| dimanche 31 août 2008, a 12:08 |
| Article : après la fête |
KABYLIE La fête est finie 31 Août 2008 - Page : 10 Lu 811 fois
«Nous n'avons pas l'euro mais nous avons fait une fête digne de celles des rois.»
Chaque été, les villages de Kabylie renouent avec l'ambiance des fêtes en tous genres. Après des mois de monotonie et de silence, la vie reprend de plus belle, l'espace d'un été. De toutes les collines fusent les sons, rythmés de fortes bandes sonores et les airs de la ghaïta, des formations de tambourins, couplés aux youyous sporadiques mais fortement symboliques des femmes. Tandis que les journées sont réservées aux klaxons et les longs cortèges pompeux, les nuits sont, quant à elles, destinées aux fiestas, aux sorties des Idhebbalen et de la folie dansante des disc-jockey. Dans cette ambiance festive, d'autres réalités font leur apparition. Est-ce vraiment la joie totale qui règne dans les familles qui organisent ces fêtes? En fait, elles ne baignent pas totalement dans la joie et la liesse. En discutant avec les membres de ces familles et les invités, nous avons constaté qu'au-delà de la façade, il faut mettre un bémol. La joie n'est pas totale. La tradition, le désir de faire bonne figure et la jalousie unifient les pratiques et font que les fêtes se ressemblent comme des gouttes d'eau. Tout le monde se doit de faire comme tout le monde. Les vieux se souviennent encore et racontent avec nostalgie les fêtes d'antan. Du temps où les villages kabyles n'étaient pas ouverts aux véhicules et aux autres moyens de la vie moderne, les mariées étaient transportées sur des mulets et des chevaux de race pour les plus nantis. Pendant les cérémonies, les invités, autrefois, aussi nombreux, avaient droit à des spectacles que les générations actuelles ne connaissent que par la télévision qui montre les images venues d'autres régions du pays qui gardent encore ces traditions. Les fantasias avec courses à cheval et tirs, suivies de youyous fusant de la maison organisatrice. Juste après, les hôtes assistent, bouche bée, aux joutes poétiques. Tous les villages de Kabylie avaient au moins un barde. Les vieilles femmes comme les hommes pouvaient participer à ces joutes oratoires. «Ce temps-là ne reviendra jamais», regrettera un vieil homme qui nous accompagnait en voiture dans un cortège. La présence ottomane pour sa part, a fini aussi par faire admettre, dans les fêtes, les formations de tambourins (Idhebbalen). Les courses à cheval s'éclipseront devant ce spectacle ambiant des quatre hommes habillés en blanc et chéchias rouges. Cette joie que les vieux trouvent, jusqu'à présent, meilleure, est aussi à nuancer. «Avant, le cortège n'était composé que d'hommes de préférence riches», nous dira le même vieil homme. Curieux de connaître la raison, il nous expliquera que s'il manquait un sou à la dot autrefois, la famille de la mariée se rétractait irrévocablement. Il y avait également, les bandits qui dépossédaient les gens durant le cortège. Les années ont passé, et les fêtes kabyles ont changé. Aujourd'hui, la même joie reste toujours traversée par l'angoisse.
Faire bonne figure Derrière les youyous, les sons de formations de tambourins, de la ghaïta et des fortes bandes sonores des disc-jockey, les familles ne baignent pas dans une joie totale comme l'on pourrait le croire. Aujourd'hui, une cérémonie de mariage ordinaire n'est pas à la portée de la bourse moyenne. Elle revient en moyenne à quelque trois cent mille dinars. Mais, bien plus ou bien moins, les familles doivent l'organiser au moins du montant de cette somme pour faire bonne figure. C'est bien avant la fête que des sommes faramineuses sont consenties par la famille. «Mêmes les cérémonies des fiançailles reviennent cher», nous affirmera Saïd, le frère du mari. La tradition oblige que la mariée soit dotée d'une parure en or qui coûte en moyenne 80.000,00DA ainsi que des cadeaux à chaque occasion comme l'Aïd. Pour la fête elle-même, la même tradition oblige qu'un boeuf soit égorgé, ou que l'équivalent en viande soit servi aux invités. Le plus profane en marché de bétail sait que ce dernier ne coûte pas moins de 80.000,00DA. A ces dépenses exorbitantes s'ajoute une panoplie de frais divers comme le disc-jockey qui s'élève à cinq mille dinars et la formation des tambourins qui ne se déplace pas pour moins de quinze mille dinars. Les quelques récalcitrants, qui ont voulu créer la surprise car il s'agit, à force de soumission à la tradition, de véritable surprise, sont tombés dans le piège des salles de fêtes. Les prix varient et diffèrent selon les prestations offertes mais, en général, ils tournent tous autour du prix du boeuf sacrifié à la tradition. Le pas vers la modernité est désormais fait. Les formations de tambourins sont détrônées par le disc-jockey. Les quelques fêtes qui sont programmées avec l'organisation des cérémonies comprenant les quatre vieux habillés en blanc et chéchias rouges, voient les invités tomber dans la morosité. Aucune ambiance de fête sans les milliers de décibels émis par le disc-jockey. Les bals dansants ont remplacé désormais les chants de la ghaïta et la percussion du tambour. Cependant, malgré l'entrée fulgurante de cette machine aidée grandement par la mutation de la chanson kabyle qui a viré totalement vers «le spécial fête», il existe encore des récalcitrants. Le débat, chaque été, fait rage dans tous les villages. Les «anti-disc jockey» s'affrontent en diatribes avec les défenseurs de la machine moderne quotidiennement et même durant les fêtes. Il est notoirement connu que de très nombreuses fêtes ont tourné à la bagarre à cause de cela. Tandis que certains ont admis que les familles, hommes et femmes, puissent danser ensemble, il en existe d'autres qui ne ménagent aucun effort pour «faire régner l'ordre», quitte à en arriver aux poings. «Que chacun danse avec sa famille, où est le problème?», s'interrogera Amar qui considère, par ailleurs, que nous ne sommes modernistes que par la parole. Les gens qui s'affrontent sur l'opportunité de recourir au disc-jockey s'accordent, toutefois, sur un point qui est de taille. En effet, il demeure encore beaucoup de familles qui mettent le son de cette puissante machine à fond pendant toute la nuit. «Vous appelez modernité le fait d'empêcher les gens à des dizaines de kilomètres de dormir jusqu'à l'aube?», s'interroge Saïd par une virulente diatribe contre les partisans du disc-jockey. «Dans les pays réellement modernes, vous seriez tous en prison pour tapage nocturne», conclura-t-il d'un air visiblement irrité. Dans la foulée des phénomènes balayés par «le spécial fête», figurent les chanteurs des années quatre-vingt. Ceux-ci et malgré leur domination de la scène des fêtes de mariage pendant longtemps, n'ont pas réussi à faire taire les quatre vieux hommes aux habits blancs et chéchias rouges. Bien au contraire, les gens n'ont plus recours à leurs services qui ont vu leurs prix augmenter, vu leur bref succès. Les artistes connus dans les années quatre-vingt dix chiffraient leurs tarifs pour quelques heures nocturnes à quatre-vingt mille dinars. Certains, nous signaleront aussi, remarque pertinente, la disparition des célébrations grand-public. Car en effet, jadis dans les fêtes même si ce ne sont que les invités qui ont accès aux prestations de restauration, tout le monde, pour le reste, pouvait assister aux galas offerts par les familles. Mais, la dégradation de la situation sécuritaire a vraisemblablement contraint les gens à se méfier des éventuels incidents fâcheux qui viendraient gâcher la fête.
Ce qui reste après le départ des invités Comme nous venons de le signaler, les frais exorbitants engagés pour faire «comme tout le monde» laissent, pour la majorité, un goût amer. Tandis que les familles les plus aisées se souviennent des bons moments passés dans l'ambiance d'un frère, d'un fils, d'un oncle qui s'est marié ou d'une mariée, les autres ménages tombent dans l'angoisse des dettes. «Nous n'avons pas l'euro mais, nous avons fait une fête digne de celles des rois», nous dira avec satisfaction un vieux qui refuse catégoriquement de voir même son prénom dans un journal. Ce phénomène des retraités, bien qu'il intervienne souvent pour alléger le poids d'un chômage galopant et d'un pouvoir d'achat catastrophique, s'avère âtre souvent un fausseur de nombreuses données. Cet argent qui rentre et qui n'est pas le fruit de la machine économique, empêche du moins sociologiquement les choses de se développer rationnellement. La situation économique devait jouer un rôle important dans les changements qu'ont connu les fêtes en Kabylie mais, ce n'est pas ce que nous avons constaté. Malgré les prix exorbitants des fête de mariage, les gens s'engagent corps et âme, quitte à se retrouver endettés. La force de la tradition contraint fortement les familles mais, ce n'est pas uniquement cela qui intervient. Faire bonne figure et s'aligner au même niveau que les autres, s'avère être un facteur tout aussi contraignant. Nous avons également retrouvé les traces d'une malformation sociologique qui biaise les données. Dans toute la panoplie des changements intervenus dans l'organisation de la société kabyle, il existe beaucoup de facteurs exogènes. Les phénomènes étrangers aux traditions de la région, jouent un rôle important dans son développement. C'est pourquoi, nous semble-t-il, les gens n'ont pas prise sur les changements qui interviennent au fil des siècles.
Kamel BOUDJADI : http://www.lexpressiondz.com
Source d'information : image d'illustration CHABLAIS importée du blog-lemonde.fr

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| dimanche 31 août 2008, a 11:48 |
| Rapport 2008 de RSF |
Rapport annuel 2008
L'organisation dresse le bilan de la situation de la liberté de la presse dans 98 pays Reporters sans frontières dénonce le manque de détermination des "défenseurs officiels" de la liberté de la presse et s'inquiète de violences probables contre des journalistes dans les mois à venir. L'organisation rend public son rapport annuel 2008, le 13 février.
Rapport annuel 2008
Dans son rapport annuel, rendu public le 13 février 2008 et disponible en intégralité sur son site www.rsf.org, Reporters sans frontières dénonce l'impuissance, la veulerie et la duplicité des "défenseurs officiels" de la liberté d'expression : "La couardise de certains Etats occidentaux, de grandes institutions internationales, nuit à la liberté d'expression, écrit Robert Ménard, secrétaire général de Reporters sans frontières dans un texte publié en préface de ce rapport. Le manque de détermination des démocraties à défendre les valeurs qu'elles sont censées incarner est inquiétant".
L'organisation pointe également du doigt la duplicité des Nations unies dont le Conseil des droits de l'homme, à Genève, a "capitulé face à des pays comme l'Iran ou l'Ouzbekistan". Et Reporters sans frontières s'inquiète de l'impuissance de l'Union européenne face à des "tyrans qui ne cillent pas face aux menaces de sanctions".
Dans l'introduction de son rapport annuel, Reporters sans frontières fait état de ses préoccupations pour l'année à venir, à commencer par les violences qui pourraient être commises contre des journalistes à l'occasion de scrutins d'importance au Pakistan (18 février), en Russie (2 mars), en Iran (14 mars) et au Zimbabwe (29 mars).
L'organisation de défense de la liberté de la presse exprime aussi son inquiétude quant au sort des journalistes qui couvrent les conflits en cours, notamment au Sri Lanka, dans les Territoires palestiniens, en Somalie, mais aussi au Niger, au Tchad et, bien sûr, en Irak, qui continue "d'enterrer ses journalistes chaque semaine ou presque".
Enfin, Reporters sans frontières proteste contre la censure qui touche les nouvelles formes de communication (images transmises par téléphonie mobile, sites de partages de vidéos sur Internet, réseaux sociaux en ligne, etc.) et revient sur la répression en Chine, objet de toute les attentions à la veille des Jeux olympiques. "Hormis le Comité international olympique, plus personne ne semble croire à un geste fort des autorités chinoises dans le domaine des droits de l'homme avant la cérémonie d'ouverture. Chaque journaliste libéré est immédiatement remplacé par un autre. (...) Il est à parier que les dissidents chinois ne seront pas à la fête, eux, pendant l'été", écrit l'organisation.
Ce rapport propose des analyses régionales sur la situation de la liberté de la presse en 2007 ainsi que des chapitres sur 98 pays, y compris les Etats membres de l'Union européenne et les Etats-Unis. A l'occasion de son lancement, Reporters sans frontières organise une conférence de presse à Washington, le 13 février, en présence de journalistes irakien, chinois, érythréen et pakistanais. Une seconde conférence de presse est organisée à Berlin avec des journalistes russe et zimbabwéen.
Traductions disponibles :
A LA UNE |
| 20 ans de photojournalisme
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| jeudi 28 août 2008, a 19:54 |
| Rentrée scolaire : études de cas. |

Comment se prépare la rentrée
Education. Mardi 2 septembre, ce sera le grand jour. Ils témoignent.
Sylvie Ferré | 28 Août 2008 | 14h49
Mardi 2 septembre, ce sera le grand jour pour des milliers de petits Tarnais. Une rentrée des classes, ça se prépare. Nous avons rencontré à quelques jours du grand rush vers les écoles, quatre acteurs: une maman de Lavaur, un directeur d'école à Castres, une professeur d'Anglais à Albi et une institutrice dans un village, Rouffiac.
Gérard Charpentier, directeur d'école à Castres: «Le 2 septembre, tout doit fonctionner »
Pour sa sixième rentrée à l'école élémentaire de l'Albinque, Gérard Charpentier ne fait pas dans la simplicité. Il va devoir diriger… deux écoles en même temps ! Deux établissements en un puisque les écoliers de l'Albinque vont accueillir ceux du hameau de Puech-Auriol, dont l'école fait l'objet actuellement d'un gros chantier de création de classes et d'extension.
Hier matin, le directeur castrais était déjà à la tâche. Un seul mot d'ordre : la vigilance. « Je dois veiller à ce que tout fonctionne le mardi 2 septembre. Je suis en train de finaliser l'accueil des 70 enfants de Puech-Auriol, qui a nécessité le transfert de 8 salles de classes sur l'Albinque 2. Dans l'ensemble, cela ne se passe pas trop mal pour assurer une bonne rentrée aux deux écoles, soit 350 enfants au total. Juste des petits problèmes de mobilier à régler. »
Ce mercredi, Gérard Charpentier a reçu des parents qui ont changé récemment de situation. Ils sont venus inscrire leur enfant ou signaler leur départ de la commune.
Autre souci pour le responsable : vérifier la bonne livraison des fournitures afin que tout soit opérationnel mardi, dès 8 h 30.
La rentrée officielle des instituteurs se fera la veille. Deux ou trois d'entre eux étaient déjà dans l'école hier pour se préparer. Ils ne tarderont pas à rencontrer leurs deux nouveaux collègues (après un départ à la retraite et un départ hors département).
« Si je compte les postes existants, soit 15 pour 11 classes ; si je prends en compte aussi le personnel du Réseau d'aides spécialisées aux élèves en difficulté (RASED), le personnel de nettoyage, les personnes qui interviennent dans les classes, les surveillants ou éducateurs sportifs, les profs d'EPS ou de musique, on arrive facilement à 45 personnes qui participent à la vie de l'école, analyse Gérard Charpentier. Chaque rentrée est différente. Gérer une école, c'est quand même une habitude pour moi qui affiche vingt-deux ans de direction d'école. »
Vivian Lundbye-Assié, enseignante: «J'ai cherché des idées pour les leçons»
Vivian Lundbye-Assié est professeur au collège Aristide Bruand à Albi. « J'ai commencé à préparer la rentrée dès fin juillet comme j'étais disponible à ce moment-là. J'avais regardé les listings des élèves et commencé à réfléchir aux cours, comme nous avons un nouveau manuel je l'ai consulté pour voir comment il fonctionnait. J'ai fait un peu de ménage dans mon ordinateur et j'ai passé beaucoup de temps à préparer les diaporamas pour les cours. J'ai cherché des idées pour les leçons, des façons ludiques de faire travailler l'anglais aux élèves pour bien démarrer l'année et se remettre dans le bain. Pour l'instant je ne suis pas encore retournée au collège, lundi nous avons une journée chargée pour la prérentrée, on a plusieurs réunions. D'abord tous les professeurs et la direction se réunissent pour discuter des projets d'établissement, des emplois du temps et pour fixer le calendrier scolaire ensuite nous avons des réunions par discipline où on parle des devoirs communs, du programme à respecter, des sorties intéressantes à programmer dans l'année, et enfin nous avons des réunions par classe où l'on parle entre professeurs de la discipline des élèves, des problèmes à éviter etc. La vie scolaire tient à nous réunir aussi pour reparler de la discipline ainsi que pour nous présenter les nouveaux collègues. En attendant la rentrée des grands mardi et celles des sixièmes mercredi, j'essaie d'établir la progression pour l'année, de réfléchir aux cours et aux dates d'évaluations en fonction des vacances pour que tout fonctionne bien. Je recherche aussi des correspondants pour les classes européennes. J'ai préparé quelque chose pour mardi pour la présentation des élèves ainsi que les cours de la première séquence, j'ai aussi mes cartes de tirages au sort pour les interrogations en début de leçon prêtes à l'emploi ! »
Béatrice, institutrice à Rouffiac : «Je m'y prends une semaine à l'avance»
Béatrice Habourdin fait partie de l'équipe éducative de la petite école de Rouffiac, près d'Albi. Avec Coralie Boissonade, la directrice, elles accueilleront deux nouvelles enseignantes, Amélie et Anne. Dans moins d'une semaine, c'est la rentrée. Et une rentrée, ça se prépare plusieurs jours à l'avance. Béatrice, qui a enseigné dans la Haute-Garonne avant de rejoindre le Tarn, amorce sa quatrième rentrée scolaire à Rouffiac.
