grands principes.
L'école ne prépare pas à un métier, on ne va pas à l'école pour avoir un métier.
L'école permet la formation de la personne, c'est une formation globale :
- pour apprendre des savoirs et des savoir-faire,
- pour apprendre à vivre et à travailler ensemble,
- pour vivre en classe des valeurs qui aideront à grandir : la solidarité, l'entraide, l'amitié, le travail. Ces valeurs ne s'enseignent pas mais se vivent.
Bénévole, avec les CM1 et CM2 du CLAS (anciennement ATS), nous avons au travers de ce thème participé à différents ateliers : La Classe Musée, la Maison de retraite Debrou, les archives municipales. Les enfants ont réalisé dans chaque atelier des travaux qu'ils ont exposés au temps fort du CLAS et périscolaire du 27 juin 2008.
La Classe Musée :
Redécouvrir des valeurs de la collectivité : solidarité, respect du matériel et de autrui, hygiène et propreté. Un tour d'horizon sur la vie d'autrefois, tel que la journée d'un écolier et des principaux objets. Les enfants ont joué le jeu en appliquant les consignes de civilité, bien que ce ne fût pas facile pour certains d'entre eux.
La maison de retraite Debrou :
Des échanges très riches entre les différentes générations sur les pratiques à l'école. Les enfants se sont posés et étaient fiers d'aider les résidents. Certains ont demandé à y retourner.
Les archives municipales :  Dans la peau de Sherlock Holmes, une recherche rapide sur plan (cadastre Napoléonien et contemporain) avec assemblage de photos d'hier et d'aujourd'hui, ainsi que des découpes d'articles de presse (notamment dans "La Petite Source") des premières demeures du quartier..."La Lézardière", "La petite Bruère", "la Briaudière", "la closerie du Grand Pressoir", "la Marchanderie".
Découverte ironique : dans "Joué ma ville" projet d'installer une ligne de tramway à Joué-lès-Tours ... alors qu'elle avait déjà existée dans les années 1900 ! ...preuve que "le passé" a du bon.
Pour clôturer, Mr Brion, natif du quartier qui a plus de 70 ans, est venu rencontrer les enfants pour voir leur travail et leur parler de la vie du quartier à l'époque, qui était plutôt centrée sur le quartier de l'Alouette.  Nathalie Gommers.
Aujourd'hui, dimanche 31 août 2008 .
LA CITATION DU JOUR :
"La peur de vieillir abîme plus que l'âge." Jeanne Moreau Extrait d'une interview dans "Madame Figaro - 19 Janvier 2008"
Economie de marché : " quand un produit se raréfie, il augmente de valeur normalement. " Mais dans l'anarchie du marché (dénuement de régulation), c'est tout autre.....
Aujourd'hui, mardi 02 septembre 2008 .
LA CITATION DU JOUR :
"L'école : une serre où l'on apprend aussi la cruauté et la bêtise des autres." Alice Parizeau "L'Envers de l'enfance"
Citation
"Nulle protection aussi sûre que l'innocence" (proverbe latin).
| Bienheureuse Ingrid ~ |
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Le mercredi dans La Croix |
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| jeudi 28 août 2008, a 14:23 |
| Proposition : Diploweb.com, revue.... |
Bonsoir !
Il me vient à l'esprit la pensée de vous proposer la lécture des articles contenus dans le sit ci-dessous :
. Merci de contribuer à une large diffusion du
diploweb.com en installant des liens vers ces articles sur vos sites et blogs.
Il est possible d'y joindre un court texte de présentation du site http://www.diploweb .com Diploweb.com, la revue géopolitique online. Diplomates, universitaires et stratèges publient des analyses inédites sur ce site exclusivement consacré aux questions géopolitiques. Ce site est dirigé par Pierre Verluise, Docteur en Géopolitique de l'Université Paris-Sorbonne, auteur de plusieurs ouvrages. Vous trouverez sur ce site expert, pluraliste et transparent de nombreuses études de référence sur l'Union européenne, la Russie et la Communauté des Etats Indépendants. .. sans oublier l'Amérique du Nord et du Sud, l'Asie, l'Afrique et le Moyen-Orient. Le diploweb.com met en ligne de nombreuses cartes.
Merci et bonne rentrée. Nous vous préparons plusieurs surprises.
L.AS. AMAROUCHE
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| mercredi 27 août 2008, a 22:39 |
| Le musée de la vie rurale |
Musée de la Vie Rurale (Fretin)

C'est une ferme à cour carrée, au centre du village. Un bel endroit qui héberge un musée, né de la passion d'un agriculteur collectionneur d'outils anciens. Le Musée de la vie rurale ravive la mémoire des campagnes. Des visites pour les écoles et des journées portes-ouvertes sont régulièrement organisées. Mais attention, le musée est ouvert seulement à la belle saison, de mai à octobre.