« Chaque fois, c'est une aventure, confie-t-elle. Il faut avoir de l'énergie pour ne pas décevoir les élèves qui attendent beaucoup de nous. » Le jour J approche et Béatrice n'aime pas être prise au dépourvu. « J'aime bien m'y prendre une semaine à l'avance, au calme. Cela permet d'être plus serein et de mieux préparer la rentrée, d'avoir une vision plus générale de l'année scolaire qui va démarrer.
C'est bien de retourner à l'école. Ce que je vais faire aujourd'hui pour préparer ma classe, redisposer les tables et les chaises, les meubles, les tableaux. Je vais aussi en profiter pour rechercher de nouveaux documents pédagogiques. Soit à l'école, soit sur internet. C'est une mine d'or, on y trouve beaucoup d'idées, de nouvelles méthodes de lectures, par exemple, déjà utilisées par d'autres enseignants. C'est un lieu d'écoute et d'échanges très riche où chacun parle de ses expériences. »
Les enfants de Rouffiac comme tous ceux du primaire vont bénéficier de la semaine de quatre jours. Ils n'iront plus en classe le samedi matin. Reste maintenant à mettre en place les heures de soutien pour les élèves en difficulté. Pour l'heure, rien n'est encore décidé au sein de l'école et de la mairie pour les permanences. « On ne sait pas trop encore où on va et comment on va s'organiser », ajoute l'institutrice. L'équipe enseignante va aussi mettre à profit cette semaine de prérentrée pour caler ces nouveaux problèmes d'organisation pratique. En attendant, les petits rouffiacois ont déjà ressorti les cartables et préparé leurs fournitures pour leur rentrée. Ils vont même trouver un peu de changement à l'école. Mais c'est un secret. P.S.
Sur le même thème
En voici les grands principes.
L'école ne prépare pas à un métier, on ne va pas à l'école pour avoir un métier.
L'école permet la formation de la personne, c'est une formation globale :
- pour apprendre des savoirs et des savoir-faire,
- pour apprendre à vivre et à travailler ensemble,
- pour vivre en classe des valeurs qui aideront à grandir : la solidarité, l'entraide, l'amitié, le travail. Ces valeurs ne s'enseignent pas mais se vivent.
Bénévole, avec les CM1 et CM2 du CLAS (anciennement ATS), nous avons au travers de ce thème participé à différents ateliers : La Classe Musée, la Maison de retraite Debrou, les archives municipales. Les enfants ont réalisé dans chaque atelier des travaux qu'ils ont exposés au temps fort du CLAS et périscolaire du 27 juin 2008.
La Classe Musée :
Redécouvrir des valeurs de la collectivité : solidarité, respect du matériel et de autrui, hygiène et propreté. Un tour d'horizon sur la vie d'autrefois, tel que la journée d'un écolier et des principaux objets. Les enfants ont joué le jeu en appliquant les consignes de civilité, bien que ce ne fût pas facile pour certains d'entre eux.
La maison de retraite Debrou :
Des échanges très riches entre les différentes générations sur les pratiques à l'école. Les enfants se sont posés et étaient fiers d'aider les résidents. Certains ont demandé à y retourner.
Les archives municipales :  Dans la peau de Sherlock Holmes, une recherche rapide sur plan (cadastre Napoléonien et contemporain) avec assemblage de photos d'hier et d'aujourd'hui, ainsi que des découpes d'articles de presse (notamment dans "La Petite Source") des premières demeures du quartier..."La Lézardière", "La petite Bruère", "la Briaudière", "la closerie du Grand Pressoir", "la Marchanderie".
Découverte ironique : dans "Joué ma ville" projet d'installer une ligne de tramway à Joué-lès-Tours ... alors qu'elle avait déjà existée dans les années 1900 ! ...preuve que "le passé" a du bon.
Pour clôturer, Mr Brion, natif du quartier qui a plus de 70 ans, est venu rencontrer les enfants pour voir leur travail et leur parler de la vie du quartier à l'époque, qui était plutôt centrée sur le quartier de l'Alouette.  Nathalie Gommers.
Aujourd'hui, dimanche 31 août 2008 .
LA CITATION DU JOUR :
"La peur de vieillir abîme plus que l'âge." Jeanne Moreau Extrait d'une interview dans "Madame Figaro - 19 Janvier 2008"
Economie de marché : " quand un produit se raréfie, il augmente de valeur normalement. " Mais dans l'anarchie du marché (dénuement de régulation), c'est tout autre.....
Aujourd'hui, mardi 02 septembre 2008 .
LA CITATION DU JOUR :
"L'école : une serre où l'on apprend aussi la cruauté et la bêtise des autres." Alice Parizeau "L'Envers de l'enfance"
Citation
"Nulle protection aussi sûre que l'innocence" (proverbe latin).
| Bienheureuse Ingrid ~ |
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Le mercredi dans La Croix |
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| jeudi 28 août 2008, a 14:23 |
| Proposition : Diploweb.com, revue.... |
Bonsoir !
Il me vient à l'esprit la pensée de vous proposer la lécture des articles contenus dans le sit ci-dessous :
. Merci de contribuer à une large diffusion du
diploweb.com en installant des liens vers ces articles sur vos sites et blogs.
Il est possible d'y joindre un court texte de présentation du site http://www.diploweb .com Diploweb.com, la revue géopolitique online. Diplomates, universitaires et stratèges publient des analyses inédites sur ce site exclusivement consacré aux questions géopolitiques. Ce site est dirigé par Pierre Verluise, Docteur en Géopolitique de l'Université Paris-Sorbonne, auteur de plusieurs ouvrages. Vous trouverez sur ce site expert, pluraliste et transparent de nombreuses études de référence sur l'Union européenne, la Russie et la Communauté des Etats Indépendants. .. sans oublier l'Amérique du Nord et du Sud, l'Asie, l'Afrique et le Moyen-Orient. Le diploweb.com met en ligne de nombreuses cartes.
Merci et bonne rentrée. Nous vous préparons plusieurs surprises.
L.AS. AMAROUCHE
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| mercredi 27 août 2008, a 22:39 |
| Le musée de la vie rurale |
Musée de la Vie Rurale (Fretin)

C'est une ferme à cour carrée, au centre du village. Un bel endroit qui héberge un musée, né de la passion d'un agriculteur collectionneur d'outils anciens. Le Musée de la vie rurale ravive la mémoire des campagnes. Des visites pour les écoles et des journées portes-ouvertes sont régulièrement organisées. Mais attention, le musée est ouvert seulement à la belle saison, de mai à octobre.
1, Ferme de la Place à Fretin. Tél. : 03.20.59.80.52
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| dimanche 24 août 2008, a 22:26 |
| Brest : atelier d'écriture |
Archives actualité quotidienneBrest
Cours d'écriture au musée de l'école rurale dimanche - Châteaulin
Le musée de l'école rurale de Trégarvan donne rendez-vous aux visiteurs dimanche pour une leçon d'écriture au porte-plume. Une animation familiale et ludique.
Noircir des pages et des pages d'écritures, voilà qui rappellera de nombreux souvenirs à certains. Pour les nostalgiques, une leçon de rappel sera donnée dimanche au musée de l'école rurale de Trégarvan. Au programme : un cours d'écriture à la manière d'autrefois.
Dictée, leçon de choses ou encore pages d'écriture, les animateurs ne manquent pas d'idées pour faire vivre ce lieu qui leur est cher. Et ils remportent un succès mérité. Les visiteurs sont nombreux, chaque dimanche, à retourner sur les bancs de la classe du musée, conservée en l'état depuis les années 1920. Petits et grands, têtes blondes et cheveux blancs se penchent sur des copies distribuées par un maître d'école en costume, plus vrai que nature.
À vos porte-plume
Dimanche, à partir de 14 h, les apprentis écoliers saisiront donc leurs porte-plume pour remplir des pages de leurs plus belles écritures. Une animation qui remporte toujours un franc succès. Il faut dire que l'exercice s'avère parfois délicat pour les novices et si les plus âgés s'en sortent haut la main, les plus jeunes auraient parfois besoin de cours de soutien en la matière. Encre violette et papier buvard, des instruments bien éloignés des stylos à billes d'aujourd'hui. Si ces derniers s'avèrent tout de même plus pratiques, l'élégance de l'écriture à la plume ne souffre pas la comparaison. Une fois, l'outil maîtrisé.
Pour ceux qui voudraient se frotter à un nouveau défi, le musée propose sur son site internet de repasser le certificat d'étude. Plus exactement de tester ses connaissances sur un sujet traité lors du fameux examen tant redouté. Ce mois-ci, il s'agit d'un sujet d'histoire : qu'est-ce que l'Édit de Nantes ? Par qui fut-il signé ? À quelle date ? Par qui fut-il révoqué ? En quelle année ? Quelles furent les conséquences de cette révocation ? Deuxième thème : l'oeuvre de l'assemblée Nationale Constituante. Réponse à envoyer sur le site du musée.
Bretagne, pays d'image
Pour continuer la découverte de l'école d'autrefois, la visite se poursuit à l'étage avec une exposition sur l'histoire scolaire. Des manuels d'époque, aux uniformes et certificat d'études, tout y est. Mention spéciale pour la reconstitution grandeur nature du logement de l'institutrice Marie heurté, hébergée autrefois au-dessus de la classe.
Le musée accueille aussi une exposition temporaire Bretagne, pays d'image, qui permet de voyager dans la région, grâce aux images des manuels scolaires. Des livres d'école qui ont participé à la diffusion d'une certaine vision de la Bretagne. Pour petits et grands, de nombreuses autres activités sont proposées, telles que des pages d'écriture au porte-plume et à l'encre violette, des expériences scientifiques ou encore des jeux dans la cour, le jeudi après-midi. Décidément, à Trégarvan, c'est l'école buissonnière à l'envers.
Pratique. Musée de l'école rurale, 29560 Trégarvan. Ouvert tous les jours de 10 h 30 à 19 h. Adulte plein tarif : 4 €, enfants : 2,30 €. Tél. 02 98 26 04 72. www.musée-ecole.fr
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| vendredi 22 août 2008, a 22:08 |
| Hist-infos. |
Actualité Débat L'armée pourvoyeuse de chefs d'etat ? Publié le 21/08/2008 07:00 par Q. Oran
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Photo : Algérie (Continental News)
Au moment où la Mauritanie semble renouer avec le cycle révolu des coups de force et suite à la «passe d'armes» dans la presse nationale, entre des citoyens Algériens**, notamment autour du thème concernant l'Armée, j'expose dans cette modeste contribution, une analyse des rapports de l'Armée-singulièrement de sa haute hiérarchie- au Pouvoir avec en filigrane la question de savoir si celle-ci est bien la matrice pourvoyeuse des chefs d'Etat algériens et, conséquemment, dans quelle mesure il serait possible de prétendre qu'elle s'en tient et se tiendra à une stricte «neutralité» lors de la prochaine élection présidentielle d'avril 2009 ? A plusieurs, nous pourrions sans doute aboutir à l'élaboration d'une théorie générale du pouvoir afin de caractérisation du système politique algérien qui a sérieusement besoin d'évolution. A cet égard, si l'apolitisme semble être l'une des principales caractéristiques des armées européennes occidentales (celles des régimes à démocratie populaire avaient conservé des prérogatives non négligeables, nonobstant la prééminence affichée des partis uniques d'alors), tel n'est pas le cas dans les pays dits du tiers-monde où l'institution militaire demeure une force politique souvent mêlée aux tâches de développement économique dans une triple perspective : fournir à l'Armée des occupations pour éviter d'avoir une armée désoeuvrée qui se livrerait à des intrigues politiques, l'intégrer dans la nation en l'associant à l'effort de développement national et amortir son coût exorbitant (souvent, les armées du tiers-monde sont qualifiées de budgétivores)***.
En Algérie, la lutte de Libération nationale a suscité une organisation militaire en vue de l'Indépendance. D'armée insurrectionnelle, l'Armée de libération nationale (ALN) est devenue conventionnelle : Armée nationale populaire (ANP). C'est ainsi qu'au lendemain de l'indépendance nationale, soudée autour du groupe d'Oujda, l'état-major général - en sa qualité de direction militaire - s'est affirmé comme force politique et s'est retrouvé au sein du Conseil de la révolution dès le 19 juin 1965 (et plus tard au BP du FLN, alors parti unique). En effet, la lutte armée a exigé la mise en place d'une organisation hybride à vocation politico-militaire (le FLN-ALN) qui a perduré au lendemain de l'Indépendance ; ce qui a d'ailleurs fait dire à Ben Bella : « La reconversion de notre appareil politico-militaire est indispensable Nous devrons faire la distinction entre le parti et l'Armée ».
Les questions de la place de l'Armée dans la société et son rapport au pouvoir politique furent ainsi posées. Ce qui n'était pas une mince affaire dans la mesure où pour Boumediène, alors principal responsable de l'Armée, celle-ci avait une double mission : défense de l'intégrité du territoire national et participation au développement du pays. Aussi, pour ce dernier : « Aucune révolution réelle n'est réalisable sans la présence d'une armée d'origine populaire, d'idéologie révolutionnaire, alliée des masses laborieuses ». De même, dira-t-il : « Comment entreprendre une révolution socialiste d'une manière radicale dans un pays en voie de développement en s'appuyant sur les lois de la bourgeoisie et sur une armée réactionnaire ? ». L'Armée se veut donc d'essence populaire, thèse reprise par la Charte nationale et consacrée par la Constitution de 1976.
Au plan politique, des officiers supérieurs ont occupé depuis des postes importants : ministres, walis, PDG de sociétés nationales Pour mémoire, la même situation a été suscitée dans l'Egypte du temps de Nasser. Il est vrai cependant que la conquête du Pouvoir par l'Armée des pays du tiers-monde (Amérique latine et Afrique notamment) s'est souvent effectuée sous le couvert de coups d'Etat ; l'avènement du pouvoir militaire (immixtion dans la vie politique) s'effectue d'évidence à l'encontre de l'ordre constitutionnel établi (l'actualité mauritanienne emble le confirmer, quoique qu'en en disent ses promoteurs). Ce faisant, l'institution de l'Armée monopolise le pouvoir qu'elle exerce soit directement en s'improvisant structure gouvernante, soit par l'entremise d'hommes-liges pressentis dans la société civile à seule fin de ne pas se mettre en avant, le Pouvoir étant en apparence exercé collégialement mais, en fait, un primus inter pares s'impose le plus souvent.
Historiquement, si la lutte armée algérienne pour l'indépendance nationale était l'objectif visé par les « hommes historiques » (Aït Ahmed, Ben Bella, Ben Boulaïd, Bitat, Boudiaf, Ben M'hidi, Didouche, Khider et Krim) par la mise sur pied du FLN, l'ALN en constituait la branche militaire ; celle-ci fut d'abord une organisation conduite par cinq colonels à raison d'un par wilaya, chacun étant assisté de trois commandants chargés respectivement des questions politiques, militaires, liaisons et renseignements. Le Congrès de la Soummam, qui s'est tenu le 20 août 1956, s'est doté de deux organes de direction nationale : le Conseil national de la révolution algérienne (CNRA) et le Comité de coordination et d'exécution (CCF) ainsi que d'une plate-forme politique. Au cours de ce congrès, trois principes directeurs ont été, en vain, affirmés : direction collégiale, primauté de l'intérieur sur l'extérieur et primauté du politique sur le militaire. Toutefois, le triumvirat militaire (Krim, Ben Tobbal et Boussouf), membres du CCE, va graduellement s'imposer comme chef de la Révolution algérienne à partir du début de l'année 1957, notamment après la décision de transfert du CCE d'Alger à Tunis.
En outre, la direction du FLN-ALN va être incarnée par ce triumvirat à la suite de l'arrestation des « hommes historiques ». Ces mêmes hommes vont décider, le 19 septembre 1958, de la création d'un gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) dans lequel ils détiennent des postes-clés (1). A cette période donc, le centre de pouvoir se trouvait déjà entre les mains d'une direction tripartite composée de militaires. Toutefois, sous l'impulsion de deux facteurs, le paysage politique va se transformer davantage dès lors même qu'une véritable « armée des frontières » va se constituer après la création de deux états-majors, celui de l'Est à la frontière tunisienne et celui de l'Ouest à la frontière marocaine. Face à cette « armée des frontières » (armée classique structurée, entraînée, équipée et disciplinée), « l'Armée de l'intérieur » composée de « paysans maquisards » se révéla de faible poids dans la lutte pour le pouvoir d'autant plus que la lutte d'influence au sein de la direction militaire elle-même allait contribuer au déplacement du centre du pouvoir. Jusqu'ici, l'Armée algérienne des frontières était constituée de deux commandements des opérations militaires (COM). De leur unification résulte l'état-major général des armées dont la direction a été confiée à Boumediène, «protégé», dit-on, de Boussouf. Désormais, même si l'Armée ne mena pas une politique autonome par rapport aux structures politiques existantes (GPRA, CCE, CNRA), aucune décision importante n'a pu être prise sans elle. Une armée en réserve stratégique était devenue instrument d'influence. Peu à peu, s'étant coupée des politiques, elle est devenue une force politique à part capable d'agir d'une manière autonome; ce qui se confirma au lendemain des accords d'Evian conclus le 18 mars 1962, le CNRA et le GPRA n'ayant pas été à même de présenter une direction solide et homogène. A cet égard, après la crise politique qui secoua l'Algérie au lendemain de l'Indépendance, on a pu observer que Ben Bella ne s'était pas véritablement rallié l'Armée car cette dernière a sans doute conçu une stratégie politique en vue de la conquête du pouvoir dont il se révéla être un élément.
S'affirmant progressivement, cette stratégie a permis à l'Armée des frontières de se renforcer par sa transformation en Armée nationale populaire (ANP). L'Armée de l'intérieur fut absorbée par celle-ci. S'imposant au fur et à mesure, sous l'impulsion du « groupe d'Oujda », l'Armée fut amenée à jouer un rôle prépondérant dans les orientations nationales, notamment en détenant des postes-clés sous le gouvernement de Ben Bella (2). En conséquence, le coup d'Etat du 19 juin 1965 semble s'inscrire dans la droite ligne de la volonté de l'Armée de prendre le pouvoir, car étant la seule force organisée dans une vie politique quasi anarchique, elle pouvait donc prétendre à l'exercice du pouvoir. En effet, s'étant dotée de tous les éléments d'un pouvoir d'Etat autonome, l'Armée devint l'armature du régime. Il semblerait même qu'elle ait été hostile à toutes les initiatives de la base (notamment à l'autogestion), et s'affirma comme étant plutôt favorable à l'instauration d'un capitalisme d'Etat qui fut qualifié officiellement de « socialisme spécifique ».
L'Armée, structure gouvernante
Le pouvoir conquis, l'Armée -et plus précisément sa fraction dirigeante- entreprit l'édification d'un appareil d'Etat en vue d'asseoir son régime. Ainsi, d'instrument révolutionnaire transformé en soutien stratégique, l'Armée algérienne n'a cessé depuis 1954, à travers plusieurs mutations, d'assurer les assises du système politique (3). Pour ce faire, la direction de l'Armée va se révéler être une véritable structure gouvernante, les cadres de l'ANP se répartissant, semble t-il, en trois groupes: les officiers formés par l'Armée française (environ 250 officiers) ayant rejoint la cause du FLN après le déclenchement de la guerre de Libération nationale, les anciens chefs des maquis de l'intérieur -très actifs politiquement et contrôlant de nombreuses régions militaires- et les jeunes officiers formés en Egypte et dans l'ex-URSS qui constituent sans doute le gros des cadres mais absents des postes politiques de l'Armée et de l'administration(4).
En conséquence, le système politique algérien a longtemps reposé en apparence sur l'unité du parti qui est investi d'un rôle politique en sorte que l'ANP a vu ses fonctions de service public de la défense exaltées, mais s'est vu privée de tout rôle politique (5). En réalité, même les textes officiels lui assignent une fonction qui dépasse celle de « la défense du pays », ainsi l'article 82 de la Constitution de 1976 dispose que « l'Armée nationale populaire, instrument de la révolution, participe au développement du pays et à l'édification du socialisme ». En outre, selon la Charte nationale, l'Armée algérienne constitue un bras solide dans la bataille du développement économique et social du pays (6). En effet, conçue en tant que structure gouvernante, l'Armée algérienne -voire sa direction-, incarnée alors par le Conseil de la révolution jusqu'au 4e congrès du FLN tenu en 1979, a des intérêts spécifiques à défendre, comme chacune des institutions du pays. De fait, une observation attentive montre que les officiers politiciens se partagent les postes-clés de la fonction gouvernementale et sont par conséquent les titulaires du pouvoir réel (7).
Ainsi, composé dans sa quasi-totalité de militaires, le Conseil de la révolution s'est attribué les postes importants au sein de l'Etat. D'autres militaires influents se sont vus soit confier des postes de responsabilité à la tête d'entreprises publiques, soit accorder des prêts importants pour la création d'entreprises privées (8). C'est, dans ces conditions, que de la primauté du parti sur l'institution militaire on est passé à la suprématie de celle-ci à celui-là. De fait, une fois l'indépendance acquise, objet de la lutte de libération nationale, la direction de l'Armée s'est trouvée placée en position de prendre le pouvoir, de bâtir l'Etat et l'ensemble des institutions y afférentes et d'affirmer l'idéologie qui gouvernera la nation. En accédant au pouvoir, suite aux griefs soulevés à l'encontre des gouvernements civils, la hiérarchie militaire a institué un système politique adapté, selon ses promoteurs, aux exigences du développement considéré comme la priorité des priorités. En outre, les militaires au pouvoir procèdent à la constitutionnalisation de celui-ci selon un processus désormais classique : promulgation d'une Constitution suivie d'élections présidentielle et législative. Toutefois, la personnalisation du pouvoir (vouée aux gémonies par la déclaration du 19 juin 1965), par la concentration des fonctions gouvernementale, législative et partisane et la préférence pour le présidentialisme sont la tendance générale observée dans les Etats du tiers-monde, l'Algérie n'ayant pas échappé à ce schéma. Ainsi, de facteur de développement, la direction de l'Armée tend à devenir mutalis mutandis, une caste à part en détenant le pouvoir à la fois politique et économique. Le cas de l'Egypte est probant à cet égard. Anouar Abdel Malek a pu observer que, dès 1955 (date à laquelle Nasser et ses compagnons s'engagèrent dans la vie politique), l'Egypte était devenue une « société militaire» (9).
Aussi loin de parvenir à l'efficacité en vue du développement, les directions militaires des Etats du tiers-monde étendent-elles leurs privilèges corporatifs (budget, traitements et équipement). Ayant acquis un statut social élevé, eu égard notamment à la part importante du revenu national qu'elles s'octroient, elles révèlent en partie le pourquoi des coups d'Etat opérés. Le processus historique ayant permis l'accession de l'Armée au pouvoir a fait de celle-ci une structure gouvernante. Aussi pendant longtemps, ne sera-t-il pas question d'une Armée apolitique contrôlée par les civils, même si, avec le recul du temps, la trajectoire de l'Armée apparaît comme le fruit d'une volonté claire dès l'origine d'opérer cette reconversion (de l'appareil militaire) et de la faire servir au soutien du pouvoir (10). Cette situation s'est davantage renforcée depuis le 19 juin 1965. Depuis le Conseil de la révolution et l'institutionnalisation du régime de Boumediène, le rôle de l'Armée devint prééminent et sa primauté sur le politique devint une réalité concrète. Aussi, si pour le Pouvoir, les militaires de haut rang ne devraient pas apparaître comme un corps de privilégiés, il faut relever que « son état de puissance modernisante lui confère aussi une situation à part. A la longue, une caste inconnue jusqu'ici, parce que le mythe unificateur national reste fort, pourrait se constituer » (11). D'aucuns ont pu observer que ses coopératives constituent, dans leur ensemble, la première entreprise d'Algérie par le nombre d'employés et la seconde par le chiffre d'affaires, après la Sonatrach (12). Dans ces conditions, il peut paraître que l'Armée soit le groupe le mieux organisé ayant des intérêts spécifiques, étant précisé, par ailleurs, que la classe politique algérienne fut également composée de moudjahidine ayant occupé des postes comme récompense pour leurs efforts au combat pour la libération nationale. A cet égard, la volonté du ministre de la Défense nationale, en la personne de Houari Boumediène, a été de construire une armée moderne par l'encouragement des jeunes professionnels et par la formation technique des anciens moudjahidine.
De même, on peut observer que le régime de la Constitution de 1963 leur aménagea une place dans les nouvelles institutions de la jeune République ; ainsi « la liste des 196 candidats à l'Assemblée nationale comprenait 72 membres de l'ALN, choisis par l'état-major et les wilayas (7 colonels, 25 commandants, 25 capitaines, 12 lieutenants, 5 soldats) ». Quoiqu'il semblerait que le Congrès de 1964 ait vu « une ANP assiégée et défensive qui s'organisait pour protéger ses intérêts ». Plus de 200 des 1700 délégués étaient des officiers. Leur position était négative, car les «thèses» de la commission préparatoire comprenaient la subordination de l'Armée au parti, le développement du rôle social du militaire et la formation par l'ANP de la «contre-armée» du parti, la milice » (13). Cependant, après « la professionnalisation » des officiers, l'Armée se serait déchirée en factions sociopolitiques de la même façon que celles qui existaient déjà au sein de la société algérienne. Aussi, si durant la période de 1962-65 il n'y a pas à proprement parler de «bloc hégémonique au pouvoir », le coup de force opéré le 19 juin 1965 est interprété comme la domination de la haute hiérarchie militaire sur les appareils d'Etat. Avec la mise en oeuvre de la politique économique algérienne de 1966-67 à 1975-78, celle-ci a investi les appareils étatique, partisan et économique; ce bloc au pouvoir ayant été sous direction militaire. C'est ainsi que l'Armée a pu apparaître comme hétérogène « dans sa position dans les rapports de production - d'où la nécessaire unification et conciliation d'intérêts entre le bourgeois privé, le bureaucrate du parti, l'officier de l'Armée et le technocrate des sociétés nationales - mais comme homogène dans la poursuite de ses intérêts lesquels se rapportent tous à la formation de la valeur. Celle-ci se constitue au détriment des travailleurs dans le secteur privé et au détriment de la rente énergétique dans le secteur public » (14). Dès lors (après le décès du président Boumediene et le choix opéré par la haute hiérarchie militaire sur l'un de ses hauts gradés), s'appuyer sur la « principale force organisée » du pays fut l'occasion pour Chadli de procéder à des nominations importantes de l'appareil de l'Etat ; ainsi, en octobre 1984, la remise des grades à des officiers supérieurs promus du titre de colonel à celui de général, parmi lesquels deux hommes-liges du Président, tous deux alors membres du BP du FLN : Mostefa Benloucif au poste de secrétaire général du ministère de la Défense nationale avec le grade de général major (sa chute se termina par un procès qui se voulut exemplaire) et Rachid Benyellès (candidat à l'élection présidentielle d'avril 2004 ayant retiré sa candidature).
Dans la foulée, l'état-major général fut remis sur pied après avoir été dissous par Boumediene, suite à la tentative de renversement opérée par le colonel Tahar Zbiri en décembre 1967. De la même manière, en vue de professionnaliser l'Armée, une instance centrale fut créée afin de réduire le pouvoir des commandants des régions militaires. Dans le même temps, la coopération militaire avec l'Europe fut revue, l'Algérie dépendant alors beaucoup de l'ex-URSS ; ainsi, des commandes d'armement furent passées à des industriels américains en 1984 et évaluées alors à 50 millions de dollars, à des Italiens pour l'achat de petits bâtiments navals et véhicules pour la gendarmerie, aux Allemands de l'Ouest pour des équipements destinés à l'Armée de terre et à la marine, aux Canadiens pour des systèmes électroniques aéronautiques. Quant à la France, elle a bénéficié du maintien d'une mission d'assistance technique permanente (en 1970, il y avait 300 à 400 conseillers militaires français en Algérie), ainsi que d'un projet d'un système de contrôle radar pour la surveillance aérienne des principales zones stratégiques du territoire algérien pour un montant à hauteur de 5 à 10 milliards de francs (15).
Le retrait annoncé du pouvoir
Suite aux graves incidents qui eurent lieu à Sétif et à Constantine en novembre 1986, le chef d'état-major, le général Mostefa Benloucif, démissionna officiellement pour des raisons de santé après avoir été, semble-t-il, en conflit avec Rachid Benyellès, alors secrétaire général du ministère de la Défense nationale. Ce fut Abdallah Belhouchet, général major, membre du BP du FLN et vice-ministre de la Défense, qui lui succéda. Ces incidents inaugurèrent, en quelque sorte, ceux d'Octobre 1988. Aussi, après la promulgation de la Constitution de 1989 introduisant le pluralisme, le colonel Rahal, alors directeur du commissariat politique de l'ANP, déclara que l'Armée ne saurait « s'impliquer dans le jeu complexe des tendances », indiquant qu'elle est une « force au service du seul pouvoir légal » (16), on pouvait donc en conclure qu'elle cessait d'être, comme le notait le texte fondamental algérien « le bouclier de la Révolution » et participant, à ce titre, « au développement du pays ». Désormais, sa seule mission était donc la défense nationale. Elle ne manqua pas, toutefois, d'assurer à plusieurs reprises une mission de sauvegarde de l'ordre public, tâche classique dévolue aux services de police.
Suite aux « événements » d'Octobre 1988, Chadli Bendjedid se sépara des officiers qu'il jugeait sans doute gênants, en nommant certains d'entre eux ambassadeurs, dont Liamine Zeroual. Probablement du fait de la remise en cause de l'idée de « socialisme » dans les pays de l'Est et dans les pays du tiers-monde ayant opté, de façon « spécifique », pour ce projet idéologico-politique, des mutations furent opérées. Ainsi, le grand débat ouvert porte sur la dépolitisation de l'Armée, celle-ci ne voulant vraisemblablement plus arbitrer les conflits d'ordre politique entre leaders, qui plus est dans le cadre d'une situation socio-économique devenue difficile. En tous les cas, en Algérie, l'Armée demeura le passage obligé et incontournable en vue du règlement des situations difficiles. Ainsi, après la destitution/démission de Chadli Bendjedid, force est de constater qu'elle fut au premier rang, loin du rôle de grande muette. Dans ces conditions, faut-il croire au « réflexe corporatiste » et à la défense de ses privilèges dans la mesure où « pour acheter à l'étranger un arsenal performant, il leur faut garder le contrôle sur le pétrole qui fournit les devises nécessaires » (17).
Toujours est-il que, sans doute jusqu'à ce jour, des militaires de haut rang restent influents dans la sphère politique ; ainsi, Khalèd Nezzar dont on dit qu'il fut le principal artisan de la chute de Chadli et de l'»intronisation de Boudiaf». En toute vraisemblance, il a figuré parmi les hommes les plus en vue de la vie politique algérienne avec les généraux Larbi Belkheir (ministre de l'Intérieur sous Chadli et Chef de cabinet de Bouteflika) et Mohamed Mediène (Chef des Services de sécurité). Il semblerait, en tous cas, que beaucoup d'officiers soient acquis à l'idée de modernité, le regard tourné vers l'exemple des armées turque et portugaise qui sont arrivées, bon an mal an, à «normaliser» le fonctionnement des institutions politiques.