1, Ferme de la Place à Fretin. Tél. : 03.20.59.80.52
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| dimanche 24 août 2008, a 22:26 |
| Brest : atelier d'écriture |
Archives actualité quotidienneBrest
Cours d'écriture au musée de l'école rurale dimanche - Châteaulin
Le musée de l'école rurale de Trégarvan donne rendez-vous aux visiteurs dimanche pour une leçon d'écriture au porte-plume. Une animation familiale et ludique.
Noircir des pages et des pages d'écritures, voilà qui rappellera de nombreux souvenirs à certains. Pour les nostalgiques, une leçon de rappel sera donnée dimanche au musée de l'école rurale de Trégarvan. Au programme : un cours d'écriture à la manière d'autrefois.
Dictée, leçon de choses ou encore pages d'écriture, les animateurs ne manquent pas d'idées pour faire vivre ce lieu qui leur est cher. Et ils remportent un succès mérité. Les visiteurs sont nombreux, chaque dimanche, à retourner sur les bancs de la classe du musée, conservée en l'état depuis les années 1920. Petits et grands, têtes blondes et cheveux blancs se penchent sur des copies distribuées par un maître d'école en costume, plus vrai que nature.
À vos porte-plume
Dimanche, à partir de 14 h, les apprentis écoliers saisiront donc leurs porte-plume pour remplir des pages de leurs plus belles écritures. Une animation qui remporte toujours un franc succès. Il faut dire que l'exercice s'avère parfois délicat pour les novices et si les plus âgés s'en sortent haut la main, les plus jeunes auraient parfois besoin de cours de soutien en la matière. Encre violette et papier buvard, des instruments bien éloignés des stylos à billes d'aujourd'hui. Si ces derniers s'avèrent tout de même plus pratiques, l'élégance de l'écriture à la plume ne souffre pas la comparaison. Une fois, l'outil maîtrisé.
Pour ceux qui voudraient se frotter à un nouveau défi, le musée propose sur son site internet de repasser le certificat d'étude. Plus exactement de tester ses connaissances sur un sujet traité lors du fameux examen tant redouté. Ce mois-ci, il s'agit d'un sujet d'histoire : qu'est-ce que l'Édit de Nantes ? Par qui fut-il signé ? À quelle date ? Par qui fut-il révoqué ? En quelle année ? Quelles furent les conséquences de cette révocation ? Deuxième thème : l'oeuvre de l'assemblée Nationale Constituante. Réponse à envoyer sur le site du musée.
Bretagne, pays d'image
Pour continuer la découverte de l'école d'autrefois, la visite se poursuit à l'étage avec une exposition sur l'histoire scolaire. Des manuels d'époque, aux uniformes et certificat d'études, tout y est. Mention spéciale pour la reconstitution grandeur nature du logement de l'institutrice Marie heurté, hébergée autrefois au-dessus de la classe.
Le musée accueille aussi une exposition temporaire Bretagne, pays d'image, qui permet de voyager dans la région, grâce aux images des manuels scolaires. Des livres d'école qui ont participé à la diffusion d'une certaine vision de la Bretagne. Pour petits et grands, de nombreuses autres activités sont proposées, telles que des pages d'écriture au porte-plume et à l'encre violette, des expériences scientifiques ou encore des jeux dans la cour, le jeudi après-midi. Décidément, à Trégarvan, c'est l'école buissonnière à l'envers.
Pratique. Musée de l'école rurale, 29560 Trégarvan. Ouvert tous les jours de 10 h 30 à 19 h. Adulte plein tarif : 4 €, enfants : 2,30 €. Tél. 02 98 26 04 72. www.musée-ecole.fr
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| vendredi 22 août 2008, a 22:08 |
| Hist-infos. |
Actualité Débat L'armée pourvoyeuse de chefs d'etat ? Publié le 21/08/2008 07:00 par Q. Oran
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Photo : Algérie (Continental News)
Au moment où la Mauritanie semble renouer avec le cycle révolu des coups de force et suite à la «passe d'armes» dans la presse nationale, entre des citoyens Algériens**, notamment autour du thème concernant l'Armée, j'expose dans cette modeste contribution, une analyse des rapports de l'Armée-singulièrement de sa haute hiérarchie- au Pouvoir avec en filigrane la question de savoir si celle-ci est bien la matrice pourvoyeuse des chefs d'Etat algériens et, conséquemment, dans quelle mesure il serait possible de prétendre qu'elle s'en tient et se tiendra à une stricte «neutralité» lors de la prochaine élection présidentielle d'avril 2009 ? A plusieurs, nous pourrions sans doute aboutir à l'élaboration d'une théorie générale du pouvoir afin de caractérisation du système politique algérien qui a sérieusement besoin d'évolution. A cet égard, si l'apolitisme semble être l'une des principales caractéristiques des armées européennes occidentales (celles des régimes à démocratie populaire avaient conservé des prérogatives non négligeables, nonobstant la prééminence affichée des partis uniques d'alors), tel n'est pas le cas dans les pays dits du tiers-monde où l'institution militaire demeure une force politique souvent mêlée aux tâches de développement économique dans une triple perspective : fournir à l'Armée des occupations pour éviter d'avoir une armée désoeuvrée qui se livrerait à des intrigues politiques, l'intégrer dans la nation en l'associant à l'effort de développement national et amortir son coût exorbitant (souvent, les armées du tiers-monde sont qualifiées de budgétivores)***.
En Algérie, la lutte de Libération nationale a suscité une organisation militaire en vue de l'Indépendance. D'armée insurrectionnelle, l'Armée de libération nationale (ALN) est devenue conventionnelle : Armée nationale populaire (ANP). C'est ainsi qu'au lendemain de l'indépendance nationale, soudée autour du groupe d'Oujda, l'état-major général - en sa qualité de direction militaire - s'est affirmé comme force politique et s'est retrouvé au sein du Conseil de la révolution dès le 19 juin 1965 (et plus tard au BP du FLN, alors parti unique). En effet, la lutte armée a exigé la mise en place d'une organisation hybride à vocation politico-militaire (le FLN-ALN) qui a perduré au lendemain de l'Indépendance ; ce qui a d'ailleurs fait dire à Ben Bella : « La reconversion de notre appareil politico-militaire est indispensable Nous devrons faire la distinction entre le parti et l'Armée ».
Les questions de la place de l'Armée dans la société et son rapport au pouvoir politique furent ainsi posées. Ce qui n'était pas une mince affaire dans la mesure où pour Boumediène, alors principal responsable de l'Armée, celle-ci avait une double mission : défense de l'intégrité du territoire national et participation au développement du pays. Aussi, pour ce dernier : « Aucune révolution réelle n'est réalisable sans la présence d'une armée d'origine populaire, d'idéologie révolutionnaire, alliée des masses laborieuses ». De même, dira-t-il : « Comment entreprendre une révolution socialiste d'une manière radicale dans un pays en voie de développement en s'appuyant sur les lois de la bourgeoisie et sur une armée réactionnaire ? ». L'Armée se veut donc d'essence populaire, thèse reprise par la Charte nationale et consacrée par la Constitution de 1976.
Au plan politique, des officiers supérieurs ont occupé depuis des postes importants : ministres, walis, PDG de sociétés nationales Pour mémoire, la même situation a été suscitée dans l'Egypte du temps de Nasser. Il est vrai cependant que la conquête du Pouvoir par l'Armée des pays du tiers-monde (Amérique latine et Afrique notamment) s'est souvent effectuée sous le couvert de coups d'Etat ; l'avènement du pouvoir militaire (immixtion dans la vie politique) s'effectue d'évidence à l'encontre de l'ordre constitutionnel établi (l'actualité mauritanienne emble le confirmer, quoique qu'en en disent ses promoteurs). Ce faisant, l'institution de l'Armée monopolise le pouvoir qu'elle exerce soit directement en s'improvisant structure gouvernante, soit par l'entremise d'hommes-liges pressentis dans la société civile à seule fin de ne pas se mettre en avant, le Pouvoir étant en apparence exercé collégialement mais, en fait, un primus inter pares s'impose le plus souvent.
Historiquement, si la lutte armée algérienne pour l'indépendance nationale était l'objectif visé par les « hommes historiques » (Aït Ahmed, Ben Bella, Ben Boulaïd, Bitat, Boudiaf, Ben M'hidi, Didouche, Khider et Krim) par la mise sur pied du FLN, l'ALN en constituait la branche militaire ; celle-ci fut d'abord une organisation conduite par cinq colonels à raison d'un par wilaya, chacun étant assisté de trois commandants chargés respectivement des questions politiques, militaires, liaisons et renseignements. Le Congrès de la Soummam, qui s'est tenu le 20 août 1956, s'est doté de deux organes de direction nationale : le Conseil national de la révolution algérienne (CNRA) et le Comité de coordination et d'exécution (CCF) ainsi que d'une plate-forme politique. Au cours de ce congrès, trois principes directeurs ont été, en vain, affirmés : direction collégiale, primauté de l'intérieur sur l'extérieur et primauté du politique sur le militaire. Toutefois, le triumvirat militaire (Krim, Ben Tobbal et Boussouf), membres du CCE, va graduellement s'imposer comme chef de la Révolution algérienne à partir du début de l'année 1957, notamment après la décision de transfert du CCE d'Alger à Tunis.