C'est ce que laisse entendre le colonel Ali Kafi, alors à la tête du HCE, dans un discours prononcé devant les cadres du ministère de la Défense nationale ; il évoqua le souci du HCE de «remettre les responsabilités du pays et sa direction à une nouvelle génération qui aspire à ces responsabilités, dans le cadre d'une nouvelle stratégie de renouvellement du projet national», l'ANP étant «une armée républicaine et légaliste» (18). De même, le journal «El Djeïch» publia un article du général Touati soulignant «la fracture historique de la société algérienne». Aussi, celle-ci «est sérieusement interpellée sur l'option à prendre quant à son avenir». Citant l'exemple du Mexique, de la Belgique et du Portugal, il indique que «Les institutions militaires ont été les points d'appui de mutations historiques», l'Islam demeurant «une référence de progrès civilisationnel...une source d'identité...» (19).
Il est vrai que lorsque Nezzar démissionna à son tour, il fut remplacé, en juillet 1993, par Liamine Zeroual -général civil- à la tête du ministère de la Défense nationale (MDN). Ainsi, «le départ du général-major Khalèd Nezzar est interprété avant tout comme un geste politique en direction de l'ensemble des hommes du sérail, ceux qui ont politiquement et économiquement mis à genoux le pays» (20). Selon «Algérie-actualité», seules des considérations d'ordre médical l'obligent à s'écarter de l'action sur le terrain» (21). En tout état de cause, le poste de MDN reste si important qu'il est à peine exagéré de dire qu'il détermine la vie publique algérienne. En y accédant, Zeroual a sans doute franchi un pas décisif vers sa désignation à la magistrature suprême, à la suite de Chadli Bendjedid porté alors démissionnaire.
Suite à la démission de Zeroual en plein mandat, feu M'Hamed Yazid -qui se définissait comme «démocrate, républicain et moderniste»- a pu penser qu'il faut «éliminer» du marché politique les gens de sa génération ; il a eu également ces mots : «Le discours du président Zeroual est au fond une abdication de chef d'Etat en faveur du collège électoral algérien et d'une déclaration d'impuissance, de renonciation à la magistrature suprême... Une incapacité politique qui trouve sa raison dans l'absence d'une moralité d'Etat et, sur ce plan, nous sommes en présence d'un pouvoir amoral» (22). Bouteflika, qui fut considéré comme le candidat de l'Armée lui succéda. En tout cas, Khaled Nezzar indique qu'il l'a été parce que la hiérarchie militaire l'a appuyé (23).
In fine, il appert bien que la haute hiérarchie militaire a influé sur les décisions politiques de l'Algérie et singulièrement quant au choix des hommes promus à la tête de l'Etat. Dans ces conditions, nonobstant sa neutralité annoncée lors de l'élection présidentielle de 2004, il est vraisemblable qu'aucun candidat de poids ne pourra sérieusement prétendre à la magistrature suprême sans l'aval et l'appui discret ou direct de celle-ci. En effet, en l'état actuel des choses, il s'avère peu probable que la prochaine élection à la magistrature suprême soit différente des précédentes élections du même type. La question mérite d'être posée : le prochain président à élire en avril 2009 échappera t-il à la règle ? Il est vrai, quoi qu'il en soit, qu'entrer dans le club fermé des démocraties, par le jeu de l'alternance au pouvoir, ne pourra s'opérer que dans le cadre d'une élection libre et loyale par la neutralité et de l'institution de l'Armée et de sa haute hiérarchie, et de l'Administration souvent ressentie, à tort ou à raison, comme un appendice de l'exécutif. Quelques mois nous séparent de cette échéance qui ne manquera pas de nous affranchir quant à notre légitime interrogation. En tout état de cause, des réformes d'Etat urgentes et sérieuses sont à méditer (24).
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| vendredi 22 août 2008, a 14:27 |
| L'air de notre temps : " tout le monde s'emporte." |
La présentatrice du journal de France 2 s'excuse pour un juron
AFP - Vendredi 22 août, 11h17
PARIS (AFP) - La présentatrice du journal de 20H00 de France 2, Françoise Laborde, a présenté ses excuses jeudi soir en fin de journal pour un juron lancé à l'antenne.
Françoise Laborde a présenté ses excuses pour un journal "un peu bousculé", avec notamment la diffusion de reportages, réalisés à Paris et en Afghanistan, sur les soldats français récemment tués en opération dans ce pays.
En début de journal, à l'issue d'un reportage, et à un moment où elle se croyait visiblement hors antenne, François Laborde, filmée en direct, avait lancé, s'adressant à quelqu'un hors champ: "Pourquoi vous ne m'avez pas prévenu, putain!".
Elle avait enchaîné aussitôt, sans hésitation, sur la suite des informations.
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| vendredi 22 août 2008, a 12:44 |
| News : être de culture berbére |
Culture Berbère
le samedi 3 décembre 2005 de 10h à 11h
samedi 3 décembre 2005, par jamal TOUATI
Ballades mélodique et poétique dans l'univers berbère.
La culture berbre est une composante part entire des cultures mditerranennes. Comme toutes les cultures orales, elle nous a t transmise travers les contes, la posie, les chants...
Etre de culture berbre au 21me sicle veut dire, tout simplement faire dcouvrir, transmettre, promouvoir... partager avec toutes et avec tous l'essence de cette culture.
Andalouce est une mission culturelle et citoyenne de Divergence-FM, axe principalement sur la Mditerrane et pronant les mtissages entre les cultures.
Elle tente, avec toute modestie et travers les ondes, avec les auditrices et les auditeurs de raliser des rencontres avec cette culture si longtemps ignore, voire marginalise.
Cependant, promouvoir une culture ne veut pas dire dire s'identifier uniquement elle car la Culture est par dfinition ouverte, multiple et universelle.
La chanson comme la posie sont des valeurs universelles par excellence. Et c'est le moyen qu'a utilis Andalouce pour cette premire mission, de la saison 2005-2006, consacre entirement la culture berbre.
Et pour accompagner les auditrices et les auditeurs, nous avons invit Terna HAJJI, prsidente de l'association Franco-berbre Montpellier.
Nous avons abord avec Terna plusieurs sujets, parmi lesquels :
- les objectifs gnraux de son association,
- Yennayer : le nouvel an berbre,
- la manifestation culturelle, programme le samedi 14 janvier la Maison Pour Tous Lon Lagrange, pour fter l'an 2956 du calendrier berbre.
Au cours de l'mission, Andalouce et Divergence-FM ont propos une ballade mlodique dans l'univers berbre l'aide de chansons extraites du rpertoire berbre marocain de Souss (Tachelhit), du Moyen Atlas (Tamazight), du Rif (Tarifit) et du rpertoire algrien de la Kabylie.
La posie berbre a t aussi l'honneur avec une lecture d'un pome de Slimane AZEM. Slimane AZEM, pote et chanteur kabyle, est n le 19 septembre 1918 Agoni Ggeghran et mort Moissac (Tarn et Garonne) le 28 janvier 1983. Arriv en France ds 1937, il entame une immersion prcoce dans les tourments de l'exil. Sa premire chanson : a Mh a Mh consacre l'migration parat ds le dbut des annes 1940, elle servira de prlude un rpertoire riche et vari qui s'tend sur prs d'un demi-sicle.
Et voici des extraits du pome de Slimane Azem dclam par Terna Hajji.
ESPACE CLOS
Notre sicle est fait d'impasses,
Tel un pion prisonnier,
Tu ne peux ni avancer,
Ni reculer sans hsitation
Dmuni est qui ne sait
Jouer aux checs,
Quoi qu'il fasse,
Il se trouve encercl,
De ci, de l, a ou l,
O il va, il est prisonnier...
Andalouce et Divergence-FM sont partenaires de la manifestation du 14 janvier organise par l'Association Franco-berbre pour celbrer Yennayer, l'an 2956 du calendrier berbre.
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| jeudi 21 août 2008, a 23:00 |
| France : fait divers |
Le long calvaire du séquestré de l'autoroute
Témoignage. Victime d'un car-jacking suivi d'une séquestration, Joseph Pedarros, raconte sa folle soirée passée sous la coupe de son agresseur, entre Balma et l'A 62.
Recueillis par Frédéric Abéla | 21 Août 2008 | 08h39
Joseph Pedarros : « Je ne lui ai pas montré que j'avais peur même si au fond de moi je pensais qu'il allait me tabasser. » Photo DDM, Didier Pouydebat
«Cela peut arriver à tout le monde. Mais je ne souhaite à personne de vivre ce genre de cauchemar ». Joseph Pedarros est un rescapé. Un miraculé revenu tout droit de l'enfer. Ce père de famille sans histoire de 59 ans, ancien employé dans le bâtiment, coulant des jours paisibles à Bonrepos-Riquet se souviendra longtemps de sa soirée du 15 août. Séquestré dans sa propre voiture par un homme armé d'un couteau qui le menaçait de le tabasser à chaque instant, il a réussi à lui fausser compagnie sur une aire d'autoroute après deux heures d'un long calvaire se demandant s'il allait un jour revoir sa famille. « J'ai tout fait pour ne pas envenimer la situation, en essayant de le calmer et de le rassurer quand je voyais qu'il voulait me frapper. »
Sauvé par la jauge
Tout bascule vendredi soir vers 21 h 30. Joseph fait le plein d'essence de son Autobianchi dans une station-service, à Balma. « D'un coup, j'ai vu ce gars surgir derrière les arbres. En masquant sa voix, il me demande de le conduire à la sortie de Toulouse, en direction de Bordeaux. Je ne voulais pas l'emmener aussi loin car ce n'était pas ma direction. Je lui ai proposé de le laisser vers la grande surface Auchan, à Gramont. » Le ton monte et l'agresseur sort un couteau obligeant Joseph à monter dans la voiture côté passager. « J'ai d'abord eu peur qu'il me dépouille alors j'ai planqué ma carte bancaire et les papiers dans mon slip. Une fois au volant, il a pris la direction de Bordeaux. Avant le péage, sur l'A62, il me menace avec le couteau pour que je ne m'échappe pas. Je lui montre que je n'ai pas peur. Après quelques kilomètres, il s'arrête. Il me dit je ne sais pas ce que je vais faire de toi, je vais te tabasser et te mettre dans la malle. Il veut de l'argent. Je lui explique que je n'ai pas un euro, juste un chéquier. Il arrache alors un relevé d'identité bancaire qu'il glisse dans sa poche en accompagnant son geste de nouvelles menaces : si tu t'échappes, j'ai ton nom je te retrouverai. Puis, il m'annonce qu'il veut aller à Bordeaux. Au moment de redémarrer il voit la jauge d'essence à zéro. En fait, il a regardé la mauvaise aiguille. Et ça m'a peut-être sauvé la vie. Il s'arrête à la station de l'aire du Frontonnais. Je descends pour l'aider à retirer le bouchon du réservoir que je pose sur le toit de la voiture. Lorsqu'il empoigne le pistolet, je pars en courant en direction des commerces et je me cache dans la réserve du magasin. Cinq minutes après, il avait disparu avec ma voiture. Mais moi, j'étais sauvé. »
« J'ai trois fusils à pompe et de la drogue dans mon sac »
Interpellé dans la nuit à Marmande par les gendarmes, le suspect de 36 ans domicilié dans la région toulousaine possédait un gros sac qu'il avait placé sur la banquette arrière de l'Autobianchi. « Il me disait qu'à l'intérieur il y avait trois fusils à pompe et de la drogue. Lorsqu'il s'est arrêté sur l'autoroute j'ai vraiment cru que ma dernière heure arrivait. » Confiée aux gendarmes de la brigade de Balma et à la brigade des recherches de Toulouse Saint-Michel, l'enquête a finalement permis d'identifier le matériel transporté dans ce fameux sac. Aucune arme ni la moindre trace de produits stupéfiants à l'intérieur. Uniquement des vêtements. Le suspect a été écroué.
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| jeudi 21 août 2008, a 22:48 |
| Ath Yalla |
[Sétif Wilaya] Ath Yaala (Sétif) : Célébration de la bataille de Chréa
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Publié le : jeudi 21 août 2008. |
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Dans le cadre des festivités commémoratives du 51e anniversaire de la bataille de Chréa, 5 juillet 1957, l'association du village de Chréa Ath Yaâla, wilaya de Sétif, a invité tous les intéressés à venir assister aux festivités du 20 Août à Sétif, village de Chréa, commune de Guenzet, et ce, en présence du wali de Sétif, des autorités locales ainsi que plusieurs moudjahiddine et familles de chouhada.
Cet événement verra l'inauguration du monument commémoratif de l'ensemble des martyrs du village et en particulier ceux de la bataille de Chréa.A titre d'information, la région d'Ath Yaâla fut une région prépondérante et engagée dans le mouvement national de libération, notamment après le déclenchement de la lutte de Libération de l'Algérie le 1er Novembre 1954. Et ce qui prouve son engagement historique, c'est la bataille de Chréa, où tout un village a été détruit par les mitrailleuses de l'armée française qui a encerclé le village en obligeant les habitants à quitter leur domicile sous la menace des fusils. En plus des saccages et des pillages, les soldats français ont mis le feu à toutes les maisons du village. En une journée, le village devint une ruine après le passage des soldats français.
Actuellement, le village de Ath Yaâla est devenu une région dynamique, grâce à la mobilisation de la société civile ainsi que les autorités locales qui ont fait en sorte de donner un nouveau souffle à cette région historique, notamment pendant cette saison estivale qui attire un bon nombre d'estivants et vacanciers originaires de cette région, qui a connu, hier 20 août, un élan d'événements culturels, à savoir la célébration du 51e anniversaire de la bataille de Chréa, le semi-marathon de Tiguert N'adrar et la remise des cadeaux aux 70 lauréats du bac. Aujourd'hui sont programmés les concours de la « chilta » au village Tiguert N'adrar et de « tikerbabine » à Tizi Medjeber et enfin le festival de la zorna qui aura lieu le jeudi 28 août au village Ghodane. L'organisation de ces événements a pour but de redynamiser l'ensemble du village et relancer son développement durable.
Par Thiziri Kardache, El Watan
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La 24 (Jeudi 21 Août 2008)
Les activités socioculturelles s'y multiplient depuis quelques semaines
Aït Yaâla sort de sa léthargie
Par :Rédaction de Liberte Lu : (100 fois) La mobilisation de la société civile, appuyée par la diaspora, a engendré une dynamique vertueuse qui elle a engendré une dynamique socioculturelle particulièrement perceptible depuis quelques mois. Après la célébration de Youm El-Ilm à Guenzet, le 16 avril dernier, la région a profité de l'été pour commémorer le 50e anniversaire du bombardement du village de Foumlel par l'armée française. Vendredi dernier, le village de Taourirt a engagé la restauration du Mausolée de Yaâla, personnage qui a donné son nom à la localité. Pour le 20 août, date hautement symbolique, deux villages seront à la fête. Chréa qui accueille le wali de Sétif pour la célébration du 51e anniversaire de la bataille qui opposa les forces de l'ALN aux troupes coloniales. Tiguert n'Adrar endossera ses habits sportifs pour la 3e édition du semi-marathon dans le cadre de la semaine culturelle et sportive du village. À cette occasion, des cadeaux seront remis aux 70 lauréats du bac 2008 du lycée Arezki-Mellal. Demain, ce sera au tour des concours culinaires : Tiguert accueillera un concours récompensant la meilleure Ch'lita, alors que Tizi Medjber célébrera la meilleure préparation de Tikerbabin, un plat bien connu dans la région. Enfin, le 28 août, place à la musique, dans le respect des traditions : Ghodane accueillera un festival de la zorna. À travers ces évènements, surtout en période de vacances, la région veut renforcer les liens entre les natifs, notamment ceux qui vivent ailleurs, et profiter de ce retour aux sources pour sensibiliser l'ensemble des acteurs potentiels et existants pour un retour au développement durable de la région.
R. R. | |
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| jeudi 21 août 2008, a 20:01 |
| L'école bousculée |
La généralisation de l'intégration bouscule l'école
RENTRÉE SCOLAIRELes classes «spéciales» disparaissent peu à peu. Beaucoup d'élèves difficiles ou souffrant d'un handicap mental suivent désormais l'école avec les autres. A Sion, les enseignants s'inquiètent!
Les responsables de l'école valaisanne se targuent volontiers d'être des pionniers en matière d'intégration. De nombreuses classes spéciales ont disparu au fil des ans, cédant la place à des intégrations. Ailleurs, des vestiges de l'enseignement spécialisé d'autrefois demeurent, au gré des résistances. Quant aux enseignants généralistes, peu formés à l'accueil des enfants différents et soucieux de la réussite scolaire du reste de l'effectif de leur classe, ils accueillent avec un enthousiasme très variable ces élèves.
Chef de l'Office de l'enseignement spécialisé, Michel Délitroz répond aux questions que parents et enseignants sont nombreux à se poser.
On a l'impression que les structures de l'enseignement spécialisé varient considérablement d'une région à l'autre. Y a-t-il un concept cantonal?