En outre, la direction du FLN-ALN va être incarnée par ce triumvirat à la suite de l'arrestation des « hommes historiques ». Ces mêmes hommes vont décider, le 19 septembre 1958, de la création d'un gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) dans lequel ils détiennent des postes-clés (1). A cette période donc, le centre de pouvoir se trouvait déjà entre les mains d'une direction tripartite composée de militaires. Toutefois, sous l'impulsion de deux facteurs, le paysage politique va se transformer davantage dès lors même qu'une véritable « armée des frontières » va se constituer après la création de deux états-majors, celui de l'Est à la frontière tunisienne et celui de l'Ouest à la frontière marocaine. Face à cette « armée des frontières » (armée classique structurée, entraînée, équipée et disciplinée), « l'Armée de l'intérieur » composée de « paysans maquisards » se révéla de faible poids dans la lutte pour le pouvoir d'autant plus que la lutte d'influence au sein de la direction militaire elle-même allait contribuer au déplacement du centre du pouvoir. Jusqu'ici, l'Armée algérienne des frontières était constituée de deux commandements des opérations militaires (COM). De leur unification résulte l'état-major général des armées dont la direction a été confiée à Boumediène, «protégé», dit-on, de Boussouf. Désormais, même si l'Armée ne mena pas une politique autonome par rapport aux structures politiques existantes (GPRA, CCE, CNRA), aucune décision importante n'a pu être prise sans elle. Une armée en réserve stratégique était devenue instrument d'influence. Peu à peu, s'étant coupée des politiques, elle est devenue une force politique à part capable d'agir d'une manière autonome; ce qui se confirma au lendemain des accords d'Evian conclus le 18 mars 1962, le CNRA et le GPRA n'ayant pas été à même de présenter une direction solide et homogène. A cet égard, après la crise politique qui secoua l'Algérie au lendemain de l'Indépendance, on a pu observer que Ben Bella ne s'était pas véritablement rallié l'Armée car cette dernière a sans doute conçu une stratégie politique en vue de la conquête du pouvoir dont il se révéla être un élément.
S'affirmant progressivement, cette stratégie a permis à l'Armée des frontières de se renforcer par sa transformation en Armée nationale populaire (ANP). L'Armée de l'intérieur fut absorbée par celle-ci. S'imposant au fur et à mesure, sous l'impulsion du « groupe d'Oujda », l'Armée fut amenée à jouer un rôle prépondérant dans les orientations nationales, notamment en détenant des postes-clés sous le gouvernement de Ben Bella (2). En conséquence, le coup d'Etat du 19 juin 1965 semble s'inscrire dans la droite ligne de la volonté de l'Armée de prendre le pouvoir, car étant la seule force organisée dans une vie politique quasi anarchique, elle pouvait donc prétendre à l'exercice du pouvoir. En effet, s'étant dotée de tous les éléments d'un pouvoir d'Etat autonome, l'Armée devint l'armature du régime. Il semblerait même qu'elle ait été hostile à toutes les initiatives de la base (notamment à l'autogestion), et s'affirma comme étant plutôt favorable à l'instauration d'un capitalisme d'Etat qui fut qualifié officiellement de « socialisme spécifique ».
L'Armée, structure gouvernante
Le pouvoir conquis, l'Armée -et plus précisément sa fraction dirigeante- entreprit l'édification d'un appareil d'Etat en vue d'asseoir son régime. Ainsi, d'instrument révolutionnaire transformé en soutien stratégique, l'Armée algérienne n'a cessé depuis 1954, à travers plusieurs mutations, d'assurer les assises du système politique (3). Pour ce faire, la direction de l'Armée va se révéler être une véritable structure gouvernante, les cadres de l'ANP se répartissant, semble t-il, en trois groupes: les officiers formés par l'Armée française (environ 250 officiers) ayant rejoint la cause du FLN après le déclenchement de la guerre de Libération nationale, les anciens chefs des maquis de l'intérieur -très actifs politiquement et contrôlant de nombreuses régions militaires- et les jeunes officiers formés en Egypte et dans l'ex-URSS qui constituent sans doute le gros des cadres mais absents des postes politiques de l'Armée et de l'administration(4).
En conséquence, le système politique algérien a longtemps reposé en apparence sur l'unité du parti qui est investi d'un rôle politique en sorte que l'ANP a vu ses fonctions de service public de la défense exaltées, mais s'est vu privée de tout rôle politique (5). En réalité, même les textes officiels lui assignent une fonction qui dépasse celle de « la défense du pays », ainsi l'article 82 de la Constitution de 1976 dispose que « l'Armée nationale populaire, instrument de la révolution, participe au développement du pays et à l'édification du socialisme ». En outre, selon la Charte nationale, l'Armée algérienne constitue un bras solide dans la bataille du développement économique et social du pays (6). En effet, conçue en tant que structure gouvernante, l'Armée algérienne -voire sa direction-, incarnée alors par le Conseil de la révolution jusqu'au 4e congrès du FLN tenu en 1979, a des intérêts spécifiques à défendre, comme chacune des institutions du pays. De fait, une observation attentive montre que les officiers politiciens se partagent les postes-clés de la fonction gouvernementale et sont par conséquent les titulaires du pouvoir réel (7).