Des lignes directrices sont données, un cadre légal cantonal existe. Mais bien que chaque situation soit analysée de manière individuelle, certaines régions ont mené une réflexion plus institutionnelle et plus poussée sur l'intégration.
Pourquoi trouve-t-on à Sion des classes d'adaptation centralisées alors qu'elle n'existent pas ailleurs...
C'est une question d'organisation régionale. Le bassin sédunois est le plus important. On doit aussi tenir compte du contexte, des effectifs... Et en fonction des régions, la tolérance au handicap est plus ou moins grande.
Peut-on intégrer tous les élèves, quels que soient leurs problèmes?
On pourrait intégrer tous les élèves. Mais il faut savoir si c'est utile. Certains enfants ont des besoins particuliers et on doit y apporter des réponses adaptées. Il faut surtout se demander pourquoi un enfant ne pourrait pas être scolarisé dans des classes ordinaires. On sait qu'en Valais, l'intégration est possible. Mais il existe des cas où la scolarisation en institution et la meilleure des solutions pour l'enfant.
Comment réagissent les autorités lorsqu'un enseignant généraliste, non formé pour accueillir des élèves souffrant de handicap, est réticent à une intégration?
Le fait de se poser des questions, d'avoir des réticences face à un enfant différent, est plutôt un signe de professionnalisme. C'est un souci légitime que l'on peut dépasser par l'explication, par la clarification des interrogations. C'est notre rôle de rassurer l'enseignant sur ses compétences et de lui fournir l'accompagnement d'un spécialiste.
Tient-on aussi compte des perturbations qu'engendre l'intégration d'un élève difficile pour les autres enfants?
Notre office accorde une importance capitale au fait que les autres enfants ne soient pas freinés dans leur apprentissage, qu'ils puissent accomplir le programme de l'année scolaire. Mais les recherches montrent qu'une intégration constitue plutôt un apport qu'un frein pour la classe ordinaire.
Est-ce toujours valable alors qu'on note un accroissement considérable du nombre d'élèves à problèmes dans les classes?
Le Valais n'est pas différent des autres cantons. On sent bien que certains enseignants montrent des signes d'essoufflement du fait des situations toujours plus complexes à affronter: suivi familial insuffisant, difficultés d'apprentissage. Mais il ne faut pas peindre le diable sur la muraille.
Dans les situations complexes, on tente de diminuer la charge pour les enseignants en agissant sur les effectifs. Et dans les cas les plus lourds, un accompagnement par des enseignants, spécialisés ou non, est possible.
La nouvelle loi sur le CO prévoit la suppression des classes d'observation. Ne prend-on pas le risque de déstabiliser des groupes à l'équilibre déjà fragile, comme c'est le cas en niveau 2 particulièrement?
On est en phase de consultation. La nouvelle loi prévoit des cycles à niveaux pour tout le canton. Il est donc cohérent de prévoir des classes à niveaux pour les élèves en difficulté.
Partout où c'est possible, on souhaite introduire des cours adaptés à leurs problèmes. Il n'y a pas de diminution prévue des moyens. Au contraire, le projet introduit une plus grande officialisation des mesures d'appui pour les élèves de niveau 2 surtout. Les études sont institutionnalisées. On maintient aussi les classes de pré-apprentissage et les classes d'adaptation pour les élèves en situation de handicap.
Un enseignant généraliste à plein temps avec une classe complète comprenant un élève handicapé bénéficie de l'aide d'un enseignant spécialisé quelques heures par semaine. Ne devrait-on pas faire le contraire, confier le plein temps à l'enseignant formé au handicap et les heures d'aide au généraliste?
L'enfant intégré n'a pas besoin d'avoir une stimulation à 100% de la part de l'enseignant spécialisé. Ce n'est d'ailleurs pas non plus le cas dans une classe spécialisée. Cet enfant fait partie de la classe ordinaire et doit en profiter. Les enfants intégrés ont aussi des capacités d'autonomie, d'interactions.
Toute une équipe pédago-thérapeutique (logopédiste, psychomotricien, psychologue) est également activée. Les enseignants sont suivis par un coordinateur pour répondre à leurs questions, trouver des solutions d'aide. Cela dit, l'intégration a aussi ses limites financières.
Il y a pénurie d'enseignants spécialisés. On confie de plus en plus de cours relevant de l'enseignement spécialisé à des gens non formés. Est-ce crédible?
C'est un réel problème. On en forme à la HEP en collaboration avec le canton de Vaud. Une deuxième volée sera formée dès 2009. Pour l'instant, une grande majorité des heures sont confiées à des gens diplômés. Les généralistes sont admis pour une année et les postes qu'ils occupent devront être remis au concours.
Les structures de l'enseignement spécialisé
L'appui pédagogique
Cette mesure est réservée aux élèves ayant des difficultés à évoluer dans l'école ordinaire. Il ne s'agit pas d'un rattrapage scolaire en cas de difficulté légère dans une branche. L'appui concerne autant des élèves à haut potentiel que ceux ayant des problèmes scolaires globaux ou une difficulté liée à l'attitude ou à la motivation.
Le soutien pédagogique
Le soutien pédagogique est réservé aux élèves non francophones et dure en général deux ans à raison de plusieurs heures hebdomadaires. L'élève apprend la langue et découvre le fonctionnement de notre système scolaire. Si nécessaire, il peut encore bénéficier de l'appui durant les années suivantes.
Les classes d'observation et classes à effectif réduit
Le nombre des premières a régulièrement diminué au profit de l'appui. On les trouve surtout dans les villes ou les cycles d'orientation plus importants ayant une masse critique d'élèves suffisante. Les classes d'observation regroupent 8 à 10 élèves en primaire et 10 à 12 au CO. Les classes à effectif réduit accueillent un quart à un tiers d'élèves en difficulté.
Les classes d'adaptation décentralisées ou centralisées
Elles s'adressent aux élèves en situation de handicap. Aujourd'hui en Valais, plus de 200 enfants de ce type sont scolarisés dans des classes ordinaires avec l'accompagnement à temps partiel d'un enseignant spécialisé. Des classes d'adaptation régionales peuvent regrouper ces élèves dans les villes du Valais romand.
Les institutions scolaires spécialisées
Six institutions scolaires spécialisées, avec possibilité de fréquenter un internat, existent en Valais. Pour le Valais romand, ce sont la Castalie à Monthey, Don Bosco et Sainte-Agnès à Sion et Notre-Dame-de-Lourdes à Sierre. Un placement intervient après analyse des besoins de l'enfant, de la famille et du contexte scolaire. La décision parentale est déterminante.
Besoins particuliers
Des personnes ressources, notamment pour la scolarisation des enfants à haut potentiel. Du soutien en milieu hospitalier ou à domicile pour les enfants malades.
Les structures rattachées au Service de la jeunesse
– L'éducation précoce (0 à 6 ans) pour les jeunes ayant des difficultés de développement. – Les mesures pédago-thérapeutiques: logopédie, psychomotricité, soutien psychologique… – Les classes relais (voir ci-contre). PV
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Analyses
24 août 2008
La rentrée 2008 sonnera-t-elle le glas de l'école publique et laïque ?
Main basse sur l'école publique
 FITOUSSI Muriel, KHALDI Eddy
Abandon de la carte scolaire, nouveau programme, concessions sur la mixité, suppression de postes d'enseignants, multiplication des établissements privés...Xavier Darcos agit sur tous les fronts. Quel sens donner à ces mesures engagées tous azimuts ? Sous prétexte de liberté de l'enseignement, le gouvernement cherche-t-il à mettre en place une privatisation de l'école publique ? Cette enquête révèle que les récentes réformes, en apparence éparses et dissociées, s'inspirent d'une stratégie élaborée par certaines associations catholiques ou libérales comme SOS Education. La rentrée 2008 sonnera-t-elle le glas de l'école publique et laïque ?
L'Éducation Nationale est accusée de « fabriquer des crétins » et d'entretenir le « chaos pédagogique », l'insécurité et le chômage. En évitant les débats parlementaires, Xavier Darcos impose sans discussion une véritable révolution libérale. Le gouvernement met rapidement en oeuvre une succession de mesures : suppression de la carte scolaire et de postes d'enseignants, évaluation publique des enseignants et des établissements, financement par l'État du développement des établissements privés dans les banlieues… Eddy Khaldi et Muriel Fitoussi dévoilent la signification de ces mesures.
Ils révèlent que des associations de libéraux et de catholiques conservateurs proches du Front national et de l'Opus Dei sont à l'origine de ces propositions. Au nom de la liberté de choix, on prépare une privatisation de l'Éducation. La réforme de l'école est au coeur du projet de Nicolas Sarkozy. L'école institution de la République laïque est décriée, attaquée pour lui substituer une logique libérale dans laquelle l'école privée est instrumentalisée pour concurrencer et démanteler le service public.
Quelle part prennent l'actuel gouvernement et son ministre de l'Education nationale dans cette exacerbation de la concurrence, dans les nouveaux privilèges concédés à l'enseignement catholique ?
Quel rôle jouent les officines libérales et intégristes qui prennent pour cible l'école publique ? Quel sens donner à toutes ces premières mesures engagées dans la précipitation : suppression de la carte scolaire, instauration d'un chèque éducation pour le privé, concessions sur la mixité, le service minimum… ? Des faits, des actes, des décisions, des liens, des réseaux montrent les multiples connivences, qui depuis une trentaine d'années s'entendent pour lancer une OPA sur l'Ecole publique.".
La rentrée 2008 sonnera‐t‐elle le glas de l'école publique et laïque ?
"Main basse sur l'école publique" Muriel FITOUSSI et Eddy KHALDI Editions DEMOPOLIS sortie le 25 août 2008
Un petit résumé
L'Education nationale, née de l'idéal de l'école laïque, gratuite et obligatoire, est aujourd'hui en danger de mort. Sous la menace d'une croisade qui, portée depuis plus de 15 ans par les franges catholiques les plus intégristes des mouvements ultra‐libéraux, s'invite désormais au coeur de la réforme économique menée par l'actuel gouvernement. Hallucination, fantasme ?
Hélas, ce scénario catastrophe n'est pas une lubie surgie de l'imagination fantasque d'un auteur de science‐fiction. A l'heure où l'opinion prend la mesure des récentes et violentes remises en question du principe de laïcité en France, il est grand temps de s'interroger, sur ce que peut cacher le discours de Nicolas Sarkozy au Latran, en direction de nos chères têtes blondes. La mission éducative qu'entend mener Monsieur le chanoine d'honneur du Vatican, signeraitelle la fin de l'école publique ?
Ceux qui veulent en finir avec l'éducation nationale :
Depuis plus de 15 ans, dans un relatif secret, un certain nombre de groupements relevant d'une même nébuleuse clérico libérale, s'agitent en catimini. Leur but ultime : démanteler l'Education nationale et l'ensemble de son service public. Une croisade amenée avec prudence et minutie. Mais une détermination néanmoins implacable.
Au coeur de cette nébuleuse, à droite de la droite, une douzaine d'associations : « Enseignement et libertés », « Créateurs d'écoles », l'« OIDEL », « SOS Education », « FSP‐ Fondation de service politique », « Créer son école », « CLE‐ Catholiques pour les libertés économiques », « ILFM – Institut libre de formation des maîtres », « Fondation pour l'école », « Famille et libertés », « Mission pour l'école catholique »…ou encore, l'ALEPS, « association pour la liberté économique et le progrès social », filiale ultra‐libérale du MEDEF, créée dans les années 60, dans le sillage de l'UIMM.
Leurs « penseurs », leurs activistes, s'inscrivent dans la mouvance des idées agitées dans les « think tanks » de l'extrême droite, au sein du Front National, du Club de l'Horloge. Voire, pour certains… de l'Opus Dei.
Toutes réclament, à corps et à cris, l'avènement de la « liberté de l'enseignement » en France. Qu'entendent‐elles par « liberté » ? Il s'agit en fait, d'organiser la mise en concurrence des établissements scolaires, dans une optique de concession de service public voire de marchandisation de l'école.
Celle‐ci garantirait une « offre scolaire diversifiée », sensée répondre à une attente désespérée des familles, injustement privées de leur liberté de choix... Des mots d'ordre libéraux bon teint, en apparence, mais qui, en réalité, servent opportunément la vision cléricale de ces nouveaux croisés. Ceux‐ci n'espèrent rien d'autre que le retour à l'école d'antan. Celle d'avant la République, aux mains de l'Eglise.
L'école publique laïque, voilà l'ennemie
A en croire plusieurs des associations précédemment citées, au premier rang desquelles, l'hyperactive et biennommée « SOS éducation », nous serions à la veille d'un cataclysme insoupçonné. L'oeuvre de Jules Ferry serait devenue un véritable bourbier, une sorte d'antre du Diable porteur de tous les signes de décadence de notre époque, coupable d'une entreprise criminelle de corruption des moeurs de la jeunesse. Cette école serait aux mains des syndicalistes de l'Education nationale, omnipotents héritiers du bolchevisme, décidés, couteau entre les dents, à faire de nos chères têtes blondes de la graine de révolutionnaires nihilistes. Les programmes scolaires sont stigmatisés, accusés d'intelligence avec l'ennemi, par la diffusion d'une vision marxiste et culpabilisante de l'histoire mondiale…
Des profs incompétents et démissionnaires, impuissants à endiguer la violence et l'échec scolaire montrés du doigt à toute occasion. Au final, tous les maux de notre société, seraient imputables à ce Monstre froid, mammouth ingérable, fossile « comparable à l'ex‐armée rouge ».
Ces associations ne se contentent pas de stigmatiser les errances du système éducatif, de la méthode globale rendue responsable d'un illettrisme galopant, du contenu des programmes ou de la baisse alarmante du niveau depuis plusieurs décennies.
Elles vont bien plus loin. « Dans le concert des « déclinistes », rapporte un article de Libération le 6 novembre 2006, « SOS Education est à part. Elle ne compte pas de personnalités dans ses rangs et cherche désespérément des alliés (…) Le 24 octobre, Sauver les lettres, Sauver les maths et Reconstruire l'école ont publié une lettre au vitriol, qualifiant SOS Education de « groupuscule malfaisant ». Car, au‐delà de constats communs, leurs buts divergent radicalement.
Dans la tradition laïque et républicaine, les trois associations réclament une école plus performante. SOS Education vise son affaiblissement, voire sa disparition. Le 17 septembre 2005, devant le Cercle Frédéric Bastiat qui se veut un haut lieu de la pensée, Vincent Laarman (Président de SOS Education, NDLR) annonçait la couleur : il n'y a d'espoir que « si l'Education nationale se trouve menacée dans sa survie par la concurrence d'un grand secteur éducatif libre ». Et de citer les Etats‐Unis en exemple. »
Le but ultime ne serait‐il pas, au prétexte de libérer l'école, de faire disparaître l'école publique ?
A l'ombre de l'Opus…
Mais les questions éducatives ne monopolisent pas leurs foudres guerrières. Certaines associations entendent bien, aussi, se mêler des questions touchant plus intimement au « progrès des sociétés humaines », tel qu'elles le conçoivent. C'est que l'avortement, la contraception, les prises de positions de Jean Paul II puis Benoît XVI figurent parmi quelques‐unes de leurs préoccupations essentielles.
Dans notre nébuleuse, CLE, Catholiques pour les Libertés économiques, dont les locaux se situent à l'adresse même du siège de l'Opus DEI en France. Son Président, Michel de Poncins, fut l'un des conseillers économiques de Jean‐Marie Le Pen.
Ou encore, l'OIDEL. Une ONG très influente pour le “Droit à l'éducation” et la “liberté d'enseignement”, reconnue par l'ensemble des institutions européennes, mais dont l'appartenance à l'Opus dei est révélée dans force sites, documents officiels du gouvernement fédéral genevois, et par l'engagement reconnu « à l'oeuvre » de plusieurs de ses membres éminents.
Un document extrait d'un rapport comparatif de l'OIDEL sur 85 pays non encore publié est diffusé opportunément, en avant première, le 22 avril 2007, à l'issue du premier tour de la présidentielle, pour développer la « liberté d'enseignement en France ». Pourtant, il n'y a pas péril en la demeure de France nous sommes en 5ème position. Que signifient cette pression et la publication de ce programme d'action à ce moment de la campagne ? Que d'attention de la part de cette ONG européenne pour notre pays, en particulier à l'occasion de son Symposium de Lisbonne des 7 et 8 septembre 2007. L'OIDEL se penchait sur notre carte scolaire avec le concours des parents d'élèves des écoles privées françaises de l'UNAPEL pourtant non concernées par cette question. Cette entreprise pour développer l'enseignement privé est également conduite, aujourd'hui, par les mêmes avec une rare violence en Espagne.
« Guide du candidat 2007/2008 »…
Tout cela ne porterait pas à conséquence, si l'écho auprès des politiques et des pouvoirs publics, ne se faisait aussi fidèle. Jusqu'à inspirer, avec une étrange concordance, l'agenda de l'actuelle politique « de réformes » du Ministre de l'Education, Xavier Darcos.
Dans le sillage de la campagne présidentielle, en 2007, l'ALEPS et d'autres se fendaient d'une initiative pour le moins audacieuse : l'édition d'un « Guide du Candidat 2007/2008 », véritable feuille de route énonçant un catéchisme auquel devrait se conformer le candidat favori, dans une logique purement libérale. Et le gagnant fut … Nicolas SARKOZY, arrivé en tête des notes attribuées aux divers candidats.
En matière d'éducation, un « agenda des réformes », assorti d'un authentique planning d'exécution, annonce « dès 2007 », entre autres mesures‐phares :
‐ « Suppression de la carte scolaire et sélection à l'entrée des établissements scolaires et universitaires »
‐ « Liberté totale de l'ouverture de classes, d'établissements, et du recrutement d'enseignants et de personnel administratif par contrat privé »...
Puis, à plus long terme, rien de moins que la « suppression progressive du budget de l'Education nationale et du statut des enseignants fonctionnaires »… ou encore, l' « autonomie totale des établissements en matière de programme, de personnel et de contrôle des connaissances… »
Dans son éditorial en ouverture de « la nouvelle lettre » n°928, le 8 septembre 2007, Jacques Garello, responsable de l'ALEPS, encourage le nouveau Président, avec cette mise en garde, qui laisse songeur : « Vous allez vous mettre à dos les syndicats d'enseignants à coup sûr, mais aussi les associations de parents et de façon plus large encore tous ceux qui sont attachés à l'idée du service public unique et laïque de l'Education nationale. Mais vous allez aussi sauver la jeunesse et, avec elle, l'avenir du pays. »
11 juin 2007, Elysée. Toutes affaires cessantes, sous le feu des caméras et des micros, Nicolas Sarkozy annonce un assouplissement de la carte scolaire, dès la rentrée de septembre 2007. Paris brûle‐t‐il ? Comment expliquer une telle précipitation, de la part d'un Président de la République à réunir, dans les tous premiers jours de son mandat, les représentants des personnels et des parents d'élèves à l'Elysée pour traiter de la question de la suppression de la carte scolaire, qui réussit l'exploit de s'imposer au rang d'urgence nationale ? Comme si l'immense chantier de l'éducation nationale se limitait à la question de la carte scolaire. Rien n'indique, de surcroît, qu'il s'agisse là d'une demande émanant explicitement des parents, d'ailleurs la principale fédération s'y oppose. En septembre, l'académie de Paris n'a enregistré, en tout et pour tout, que 203 dérogations supplémentaires par rapport à l'année précédente.
Une goutte d'eau.
11 juillet 2007 dans sa lettre de mission au ministre de l'Education nationale, le Président de la République fixe parmi ses objectifs budgétaires : « S'agissant de l'enseignement sous contrat, qui répond à certaines attentes des familles, vous ne dissuaderez pas les établissements privés de s'installer dans des quartiers en difficulté et, au contraire, vous soutiendrez, lorsqu'ils existent, de tels projets d'installation, dans le respect des grands équilibres nationaux. ».
20 décembre 2007, palais de Saint‐Jean de Latran, Vatican. Nicolas Sarkozy, président de la République française, est intronisé « chanoine honoraire ». Il s'en félicite, déclarant que « la laïcité n'a pas le pouvoir de couper la France de ses racines chrétiennes. Elle a tenté de le faire. Elle n'aurait pas dû ». Défendant le concept de « laïcité positive », il enfonce le clou : « un homme qui croit est un homme qui espère. L'intérêt de la République, c'est qu'il y ait beaucoup d'hommes et de femmes qui espèrent (…) ».
Espérance que la République, sorte de monstre froid, aux valeurs morales déconnectées de toute transcendance, ne saurait nourrir ... « Depuis le siècle des Lumières, l'Europe a expérimenté tant d'idéologies. Elle a mis successivement ses espoirs dans l'émancipation des individus, dans la démocratie, dans le progrès technique, dans l'amélioration des conditions économiques et sociales, dans la morale laïque. Elle s'est fourvoyée gravement dans le communisme et dans le nazisme. Aucune de ces différentes perspectives (…) n'a été en mesure de combler le besoin profond des hommes et des femmes de trouver un sens à l'existence(…) Et puis je veux dire également que, s'il existe incontestablement une morale humaine indépendante de la morale religieuse, la République a intérêt à ce qu'il existe aussi une réflexion morale inspirée de convictions religieuses. D'abord parce que la morale laïque risque toujours de s'épuiser quand elle n'est pas adossée à une espérance qui comble l'aspiration à l'infini. Ensuite et surtout parce qu'une morale dépourvue de liens avec la transcendance est davantage exposée aux contingences historiques et finalement à la facilité."
Concernant l'éducation, Sarkozy se lance dans une vibrante homélie : « Dans la transmission des valeurs et dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le curé parce qu'il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie ».
Tollé au sein du monde enseignant, qui dénonce, « une véritable provocation vis‐à‐vis de l'école publique ».
Nicolas Sarkozy s'était déjà illustré, en 2004 dans son livre « Les religions, la République, l'espérance »…. Son coauteur : Thibaud Collin, membre de l'association de service politique, « laboratoire d'idées » intégristes, réputé proche de l'Opus dei, et financièrement soutenue par le Vatican. Thibaud Colin est, par ailleurs, l'auteur d'un pamphlet hostile à une quelconque reconnaissance de l'égalité entre homo et hétérosexuels … Thibaud Collin était de la visite au Vatican. Le discours lu par Nicolas Sarkozy, ressemble, par endroits, à un copier‐coller de certains passages de leur oeuvre commune. « Le besoin spirituel, l'espérance, ne sont pas satisfaits par l'idéal républicain. La République est une façon d'organiser l'univers temporel (…). Elle n'est pas la finalité de l'homme ». Une République qui « ignore le bien et le mal », pouvait‐on déjà lire à l'époque, veille du centenaire de la loi de 1905.
Ce 20 décembre, Henri Guaino, plume officielle du Président de la République, n'était, de toute évidence, pas de la partie.
17 janvier 2008, Ryad. Nicolas Sarkozy, en visite en Arabie Saoudite, persiste et signe devant les 150 membres du Conseil consultatif du Royaume, fief du wahhabisme, peu réputé pour son esprit d'« ouverture ». Le président de la République exalte ce qu'il nomme « l'héritage civilisateur des religions » … L'islam, qu'il prend la précaution oratoire de distinguer de l'intégrisme, « négation de l'islam », est appelé à prendre toute sa place dans sa vaste « politique de civilisation » …
Pour paraphraser Thiers qui, lors du vote de la loi Falloux, justifiait : « un curé c'est 50 gendarmes », dans l'esprit de l'ancien Ministre de l'Intérieur, un imam c'est 50 keufs ?
La rupture est désormais consommée avec la pratique laïque des Présidents de la Vème République. Nicolas Sarkozy est le premier Président qui emploie le nom de Dieu, en visite officielle… Les religions, désormais intégrées au pacte républicain. Ou instrumentalisées ?
Elysée, Ministère de l'Education ... Qui est aux commandes ?
Flash‐back : 1992. Nous sommes à la veille d‘un important scrutin, les élections législatives de mars 1993. 150 personnes d'horizons divers, dont une grande partie de hauts fonctionnaires du service public de l'Education nationale et de responsables d'établissements privés, fondent une éphémère association : « Créateurs d'écoles ».
Un organisme destiné à vendre de la formation ? Pas vraiment. Le bulletin n°1 de Créateurs met en exergue un objectif, qui en dit long : « l'identification des verrous et les moyens de les faire sauter » (…) « problèmes juridiques et financiers, rôle des collectivités locales », « gestion des personnels », « outils pédagogiques », « élèves, affectation, aide sociale », « programmes d'enseignement », « personnels administratifs, techniques, ouvriers et de service ».
Afin de « faire sauter » ces verrous, l'association préconise, non pas une révolution, mais une réforme de velours. « Ce sera sans doute la partie la plus délicate de notre travail, car il ne nous faudra pas tomber dans le piège de la « réforme globale », mais identifier avec précision les actions nécessaires, tout en les rendant possibles. (….) La solution réside sans doute dans la mise en oeuvre de dispositifs dérogatoires, qui n'obligent pas à la remise en cause systématique de tout l'existant, mais qui permettent d'importantes innovations au niveau des établissements d'enseignement. » Un lent travail de déconstruction, pièce après pièce, de la maison Education. Un véritable projet de gouvernement.
Parmi les membres fondateurs de cette ambitieuse confrérie : Maurice Quenet, Dominique Antoine et … Xavier Darcos !
Soit, dans l'ordre, l'actuel Recteur de Paris, le Conseiller Education du nouveau Président de la République, et l'actuel Ministre de l'Education nationale.
Carte scolaire, service minimum, modification du statut des personnels, soutien à l'essor de l'enseignement privé, diminution de la place de l'Etat dans les missions de l'Education … Connexions, actions, déclarations, projets et programmes communs attestent de ce complot ourdi, dans l'ombre, depuis un peu plus de quinze années, en toute discrétion, par ceux‐là même qui, aujourd'hui, sont aux commandes de l'Education nationale.
C'est sur l'histoire de ce complot, et l'identité de ses protagonistes que nous nous proposons, dans ce présent ouvrage, de faire toute la lumière. Et donner ainsi à comprendre, sous un jour nouveau, la politique éducative de l'actuel gouvernement…
Les défenseurs des « racines chrétiennes » de la France réussiront‐ils à déraciner l'héritage républicain d'une école laïque, gratuite et obligatoire ?
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| jeudi 21 août 2008, a 19:35 |
| Trait d'union entre hier et aujourd'hui. |
L'Île-des-Moulins prend des airs de 1808
Fête des Voyageurs les 30 et 31 août par Diane Legault Voir tous les articles de Diane Legault Article mis en ligne le 20 août 2008 à 14:00 Soyez le premier à commenter cet article
Personnages de 1808, personnalités et organisateurs étaient présents lors de l'annonce des activités de la Fête des Voyageurs, dont la députée fédérale Diane Bourgeois, le député provincial Jean-François Therrien, les conseillers municipaux de Terrebonne Micheline Mathieu, Denis Poitras et Clermont Lévesque ainsi que Raynald Michaud, directeur développement culturel et communications à la SODECT. (Photo : Yves Ranger)
L'Île-des-Moulins prend des airs de 1808
Fête des Voyageurs les 30 et 31 août
La traditionnelle Fête des Voyageurs battra son plein samedi et dimanche, 30 et 31 août, alors que l'Île-des-Moulins sera envahie par les gens de l'époque de 1808 et animée d'une série d'activités pour toute la famille.
La Société de développement culturel de Terrebonne (SODECT), invite effectivement la population de la région à venir se tremper en l'année 1808, alors que l'île était un point de ravitaillement et d'entreposage majeur des Voyageurs des Pays d'En-Haut (ceux de la Compagnie du Nord-Ouest qui fait le commerce de la traite des fourrures).
Cette fin de semaine se veut à la fois culturelle et très festive, avec des animations historiques qui feront revivre le rôle de Terrebonne et le mode de vie de cette époque, une cinquantaine de personnages costumés, des activités et des démonstrations d'artisanat du temps et des jeux et des contes d'antan pour les enfants et spectacles. Comme le veut la tradition de cette fête, les très appréciées capsules historiques animeront les différentes scènes. Pour une première fois, les membres du Régiment de la Sarre seront de la fête avec leurs femmes et enfants dans leur campement, leurs tirs de fusils, parade militaire et autres. Autre nouveauté, les gentes dames visiteuses pourront se faire coiffer selon la mode de cette époque. Les Amérindiens auront aussi leur place dans leur propre village autochtone (installation de leur tipi le samedi et traite des fourrures, dimanche). Les enfants aimeront aussi les animaux de la miniferme et les tours de poney (un token, soit 2 $), et écouter des contes animaliers.
À ne pas manquer
La fin de semaine sera marquée par la démonstration offerte par des hommes forts, samedi à 13 h 30, suivie d'un défilé expliquant les vêtements du temps, l'arrivée des Bourgeois et du Régiment, à partir de 14 h 30, et celle des Voyageurs par canot, qui retrouveront femmes et enfants à 15 h, après un interminable et périlleux voyage. Il sera possible de jaser avec ces gens de l'époque. L'ouverture de la Fête et le grand bal du village sont prévus à 19 h. Dès 20 h 45, les visiteurs pourront se rassembler au coin du feu pour écouter des contes et légendes et découvrir des feux d'artifice d'autrefois, sur une musique du violoniste Olivier Breault, qui jouera sur place. Il est à noter que pour voir ces feux, il faut être sur l'île, puisqu'il s'agit de feux de l'époque de 1808 et non d'aujourd'hui. Le lendemain, dimanche 31 août, fera place au conteur Jocelyn Bérubé, à 11 h sur la scène de l'ancienne boulangerie et à Genticorum à 19 h, au Théâtre de verdure. L'animation se poursuivra sur le site et il sera possible de faire des tours de rabaska animés sur l'écluse des Moulins. Certes, un retour dans le temps amusant éducatif et gratuit pour tous, samedi 30 août de 13 h 30 à 22 h et dimanche 31 août de 11h à 19 h. www.iledesmoulins.qc.ca.
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| jeudi 21 août 2008, a 11:34 |
| Laa khadma, laa gdma |
Bonjour !
Au passage d'une rue, deux personnages discutent et l'un dit à l'autre : " laa khadma, laa gdma (ni travail, ni à la mesure de)."
Je ne me suis pas retenu, je le reconnais et l'avoue solennellement par cet écrit.
Qui décide de la mise en retraite de l'un et qui en exécute la décision unilatéralement prise en entreprise ? Qu'est-ce-qu'une société par actions ? Qu'est-ce-qu'une assemblée d'actionnaires ? Qu'est-ce-qu'un PDG ? Pourquoi des personnes plus âgées que d'autres de quelques années si ce n'est des decennies de plus soient encore retenues dans leurs fonctions et que d'autres non ?
Qui recrute des candidats aux offres d'emplois sous quelles conditions et qui en formule les demandes ?
Que veut dire le terme : " poste stable et d'avenir ? " Le travail au noir c'est quoi ? Et à blanc ?
21/08/2008
Larbi dit Ahmed Salah,
Ce que vous allez lire va peut-être vous réveler une grande technique de maîtrise du "Calme puissance".
Je vous assure le résultat, si vous avez tendance :
> A perdre votre contrôle de vos nerfs quand on vous agresse verbalement.
> A réagir au tac-au-tac et qu'après vous le regrettez.
> A vous mettre en colère pour un rien, puis de vous en vouloir ensuite.
Et bien, Larbi dit Ahmed Salah vous pensez sans doute que s'exprimer parfois en "vidant son sac" vous fait du bien. Ca vous soulage !
Oui, vous avez raison, mais...
Il y a plus d'inconvénients qu'il n'y parait au premier abord.
1 - Vous avez été sous l'emprise de vos émotions. Vous avez donc manqué de maîtrise de vous.
2 - Il se peut que vous vous sentiez coupable d'avoir répondu trop vite et que maintenant, vous le regrettiez.
Alors, voici LA solution Larbi dit Ahmed Salah!
Elle part du principe qu'il ne faut surtout pas refouler en disant rien. Les psychanalistes vous diraient que c'est dangereux à terme.
En revanche, je vous invite à différer votre réaction. Toujours ! C'est à dire, que si vous vous sentez très critiqué injustement, au lieu d'encaisser (frustration), ou de répondre aussitôt sous le coup de votre émotion, vous allez ...
... Différer de 5 minutes votre réponse ! Plus si le souhaitez ! Mais, dites-vous intérieurement "Bon, Larbi dit Ahmed Salah, ok elle vient de me dire cela, je vais lui dire ce que je pense... mais dans 5 minutes !
Vous allez constater que votre jugement reprend le dessus. Que vos émotions s'estompent. Bref, que vous allez réagir à froid !