Ainsi, composé dans sa quasi-totalité de militaires, le Conseil de la révolution s'est attribué les postes importants au sein de l'Etat. D'autres militaires influents se sont vus soit confier des postes de responsabilité à la tête d'entreprises publiques, soit accorder des prêts importants pour la création d'entreprises privées (8). C'est, dans ces conditions, que de la primauté du parti sur l'institution militaire on est passé à la suprématie de celle-ci à celui-là. De fait, une fois l'indépendance acquise, objet de la lutte de libération nationale, la direction de l'Armée s'est trouvée placée en position de prendre le pouvoir, de bâtir l'Etat et l'ensemble des institutions y afférentes et d'affirmer l'idéologie qui gouvernera la nation. En accédant au pouvoir, suite aux griefs soulevés à l'encontre des gouvernements civils, la hiérarchie militaire a institué un système politique adapté, selon ses promoteurs, aux exigences du développement considéré comme la priorité des priorités. En outre, les militaires au pouvoir procèdent à la constitutionnalisation de celui-ci selon un processus désormais classique : promulgation d'une Constitution suivie d'élections présidentielle et législative. Toutefois, la personnalisation du pouvoir (vouée aux gémonies par la déclaration du 19 juin 1965), par la concentration des fonctions gouvernementale, législative et partisane et la préférence pour le présidentialisme sont la tendance générale observée dans les Etats du tiers-monde, l'Algérie n'ayant pas échappé à ce schéma. Ainsi, de facteur de développement, la direction de l'Armée tend à devenir mutalis mutandis, une caste à part en détenant le pouvoir à la fois politique et économique. Le cas de l'Egypte est probant à cet égard. Anouar Abdel Malek a pu observer que, dès 1955 (date à laquelle Nasser et ses compagnons s'engagèrent dans la vie politique), l'Egypte était devenue une « société militaire» (9).
Aussi loin de parvenir à l'efficacité en vue du développement, les directions militaires des Etats du tiers-monde étendent-elles leurs privilèges corporatifs (budget, traitements et équipement). Ayant acquis un statut social élevé, eu égard notamment à la part importante du revenu national qu'elles s'octroient, elles révèlent en partie le pourquoi des coups d'Etat opérés. Le processus historique ayant permis l'accession de l'Armée au pouvoir a fait de celle-ci une structure gouvernante. Aussi pendant longtemps, ne sera-t-il pas question d'une Armée apolitique contrôlée par les civils, même si, avec le recul du temps, la trajectoire de l'Armée apparaît comme le fruit d'une volonté claire dès l'origine d'opérer cette reconversion (de l'appareil militaire) et de la faire servir au soutien du pouvoir (10). Cette situation s'est davantage renforcée depuis le 19 juin 1965. Depuis le Conseil de la révolution et l'institutionnalisation du régime de Boumediène, le rôle de l'Armée devint prééminent et sa primauté sur le politique devint une réalité concrète. Aussi, si pour le Pouvoir, les militaires de haut rang ne devraient pas apparaître comme un corps de privilégiés, il faut relever que « son état de puissance modernisante lui confère aussi une situation à part. A la longue, une caste inconnue jusqu'ici, parce que le mythe unificateur national reste fort, pourrait se constituer » (11). D'aucuns ont pu observer que ses coopératives constituent, dans leur ensemble, la première entreprise d'Algérie par le nombre d'employés et la seconde par le chiffre d'affaires, après la Sonatrach (12). Dans ces conditions, il peut paraître que l'Armée soit le groupe le mieux organisé ayant des intérêts spécifiques, étant précisé, par ailleurs, que la classe politique algérienne fut également composée de moudjahidine ayant occupé des postes comme récompense pour leurs efforts au combat pour la libération nationale. A cet égard, la volonté du ministre de la Défense nationale, en la personne de Houari Boumediène, a été de construire une armée moderne par l'encouragement des jeunes professionnels et par la formation technique des anciens moudjahidine.
De même, on peut observer que le régime de la Constitution de 1963 leur aménagea une place dans les nouvelles institutions de la jeune République ; ainsi « la liste des 196 candidats à l'Assemblée nationale comprenait 72 membres de l'ALN, choisis par l'état-major et les wilayas (7 colonels, 25 commandants, 25 capitaines, 12 lieutenants, 5 soldats) ». Quoiqu'il semblerait que le Congrès de 1964 ait vu « une ANP assiégée et défensive qui s'organisait pour protéger ses intérêts ». Plus de 200 des 1700 délégués étaient des officiers. Leur position était négative, car les «thèses» de la commission préparatoire comprenaient la subordination de l'Armée au parti, le développement du rôle social du militaire et la formation par l'ANP de la «contre-armée» du parti, la milice » (13). Cependant, après « la professionnalisation » des officiers, l'Armée se serait déchirée en factions sociopolitiques de la même façon que celles qui existaient déjà au sein de la société algérienne. Aussi, si durant la période de 1962-65 il n'y a pas à proprement parler de «bloc hégémonique au pouvoir », le coup de force opéré le 19 juin 1965 est interprété comme la domination de la haute hiérarchie militaire sur les appareils d'Etat. Avec la mise en oeuvre de la politique économique algérienne de 1966-67 à 1975-78, celle-ci a investi les appareils étatique, partisan et économique; ce bloc au pouvoir ayant été sous direction militaire. C'est ainsi que l'Armée a pu apparaître comme hétérogène « dans sa position dans les rapports de production - d'où la nécessaire unification et conciliation d'intérêts entre le bourgeois privé, le bureaucrate du parti, l'officier de l'Armée et le technocrate des sociétés nationales - mais comme homogène dans la poursuite de ses intérêts lesquels se rapportent tous à la formation de la valeur. Celle-ci se constitue au détriment des travailleurs dans le secteur privé et au détriment de la rente énergétique dans le secteur public » (14). Dès lors (après le décès du président Boumediene et le choix opéré par la haute hiérarchie militaire sur l'un de ses hauts gradés), s'appuyer sur la « principale force organisée » du pays fut l'occasion pour Chadli de procéder à des nominations importantes de l'appareil de l'Etat ; ainsi, en octobre 1984, la remise des grades à des officiers supérieurs promus du titre de colonel à celui de général, parmi lesquels deux hommes-liges du Président, tous deux alors membres du BP du FLN : Mostefa Benloucif au poste de secrétaire général du ministère de la Défense nationale avec le grade de général major (sa chute se termina par un procès qui se voulut exemplaire) et Rachid Benyellès (candidat à l'élection présidentielle d'avril 2004 ayant retiré sa candidature).
Dans la foulée, l'état-major général fut remis sur pied après avoir été dissous par Boumediene, suite à la tentative de renversement opérée par le colonel Tahar Zbiri en décembre 1967. De la même manière, en vue de professionnaliser l'Armée, une instance centrale fut créée afin de réduire le pouvoir des commandants des régions militaires. Dans le même temps, la coopération militaire avec l'Europe fut revue, l'Algérie dépendant alors beaucoup de l'ex-URSS ; ainsi, des commandes d'armement furent passées à des industriels américains en 1984 et évaluées alors à 50 millions de dollars, à des Italiens pour l'achat de petits bâtiments navals et véhicules pour la gendarmerie, aux Allemands de l'Ouest pour des équipements destinés à l'Armée de terre et à la marine, aux Canadiens pour des systèmes électroniques aéronautiques. Quant à la France, elle a bénéficié du maintien d'une mission d'assistance technique permanente (en 1970, il y avait 300 à 400 conseillers militaires français en Algérie), ainsi que d'un projet d'un système de contrôle radar pour la surveillance aérienne des principales zones stratégiques du territoire algérien pour un montant à hauteur de 5 à 10 milliards de francs (15).
Le retrait annoncé du pouvoir
Suite aux graves incidents qui eurent lieu à Sétif et à Constantine en novembre 1986, le chef d'état-major, le général Mostefa Benloucif, démissionna officiellement pour des raisons de santé après avoir été, semble-t-il, en conflit avec Rachid Benyellès, alors secrétaire général du ministère de la Défense nationale. Ce fut Abdallah Belhouchet, général major, membre du BP du FLN et vice-ministre de la Défense, qui lui succéda. Ces incidents inaugurèrent, en quelque sorte, ceux d'Octobre 1988. Aussi, après la promulgation de la Constitution de 1989 introduisant le pluralisme, le colonel Rahal, alors directeur du commissariat politique de l'ANP, déclara que l'Armée ne saurait « s'impliquer dans le jeu complexe des tendances », indiquant qu'elle est une « force au service du seul pouvoir légal » (16), on pouvait donc en conclure qu'elle cessait d'être, comme le notait le texte fondamental algérien « le bouclier de la Révolution » et participant, à ce titre, « au développement du pays ». Désormais, sa seule mission était donc la défense nationale. Elle ne manqua pas, toutefois, d'assurer à plusieurs reprises une mission de sauvegarde de l'ordre public, tâche classique dévolue aux services de police.
Suite aux « événements » d'Octobre 1988, Chadli Bendjedid se sépara des officiers qu'il jugeait sans doute gênants, en nommant certains d'entre eux ambassadeurs, dont Liamine Zeroual. Probablement du fait de la remise en cause de l'idée de « socialisme » dans les pays de l'Est et dans les pays du tiers-monde ayant opté, de façon « spécifique », pour ce projet idéologico-politique, des mutations furent opérées. Ainsi, le grand débat ouvert porte sur la dépolitisation de l'Armée, celle-ci ne voulant vraisemblablement plus arbitrer les conflits d'ordre politique entre leaders, qui plus est dans le cadre d'une situation socio-économique devenue difficile. En tous les cas, en Algérie, l'Armée demeura le passage obligé et incontournable en vue du règlement des situations difficiles. Ainsi, après la destitution/démission de Chadli Bendjedid, force est de constater qu'elle fut au premier rang, loin du rôle de grande muette. Dans ces conditions, faut-il croire au « réflexe corporatiste » et à la défense de ses privilèges dans la mesure où « pour acheter à l'étranger un arsenal performant, il leur faut garder le contrôle sur le pétrole qui fournit les devises nécessaires » (17).
Toujours est-il que, sans doute jusqu'à ce jour, des militaires de haut rang restent influents dans la sphère politique ; ainsi, Khalèd Nezzar dont on dit qu'il fut le principal artisan de la chute de Chadli et de l'»intronisation de Boudiaf». En toute vraisemblance, il a figuré parmi les hommes les plus en vue de la vie politique algérienne avec les généraux Larbi Belkheir (ministre de l'Intérieur sous Chadli et Chef de cabinet de Bouteflika) et Mohamed Mediène (Chef des Services de sécurité). Il semblerait, en tous cas, que beaucoup d'officiers soient acquis à l'idée de modernité, le regard tourné vers l'exemple des armées turque et portugaise qui sont arrivées, bon an mal an, à «normaliser» le fonctionnement des institutions politiques.