4 Avantages :
- Vous allez apprendre à mieux contrôler vos émotions - Vous ferez preuve de calme et de maîtrise de soi, ce qui va impressionner votre interlocuteur. - Vous allez conserver de l'influx nerveux. - Votre réaction sera plus posée que si vous aviez eu une réction immédiate.
Adoptez Larbi dit Ahmed Salah ce grand principe du calme !
Je garde TOUJOURS 5 minutes avant de réagir !
(c) Didier Investissez en vous-même !
Vie sociale
Vous constaterez que certaines personnes sont hostiles à votre égard et cherchent à vous nuire d'une façon ou d'un autre. N'en faites pas une fixation. La vie est bien trop courte pour penser à ses ennemis. Agissez comme s'ils n'existaient pas.

Citation
"C'est l'intelligence, et non l'âge, qui sert à trouver la sagesse" (Syrus).
LA CITATION DU JOUR :
"Si ma chaussure est ้troite, que m'importe que le monde soit vaste." Proverbe turc " "
LES RELATIONS MONDAINES :
UNE REGLE UNIVERSELLE
1 - Respéct mutuel
2 - Intérêt réciproque
3 - La non ingérance ou immixtion dans les affaires conjugales intérieures.
La communication dans un couple

Acceptez que l'autre soit un mystère. L'idéal serait de savoir exactement ce qu'il pense quand il se trouve en tête-à-tête avec vous. Regardez-le, écoutez-le et faites attention au moindre de ses gestes affectifs. Parfois certains actes paraissent anodins mais sont plus chargés de sens qu'on ne le croit.
S'il fait des kilomètres pour venir vous chercher, s'il débranche son téléphone quand il est avec vous, s'il vous regarde discrètement avec des yeux admiratifs, alors c'est sûrement qu'il apprécie beaucoup votre présence ; et que le monde autour passe en second plan.
Or si vous réussissez à décrypter ces "signes" vous comprendrez mieux votre conjoint, et donc mieux communiquer.
L'homme est beaucoup plus secret qu'il ne paraît, car, société du spectacle oblige, il a aussi développé une interface tout sourire et tout en surface, et il n'en pense pas moins. Il n'est pas toujours aussi « lourd » qu'il ne le paraît, car il a besoin de paraître viril, ne l'oubliez pas, même si cela souvent lui pèse.
Il faudra donc vous rendre sur son territoire, et vous découvrirez vite ce qui le passionne, ce pour quoi il est prêt à sacrifier soirées et week-ends... A d'autres moments, il ne dira rien, non pas parce qu'il ne veut pas vous parler, mais qu'il s'est retranché dans sa grotte pour réfléchir à un problème important...
En parlant avec lui, il se détournera parfois, comme s'il était gêné... En fait, il voudrait bien savoir l'effet qu'ont sur vous ses paroles, et est hanté par la crainte qu'elles produisent un effet contraire... et vous ne l'aidez pas toujours très clairement !
Son émotion ne sera jamais bien loin si vous le regardez attentivement, et si vous l'écoutez intensément... Et c'est pourtant là que vous découvrirez l'homme profond... si vous ne l'effrayez pas trop ! Naturellement, c'est sur l'oreiller que tout se dira, mais nous n'en sommes pas encore là!
Bien communiquer dans un couple, voilà la condition sine qua non pour que couple se développe harmonieusement, du moins que les relations conjugales se vivent de façon agréable et féconde. A notre époque tout le monde ou presque en est convaincu.
Nous devons aux découvertes des psychologues, des analystes de ces dernières années, la mise en évidence de ce besoin essentiel de tout humain : être en relation; être nourri, construit par ses relations avec les autres et, particulièrement, par celles avec sa famille, avec ses lignées.
Mais voici un paradoxe de notre condition: il nous est nécessaire pour exister, pour nous humaniser, de communiquer avec les autres, nous ne saurions advenir à nous-mêmes sans l'autre; ce besoin quasi vital ne se réalise pas toujours simplement de lui-même.
L'expérience nous montre que, surtout dans les relations très importantes affectivement, très investies, la communication se brouille, se complique jusqu'à devenir parfois l'inverse de nos désirs. Dire le contraire de ce que l'on aurait envie de dire, à qui n'est-ce jamais arrivé ?
Réussir un couple est un art qui obéit à des règles simples et évidentes, voici quelques conseils pour bien communiquer !
- Ne demandez pas à l'autre de changer, commencez par changer !
- Aussi, être en couple ne vous permet pas de posséder l'autre : aimer c'est donner à l'autre de la liberté !
- Chacun doit prendre ses responsabilités pour ses conditionnements, son inconscience et sa violence.
- Un couple peut réussir que s'il n'est pas absorbé dans un cercle vicieux : je te blesse tu me blesses.
- La communication dans le couple est capitale. Pouvoir s'exprimer sans être jugé, savoir écouter sans interpréter est l'une des clefs du succès d'un couple épanoui.
- Pouvoir s'exprimer, c'est autant faire des compliments que des reproches.
- Savoir écouter, c'est autant entendre les propos que comprendre les attitudes.
- Améliorer sa communication et l'enrichir, c'est découvrir l'un des plus beaux aspects de la vie à deux : l'échange réciproque.
N'oubliez pas que la communication non verbale par les comportements, les gestes, par le toucher notamment, est aussi importante que les mots car bien souvent "la parole dépasse la pensée" et "le corps par ses attitudes est le reflet de l'âme intérieure". Donc, pour résumer, il parfois recommander de communiquer en silence...
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Tout dépend des niveaux d'instructions, des degrés de cultures, voire des convictions de chaque partenaire, des milieux familiaux, des environnements socio-culturels, des cercles de connaissances relations de chacun, des conjonctures et de leurs contextes à une époque donnée je pense.
LA CITATION DU JOUR :
"Le courage de la goutte d'eau, c'est qu'elle ose tomber dans le désert." Lao She "Quatre générations sous un même toit"
Ce-ci peut interprêter ce que l 'ingratitude veut dire.
Jusqu'où veulent-ils aller ces gens là ? J'ai l'intuition qu'ils se dirigent tout droit vers la démolition de nos maisons pour en faire de la récupération sans raison.
Citation
"On peut tuer le général d'une armée mais non l'ambition dans le coeur de l'homme" (Confucius).
Nombre de chance
Citation
"La vie ressemble à un conte ; ce qui importe, ce n'est pas sa longueur, mais sa valeur" (Sénèque).
Aujourd'hui, vendredi 05 septembre 2008 .
LA CITATION DU JOUR :
"Je crains votre silence, et non pas vos injures." Jean Racine "Andromaque"
Elles viennent directement de la jalousie accentuée, des discriminations, des revanches, des représailles, des vengences, des chocs psychologiques nostalgiques pourtant pas si tragiques pour en être exploitées avec bon sens et raison, voire de l'objéctivité des preuves, des concurrences déloyales avec l'ensemble de leurs références, des méfiances et du profit des situations de violence, d'insolence et de l'iignorance d'une cible victime d'un complot ourdi contre elle à la suite d'une grande confiance sur fond d'incompétence.
En revanche, tout enfant majeur s'auto-déterminant l'emprunt d'un chemin autre que celui des valeurs familiales ancestrales, de la formation, de l'instruction et de l'enseignement reçu depuis l'école primaire jusqu'au cycle universaitaire diplômant et par voie de conséquence refuse les conseils, les guidages, les encadrements et les aides venant de ses propres parents et du plus qualifié en ce qui concerne la touche aux questions sensibles, doit savoir qu'en contre-partie ces derniers déclinent toute aide et assistance de sa part même en cas de crevaison de l'ensemble de la maison pour cette bonne et unique raison qui consiste à solder et équilibrer les comptes pour motif du RESPECT DE SOI. C'est alors, que ce soit trés bien compris comme ça.
Vie sociale
Journée éprouvante pour vos nerfs. Vous aurez affaire à des gens peu scrupuleux qui ne tiennent pas leur parole ou ne respectent pas les échéances qui leur incombent. Ne vous découragez pas en croyant que l'espèce humaine n'est composée que de canailles. Désormais, pensez à vous entourer de toutes les précautions possibles ; ne vous montrez pas gentil envers ceux qui ne se sont pas encore montrés dignes de votre gentillesse.
Citation
"L'argent ne représente qu'une nouvelle forme d'esclavage impersonnel à la place de l'ancien esclavage personnel" (L. Tolstoï).
Citation
"La pauvreté fait les voleurs comme l'amour les poètes" (proverbe indien).
" Qui vole un oeuf, vole un boeuf."...dit l'autre proverbe. Mais qui vole un boeuf, pourra voler quoi ? "
Citation
"L'homme supérieur c'est celui qui d'abord met ses paroles en pratique, et ensuite parle conformément à ses actions" (Confucius).
Aujourd'hui, samedi 13 septembre 2008 .
LA CITATION DU JOUR :
"Il n'y a pas d'homme cultivé ; il n'y a que des hommes qui se cultivent." Ferdinand Foch
Et Héllio de dire : " la culture est ce quelque chose qui nous reste après avoir tout perdu."
Newsletter EVENE http://www.evene.frAujourd'hui, dimanche 14 septembre 2008 . LA CITATION DU JOUR : "La vie, c'est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l'équilibre." Albert Einstein " " Citation
"Mieux vaut moineau en cage que poule d'eau qui vague" (proverbe russe). |
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| jeudi 21 août 2008, a 11:25 |
| Autrefois à Paris |
 Les cafés parisiens ont ceci d'épatant, c'est qu'il en faut beaucoup pour étonner leurs habitués. Prenez ce consommateur, rentré sans manières sur ses échasses. Il n'a pas interrompu longtemps les conversations du comptoir. Et puis, après tout, chacun se déplace comme il l'entend et du moment qu'il paie son verre et ne fait pas d'histoires... © gérard Lavalette -- Envoyé par gérard Laurent dans pariscool le 8/21/2008 09:41:00 AM |
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| mercredi 20 août 2008, a 22:47 |
| Le congrés de la Soummam |
Algérie : 52e anniversaire du congrès de la soummam20/08/2008 - Lu 38 fois
 Chaque année la date du 20 Août vient nous rappeler l'un des moments-charnières de notre guerre de Libération: le Congrès de la Soummam, c'est-à-dire les premières assises de la jeune révolution algérienne, en 1956. Un tel événement-fondateur a imprimé à l'histoire de notre lutte un tournant majeur par la plate-forme qui en est issue et qui trace les contours de l'édifice institutionnel de la Révolution.
On y retrouve, explicités, les trois éléments clés qui identifient la nature du mouvement de libération et sous-tendent sa cohérence idéologique et politique : une légitimité révolutionnaire articulée sur un programme et une stratégie structurée; un statut organique définissant les rouages de la Révolution et leur mode de fonctionnement; une direction unique et homogène. Le nom du Congrès de la Soummam reste intimement lié à celui d'un personnage d'une trempe peu commune: Abane Ramdane. Homme de conviction et de caractère, il a été l'un des principaux promoteurs de l'idée de ce congrès, comme il a été à la fois l'inspirateur avisé de ses orientations et l'artisan déterminé de sa préparation et de son succès.
Un homme de passion
Le souvenir de Abane demeure également associé à une autre oeuvre maîtresse pour la réussite de laquelle il s'est dépensé avec passion: la promotion de la Zone autonome d'Alger la fameuse ZAA, en un fer de lance d'une redoutable efficacité. C'est sous ses auspices, en effet, que l'organisation FLN/ALN d'Alger a pris un essor fulgurant. Si elle s'est transformée en vitrine éloquente de la Révolution en marche, l'élan incisif, qu'il a su lui communiquer, y est certainement pour beaucoup. Abane n'avait de cesse de hisser Alger au rang de capitale de l'Algérie en armes. Avec l'installation en septembre 1956 de l'exécutif suprême du FLN dans cette agglomération, il trouva en Ben M'hidi le compagnon idéal lequel nourrissait des ambitions identiques. Ensemble désormais, ils s'acharneront à mettre Alger au diapason de ville symbole d'une fière citadelle où se développait, dans le vacarme des bombes, l'expérience inédite des maquis urbains. “Le triumvirat que nous formions alors avait reçu du CCE mandat de superviser l'organisation algéroise. A leurs côtés, et tout en y contribuant de mon mieux, j'ai pu apprécier combien leur rôle avait été déterminant pour insuffler une âme au combat de la ZAA. En améliorant et en renforçant les capacités de ses deux branches, politique et militaire, en l'impliquant chaque jour davantage dans une confrontation exacerbée avec l'ennemi, ils ont permis à la Zone autonome de conquérir ses lettres de noblesse. En peu de temps, ils ont réussi à faire de cet appareil révolutionnaire de premier ordre, un outil offensif doté d'une force d'impact considérable... “ Le personnage Abbane, l'un des plus grands acteurs de l'histoire du mouvement national. ne saurait être saisi et compris que s'il est replacé dans son contexte historique. Abane, libéré en janvier 1955 après 5 ans de détention, regagne son village natal de Azzouza en Kabylie. Là, il est contacté par Krim et Ouamrane. Bitat est arrêté le 23 mars 1955. Ouamrane prend la relève à la tête de la zone IV et confie, en accord avec Krim, la responsabilité d'Alger à Abbane. Une "direction" de fait s'impose avec Abbane, qui en devient l'âme, Krim, chef de la zone de la Kabylie et Ouamrane, chef de l'Algérois, Ben Khedda est l'un des assistants de Abbane au début de 1956. Abane impulse à cette direction un souffle nouveau ; elle devient la véritable direction nationale de l'Algérie, un centre de coordination entre les chefs de l'intérieur et entre ces derniers et ceux de l'extérieur. Ainsi Abane la transforme en plaque tournante du FLN, vitrine de la lutte pour l'indépendance. Dans les tracts qu'il rédige, il lance des mots d'ordre et des proclamations qui ont des répercussions au-delà des frontières. Sa devise était : "La libération de l'Algérie sera l'œuvre de tous les Algériens, et non pas celle d'une fraction du peuple algérien quelle que soit son importance." Autour de lui se forme une équipe qui réalise un travail de mobilisation et de propagande considérable aussi bien en direction de la population musulmane qu'envers les libéraux et les progressistes de la population européenne. Vis-à-vis de la population musulmane, il déclenche une dynamique d'union nationale qui se solde entre l'automne 1955 et le printemps 1956 par l'adhésion au FLN des membres du Comité central du PPA-MTLD et de leurs partisans les "centralistes" , de l'UDMA de Ferhat Abbas, de l'Association des ulémas de Bachir Brahimi, ce qui élargit les assises du Front. Alger servira de base logistique non seulement à l'Algérois et à la Kabylie toute proche, mais à toute l'Algérie : médicaments, argent, effets militaires y sont collectés et acheminés dans toutes les régions sans distinction. On assiste alors à une accélération de l'intégration des catégories socioprofessionnelles.
Les décisions du Congrès
Déjà des dissonances apparaissaient : Abane ffirmait : "Pas de négociations sans la reconnaissance préalable par la France de l'indépendance algérienne", alors que de son côté Khider au Caire parlait d'"Assemblée nationale constituante". A un moment donné il fut question d'une direction de "12" membres: 6 de l'intérieur (Ben Boulaïd, Zighoud, Krim, Bitat, Abbane, Ouamrane) et 6 de l'extérieur (Ben M'hidi, Ben Bella, Aït Ahmed, Khider, Debbaghine, Boudiaf).Un des sujets de discorde, qui ne cessait de rendre les rapports tendus entre Alger et Le Caire, c'étaient les éléments envoyés d'Alger pour représenter le FLN sur la scène, internationale et qui étaient contestés par ceux du Caire: Debbaghine, Ferhat Abbas, Kiouane, Tewfik El Madani. Cependant, dans chacune de ses lettres au Caire, Abbane revient à la charge sur la question des armes où il parle de "carence". C'est pour tenter de régler tous ces problèmes politiques, militaires et autres et désigner la direction officielle du FLN absente de la scène politique depuis 2 ans qu'Abane finit par prendre l'initiative de s'adresser aux chefs de maquis en vue d'une rencontre. Il avait déjà l'accord de Krim (Kabylie), Ouamrane (Algérois); il n'arrive pas à joindre Ben Boulaïd, évadé de la prison de Constantine depuis novembre 1955 et dont il était sans nouvelles. A Youcef Zighoud (Nord Constantinois) il délègue Saâd Dahlab pour en savoir davantage ; et c'est ainsi que le futur négociateur d'Evian inaugure son activité "diplomatique" au FLN. Concernant la réunion des chefs du FLN, il y avait identité de vue entre Zighoud et Abbane. Les éléments qui étaient à l'extérieur sont également touchés par ce dernier: Aït Ahmed, Ben Bella, Ben M'hidi, Boudiaf. Seul Ben M'hidi qui avait déjà pris la décision de rentrer le fera et sera à Alger en mai 1956. On ne connaît pas exactement les motifs pour lesquels les autres membres qui étaient à l'extérieur n'ont pas suivi l'exemple de Ben M'hidi.