C'est ce que laisse entendre le colonel Ali Kafi, alors à la tête du HCE, dans un discours prononcé devant les cadres du ministère de la Défense nationale ; il évoqua le souci du HCE de «remettre les responsabilités du pays et sa direction à une nouvelle génération qui aspire à ces responsabilités, dans le cadre d'une nouvelle stratégie de renouvellement du projet national», l'ANP étant «une armée républicaine et légaliste» (18). De même, le journal «El Djeïch» publia un article du général Touati soulignant «la fracture historique de la société algérienne». Aussi, celle-ci «est sérieusement interpellée sur l'option à prendre quant à son avenir». Citant l'exemple du Mexique, de la Belgique et du Portugal, il indique que «Les institutions militaires ont été les points d'appui de mutations historiques», l'Islam demeurant «une référence de progrès civilisationnel...une source d'identité...» (19).
Il est vrai que lorsque Nezzar démissionna à son tour, il fut remplacé, en juillet 1993, par Liamine Zeroual -général civil- à la tête du ministère de la Défense nationale (MDN). Ainsi, «le départ du général-major Khalèd Nezzar est interprété avant tout comme un geste politique en direction de l'ensemble des hommes du sérail, ceux qui ont politiquement et économiquement mis à genoux le pays» (20). Selon «Algérie-actualité», seules des considérations d'ordre médical l'obligent à s'écarter de l'action sur le terrain» (21). En tout état de cause, le poste de MDN reste si important qu'il est à peine exagéré de dire qu'il détermine la vie publique algérienne. En y accédant, Zeroual a sans doute franchi un pas décisif vers sa désignation à la magistrature suprême, à la suite de Chadli Bendjedid porté alors démissionnaire.
Suite à la démission de Zeroual en plein mandat, feu M'Hamed Yazid -qui se définissait comme «démocrate, républicain et moderniste»- a pu penser qu'il faut «éliminer» du marché politique les gens de sa génération ; il a eu également ces mots : «Le discours du président Zeroual est au fond une abdication de chef d'Etat en faveur du collège électoral algérien et d'une déclaration d'impuissance, de renonciation à la magistrature suprême... Une incapacité politique qui trouve sa raison dans l'absence d'une moralité d'Etat et, sur ce plan, nous sommes en présence d'un pouvoir amoral» (22). Bouteflika, qui fut considéré comme le candidat de l'Armée lui succéda. En tout cas, Khaled Nezzar indique qu'il l'a été parce que la hiérarchie militaire l'a appuyé (23).
In fine, il appert bien que la haute hiérarchie militaire a influé sur les décisions politiques de l'Algérie et singulièrement quant au choix des hommes promus à la tête de l'Etat. Dans ces conditions, nonobstant sa neutralité annoncée lors de l'élection présidentielle de 2004, il est vraisemblable qu'aucun candidat de poids ne pourra sérieusement prétendre à la magistrature suprême sans l'aval et l'appui discret ou direct de celle-ci. En effet, en l'état actuel des choses, il s'avère peu probable que la prochaine élection à la magistrature suprême soit différente des précédentes élections du même type. La question mérite d'être posée : le prochain président à élire en avril 2009 échappera t-il à la règle ? Il est vrai, quoi qu'il en soit, qu'entrer dans le club fermé des démocraties, par le jeu de l'alternance au pouvoir, ne pourra s'opérer que dans le cadre d'une élection libre et loyale par la neutralité et de l'institution de l'Armée et de sa haute hiérarchie, et de l'Administration souvent ressentie, à tort ou à raison, comme un appendice de l'exécutif. Quelques mois nous séparent de cette échéance qui ne manquera pas de nous affranchir quant à notre légitime interrogation. En tout état de cause, des réformes d'Etat urgentes et sérieuses sont à méditer (24).
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| vendredi 22 août 2008, a 14:27 |
| L'air de notre temps : " tout le monde s'emporte." |
La présentatrice du journal de France 2 s'excuse pour un juron
AFP - Vendredi 22 août, 11h17
PARIS (AFP) - La présentatrice du journal de 20H00 de France 2, Françoise Laborde, a présenté ses excuses jeudi soir en fin de journal pour un juron lancé à l'antenne.
Françoise Laborde a présenté ses excuses pour un journal "un peu bousculé", avec notamment la diffusion de reportages, réalisés à Paris et en Afghanistan, sur les soldats français récemment tués en opération dans ce pays.
En début de journal, à l'issue d'un reportage, et à un moment où elle se croyait visiblement hors antenne, François Laborde, filmée en direct, avait lancé, s'adressant à quelqu'un hors champ: "Pourquoi vous ne m'avez pas prévenu, putain!".
Elle avait enchaîné aussitôt, sans hésitation, sur la suite des informations.
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| vendredi 22 août 2008, a 12:44 |
| News : être de culture berbére |
Culture Berbère
le samedi 3 décembre 2005 de 10h à 11h
samedi 3 décembre 2005, par jamal TOUATI
Ballades mélodique et poétique dans l'univers berbère.
La culture berbre est une composante part entire des cultures mditerranennes. Comme toutes les cultures orales, elle nous a t transmise travers les contes, la posie, les chants...
Etre de culture berbre au 21me sicle veut dire, tout simplement faire dcouvrir, transmettre, promouvoir... partager avec toutes et avec tous l'essence de cette culture.
Andalouce est une mission culturelle et citoyenne de Divergence-FM, axe principalement sur la Mditerrane et pronant les mtissages entre les cultures.
Elle tente, avec toute modestie et travers les ondes, avec les auditrices et les auditeurs de raliser des rencontres avec cette culture si longtemps ignore, voire marginalise.
Cependant, promouvoir une culture ne veut pas dire dire s'identifier uniquement elle car la Culture est par dfinition ouverte, multiple et universelle.
La chanson comme la posie sont des valeurs universelles par excellence. Et c'est le moyen qu'a utilis Andalouce pour cette premire mission, de la saison 2005-2006, consacre entirement la culture berbre.
Et pour accompagner les auditrices et les auditeurs, nous avons invit Terna HAJJI, prsidente de l'association Franco-berbre Montpellier.
Nous avons abord avec Terna plusieurs sujets, parmi lesquels :
- les objectifs gnraux de son association,
- Yennayer : le nouvel an berbre,
- la manifestation culturelle, programme le samedi 14 janvier la Maison Pour Tous Lon Lagrange, pour fter l'an 2956 du calendrier berbre.
Au cours de l'mission, Andalouce et Divergence-FM ont propos une ballade mlodique dans l'univers berbre l'aide de chansons extraites du rpertoire berbre marocain de Souss (Tachelhit), du Moyen Atlas (Tamazight), du Rif (Tarifit) et du rpertoire algrien de la Kabylie.
La posie berbre a t aussi l'honneur avec une lecture d'un pome de Slimane AZEM. Slimane AZEM, pote et chanteur kabyle, est n le 19 septembre 1918 Agoni Ggeghran et mort Moissac (Tarn et Garonne) le 28 janvier 1983. Arriv en France ds 1937, il entame une immersion prcoce dans les tourments de l'exil. Sa premire chanson : a Mh a Mh consacre l'migration parat ds le dbut des annes 1940, elle servira de prlude un rpertoire riche et vari qui s'tend sur prs d'un demi-sicle.
Et voici des extraits du pome de Slimane Azem dclam par Terna Hajji.
ESPACE CLOS
Notre sicle est fait d'impasses,
Tel un pion prisonnier,
Tu ne peux ni avancer,
Ni reculer sans hsitation
Dmuni est qui ne sait
Jouer aux checs,
Quoi qu'il fasse,
Il se trouve encercl,
De ci, de l, a ou l,
O il va, il est prisonnier...
Andalouce et Divergence-FM sont partenaires de la manifestation du 14 janvier organise par l'Association Franco-berbre pour celbrer Yennayer, l'an 2956 du calendrier berbre.
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| jeudi 21 août 2008, a 23:00 |
| France : fait divers |
Le long calvaire du séquestré de l'autoroute
Témoignage. Victime d'un car-jacking suivi d'une séquestration, Joseph Pedarros, raconte sa folle soirée passée sous la coupe de son agresseur, entre Balma et l'A 62.
Recueillis par Frédéric Abéla | 21 Août 2008 | 08h39
Joseph Pedarros : « Je ne lui ai pas montré que j'avais peur même si au fond de moi je pensais qu'il allait me tabasser. » Photo DDM, Didier Pouydebat
«Cela peut arriver à tout le monde. Mais je ne souhaite à personne de vivre ce genre de cauchemar ». Joseph Pedarros est un rescapé. Un miraculé revenu tout droit de l'enfer. Ce père de famille sans histoire de 59 ans, ancien employé dans le bâtiment, coulant des jours paisibles à Bonrepos-Riquet se souviendra longtemps de sa soirée du 15 août. Séquestré dans sa propre voiture par un homme armé d'un couteau qui le menaçait de le tabasser à chaque instant, il a réussi à lui fausser compagnie sur une aire d'autoroute après deux heures d'un long calvaire se demandant s'il allait un jour revoir sa famille. « J'ai tout fait pour ne pas envenimer la situation, en essayant de le calmer et de le rassurer quand je voyais qu'il voulait me frapper. »
Sauvé par la jauge
Tout bascule vendredi soir vers 21 h 30. Joseph fait le plein d'essence de son Autobianchi dans une station-service, à Balma. « D'un coup, j'ai vu ce gars surgir derrière les arbres. En masquant sa voix, il me demande de le conduire à la sortie de Toulouse, en direction de Bordeaux. Je ne voulais pas l'emmener aussi loin car ce n'était pas ma direction. Je lui ai proposé de le laisser vers la grande surface Auchan, à Gramont. » Le ton monte et l'agresseur sort un couteau oblige | |