Le Congrès se réunit à Ifri-Ighzer Amokrane, sur la rive gauche de la Soummam, à quelques kilomètres d'Akbou, le 20 août 1956. Le procès-verbal de la première séance donne la liste des présents. "Les membres présents étaient : Ben M'hidi, représentant de l'Oranie (président de séance), Abane, représentant le FLN (secrétaire de séance), Ouamrane, représentant de l'Algérois, Krim, représentant de la Kabylie, Ziout, représentant du Nord Constantinois, Ben Tobal, adjoint de Zighoud. Membres absents : Ben Boulaid, représentant des
Aurès-Nemenchas, Si Chérif, représentant du Sud (excusé après avoir adressé son rapport à la réunion). Comme on le voit, le Congrès s réduit à six membres. En dehors des séances, chacun se retrouvait avec d'autres éléments de sa zone : Ali Kafi, Mostefa Ben Aouda et Brahim Mezhoudi avec Zighoud et Ben Tobbal ; Saïd Mohammedi et Aït Hamouda Amirouche avec Krim (zone III) ; Déhilès, Si M'hammed Bouguerra et Ali Mellah (Si Chérif) avec Ouamrane (zone IV). Chaque chef de zone présenta un état de la situation : effectif des moudjahidine, armement, état d'esprit des combattants et de la population. Le Congrès procéda à la désignation des organes de direction de la Révolution : CNRA (Conseil national de la Révolution algérienne) et CCE (Comité de coordination et d'exécution). Le CNRA, direction suprême, joue le rôle de parlement du FLN : Assemblée législative, symbole de la souveraineté nationale, elle prend les décisions d'orientation politique, militaire, économique et sociale. Elle désigne l'exécutif: le CCE. Le CNRA engage des négociations avec l'adversaire, se prononce sur la guerre et la paix. Le CNRA désigné par le Congrès de la Soummam se composait de 34 membres: 17 titulaires et 17 suppléants. Le problème crucial de l'armement revenait sans cesse dans les débats et le bilan de la délégation extérieure fut jugé négatif. Le Congrès se résolut à la seule décision révolutionnaire : prendre les armes là où elles étaient, c'est-à-dire chez l'ennemi. Des décisions importantes furent prises concernant l'ALN: limites territoriales des wilayate, hiérarchisation, organisation en unités depuis le demi-groupe composé de 4 combattants dirigés par un caporal jusqu'au bataillon comptant 350 combattants dirigés par le colonel de la wilaya. En vue d'humaniser la guerre, furent strictement interdits l'égorgement, l'exécution des prisonniers de guerre, la mutilation des cadavres. Deux principes fondamentaux furent votés : primauté du politique sur le militaire et primauté de l'intérieur sur l'extérieur.
La plate-forme de la Soummam
La plate-forme de la Soummam analyse la situation politique 20 mois après le déclenchement de l'insurrection elle fixe les objectifs à atteindre et les moyens d'y parvenir. En outre, elle pose le problème des négociations et les conditions de cessez-le-feu qui serviront de base, cinq ans plus tard, aux négociateurs d'Evian : Cessez-le-feu, conditions politiques, Reconnaissance de la nation algérienne indivisible. Cette clause est destinée à faire disparaître la fiction colonialiste de "l'Algérie française". Reconnaissance de l'Indépendance de l'Algérie et de sa souveraineté dans tous les domaines, jusque et y compris la défense nationale et la diplomatie. Libération de tous les Algériens et Algériennes emprisonnés, internés ou exilés en raison de leur activité patriotique avant et après l'insurrection nationale du 1er Novembre 1954. Reconnaissance du FLN comme seule organisation représentant le peuple algérien et seule habilitée en vue de toute négociation. En contre-partie le FLN est garant et responsable du cessez-le-feu au nom du peuple algérien :Les conditions militaires seront précisées ultérieurement tel sont les extraits de la Plate-forme du Congrès de la Soummam. Contre la propagande de la France qui accusait le FLN d'être au service d'une puissance étrangère, la Plate-forme de la Soummam est catégorique : "La Révolution algérienne est un combat patriotique dont la base est incontestablement de caractère national, politique et social. Elle n'est inféodée ni au Caire, ni à Londres, ni à Moscou, ni à Washington". L'allusion au "Caire" déplut fortement à Fethi Dhib et bien sûr à Abd-Ennasser qui voulait se faire passer pour le "tuteur de la Révolution algérienne". Certes il n'y a pas eu de doctrine mais un effort pour combler le vide idéologique et politique existant : ce n'était qu'une plate-forme. Elle ne pouvait que fixer les objectifs stratégiques de la guerre et les moyens d'y parvenir, notamment les conditions du cessez-le-feu…
… Son mérite aura été d'avoir fourni aux militants et aux cadres du FLN, à l'extérieur comme à l'intérieur, des repères d'orientation clairs et précis pour la poursuite du combat.
Le principe de la nation algérienne, partie intégrante du Maghreb arabe, fut solennellement rappelé. Vis-à-vis de la minorité européenne, le droit d'opter pour la nationalité algérienne fut reconnu à titre individuel et sur demande de l'intéressé. Ce qui a honoré la Révolution algérienne, c'est qu'il n'y a jamais eu de pogrom anti-juif. Le boycott des commerçants juifs fomenté par des provocateurs dès le début de la Révolution fut étouffé dans l'œuf par le FLN.
Pas de profanation de synagogues, ni d'églises, ni de temples protestants au cours de plus de 7 années de guerre, malgré la participation active de la majorité d'entre eux à la répression. La Plate-forme de la Soummam a fait connaître au monde le visage d'une Algérie luttant pour une cause juste, dépourvue de chau vinisme et de haine raciale, ouverte à tous ses habitants, y compris aux non-musulmans et tournée vers l'avenir.
Les insuffisances du Congrès
Il y a eu d'abord les absences : celle de la wilaya des Aurès-Némencha et celle du chef de la base de l'Est, Amara Bouglez, qui alimenteront l'opposition au Congrès. Boussouf, l'adjoint de Ben M'hidi à la tête de la Wilaya V et qui en assurait l'intérim, reprocha à Ben M'hidi d'avoir engagé la wilaya sur des questions impliquant l'avenir du pays, alors qu'il aurait été délégué uniquement pour "des questions d'ordre organique et de coordination". Ben Bella contestera la présence de "certaines personnalités" au CNRA ("Centralistes", UDMA, les Ulémas), la primauté de l'intérieur sur l'extérieur et la primauté du politique sur le militaire. Cet avis fut partagé par d'autres membres de la délégation extérieure. L'évaluation précise de la situation militaire n'a pas été faite. L'on se contenta de dresser le bilan de chaque wilaya en armes, hommes, finances, sans étude de l'ensemble des forces en présence, algériennes et françaises, d'étudier le problème de la guérilla et son évolution. La grande préoccupation des maquisards et du Congrès était de se procurer des armes et d'étendre le conflit à tout le territoire. On était à la veille d'une guerre d'extermination. L'élaboration d'une stratégie militaire dans ces conditions était impossible ; les congressistes n'avaient pas une vision claire des étapes à parcourir. On ne pouvait exiger de ces maquisards poursuivis “à mort” par l'armada française et la multitude de ses services de renseignements et d'espionnage d'accomplir des prouesses. Leur mérite a été de se réunir en pleine guerre, au milieu de mille dangers, et d'avoir fondé une légalité révolutionnaire qui durera jusqu'à l'Indépendance et qui servira par la suite de fondement aux institutions de l'Etat algérien. Et le rôle de Abane a été là, il faut le reconnaître, prédominant. Le Congrès a doté la Révolution d'une autorité nationale: le CNRA et d'un organe suprême d'exécution: le CCE. Ce ne sont pas les congressistes de la Soummam qui ont étudié et adopté le texte de la "Plate-forme de la Soummam". Ils en confièrent la tâche au CCE. Celui-ci lui consacra plusieurs séances à Alger et procéda à sa publication le 1er novembre 1956 non sans avoir envoyé un exemplaire du procès-verbal à la délégation extérieure du FLN. L'éventualité du "gouvernement provisoire" fut laissée à l'initiative du CCE. Lorsque le Congrès de la Soummam définit à Alger le statut de "zone autonome" il tient compte de sa situation spécifique : zone du fait de son exiguïté territoriale, wilaya à part entière de par son potentiel humain, la qualité de ses cadres et les objectifs qui lui étaient assignés par la Révolution. Sur 700 000 habitants que comptait le Grand-Alger, plus de la moitié était d'origine algérienne embrigadées dans les structures du FLN.
En somme Abane Ramdane était et sera incontestablement le père de l'Algérie contemporaine, et l'architecte d'une Révolution qui n'arrête pas de faire parler d'elle après 52 ans. Gloire à nos martyrs.
Selon Ben Youcef Ben Kheda 1er président du GPRA Synthèse Lounis Melbouci Source : La dépêche de Kabylie
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| mercredi 20 août 2008, a 22:38 |
| En ces moments durs, peut-on parler de culture ? |
730 accidents de la circulation survenus à travers le pays ont fait 66 morts et 1.076 blessés, a annoncé mercredi la Protection civile dans un bilan hebdomadaire (semaine du 9 au 15 août). - Commémoration: Le ministre des Moudjahidine, M. Mohamed-Cherif Abbas, a présidé mercredi à Bouira la cérémonie officielle des festivités commémoratives de la journée nationale du moudjahid, coïncidant avec le double anniversaire du 20 août 1955/1956. - Des moudjahidine, anciens diplomates et responsables du ministère des Affaires étrangères (MAE) ont participé au siège du ministère à Alger à une cérémonie de commémoration du double anniversaire du 20 août. - Le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a affirmé mercredi que la révolution "authentique" est celle qui demeure fidèle à ses principes fondamentaux et aux engagements pris à son déclenchement. - Sécuritaire : 12 civils tués et 42 personnes blessées, dont 7 militaires et 1 policier dans le double attentat terroriste à l'explosif, perpétré ce matin dans la ville de Bouira, selon un nouveau bilan du ministère de l'Intérieur. - Appel : L'Association des ulémas musulmans algériens a appelé mercredi ceux qui se sont dévoyés du droit chemin à "revenir à leurs familles, à leur peuple et à leur patrie". - Attentat-Réaction : Le président du Conseil des ministres italien, M. Silvio Berlusconi, a adressé un message au président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, dans lequel il lui a présenté ses "profondes condoléances pour les victimes. - La secrétaire générale du PT, Mme Louiza Hanoune a condamné vigoureusement mercredi les derniers attentats terroristes perpétrés dans les wilayas de Boumerdès et de Bouira les qualifiant de "plan chaotique visant à déstabiliser le pays". - Le Rassemblement national démocratique (RND) a réitéré mercredi "son indignation et sa condamnation" de l'attentat terroriste perpétré dans la ville de Bouira faisant des victimes et des blessés parmi les citoyens. - La Chine et le Japon ont condamné mercredi l'attentat suicide qui a fait la veille 43 morts et 45 blessés à l'est d'Alger et visait une école de gendarmerie. - Le Haut Représentant de l'Union européenne pour la Politique extérieur et Sécurité commune (PESC) M. Javier Solana a "condamné fermement" les attentats perpétrés mardi et mercredi en Algérie. - Le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, a appelé son homologue algérien Mourad Medelci pour lui transmettre les condoléances de l'Espagne après les attentats de mercredi à Bouira, au sud-est d'Alger. - Le président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), M. Mohamed Abdelaziz, a vivement condamné, mercredi à Tlemcen, "les lâches attentats terroristes des Issers et de Bouira, qui ont coûté la vie à des innocents". - La présidence du Conseil de l'Union européenne, assurée par la France, a condamné mercredi "avec la plus extrême fermeté" les auteurs des deux attentats terroristes perpétrés dans la matinée à Bouira-ville. - Attentat-Solidarité : Le ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Communauté nationale établie à l'étranger a réaffirmé, mercredi à Boumerdès, l'engagement de l'Etat pour la prise en charge de toutes les victimes des attentats terrorist - Le ministre des Moudjahidine, M. Mohamed-Cherif Abbas, s'est rendu ce matin à l'hôpital Mohamed-Boudiaf de Bouira pour s'enquérir de l'état des blessés des deux attentats terroristes perpétrés dans la ville de Bouira. - Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Dr. Said Barkat a rendu visite aux blessés du double attentat terroriste, survenu mercredi matin à Bouira. - L'ex-chef et fondateur du GSPC, Hassan Hattab, a appelé mardi les islamistes montés au maquis à renoncer à la lutte armée et à rendre les armes. - Attentat – Réaction : Le Premier ministre turc, M. Recep Tayyip Erdogan, a condamné l'attentat terroriste perpétré mardi matin à proximité de l'école de la Gendarmerie nationale des Issers (Boumerdès). - Le gouvernement a condamné "vigoureusement" l'attentat perpétré mardi dans la localité des Issers, (Boumerdès), indique un communiqué des services du chef du gouvernement. -
Constantine
Une culture en quête de catalyseur
21-08-2008

De notre correspondant à Constantine Nasser Hannachi
Constantine n'aura accueilli aucune semaine culturelle dans le cadre des échanges inter-wilayas institués par le département de Khalida Toumi. Excepté le Festival national du malouf qui s'est déroulé en juillet dernier, la ville de Benbadis a fait appel aux chanteurs au répertoire léger pour animer des soirées sans véritable thématique. Pourvu que l'on coche le calendrier estival et qu'on épuise le budget dégagé à cet effet, donnant ainsi l'impression d'avoir animé Cirta en été. Ce qui n'est que du remplissage culturel pour maintenir l'équilibre et faire semblant d'exister sur les plateaux des festivités. Quelle initiative culturelle émanant de la direction de la culture a vu le jour sans être accolée à un cadre officiel durant cet été ? En fait, on ne déniche pas vraiment les promoteurs d'idées. Si cela survenait, il faut attendre la bonne date pour exposer leur talent et n'en faire qu'une simple récupération, voire usurpation. Après Alger, l'hiver dernier, Constantine a préféré transporter son patrimoine culturel à Annaba -faute d'une wilaya invitée-, un choix pour le moins hasardeux si l'on sait que l'ex-directeur de la culture de cette ville occupait le même poste à Constantine et que le nouveau wali de Annaba pilotait Constantine il y a peu d'années. Il n'empêche que Constantine était au grand complet à Annaba pour étaler ses produits que nul ne peut contester, «de la cuisine au malouf». C'est le seul échange inter-wilayas inscrit au menu de cet été. Pour le reste, la ville millénaire ronge son quotidien culturel loin des espaces pourtant dévolus à cette activité, en dépit de l'existence de quelques individualités, mais souvent privées de salles de conférences, comme en témoigne la salle Malek Haddad, toujours en état de veille, sanctionnant, de ce fait, la production artistique culturelle de quelque nature qu'elle soit. Tout est orienté vers le théâtre de Verdure, seul espace habilité à abriter des soirées de «défoulement», puisque le mot est lâché, le cachet culturel pendant cette saison estivale qui s'achève aura connu la délivrance sans touche artistique à la hauteur des valeurs culturelles de la cité. Même les échanges intra-muros sont demeurés mitigés. Pas de projection de films, cela nous amènerait directement à «piquer» les décideurs locaux sur la relance de l'activité de la cinémathèque fermée depuis des années… Pis, pour meubler ce manque, le comité culturel communal a promis un substitut provisoire qui, malheureusement, n'a pas vu le jour, en raison du manque de moyens financiers, en plus du niet affiché par les responsables catalyseurs. Il s'agissait de projections de films «on air». Quelle promesse du comité culturel de la mairie dans la perspective de l'action culturelle d'été a-t-elle été concrétisée ? A Constantine, il paraît que la culture dissocie ses acteurs. Les trois pôles censés booster ce secteur (direction de la culture, associations partisanes, comité culturel de l'APC) tirent sur les chimères en période «extra officielles». Et la sanction est immédiate sur la population, du moins celle dont le souci porte sur l'originalité. «Le comité culturel de l'APC œuvre presque en solo. De plus, il ne semble être dédié qu'à l'activité des officiels», indique une source proche de cette sphère qui ajoute : «Les propositions de ses membres ne reflètent pas vraiment la réalité du terrain. A titre d'exemple, comment pourrait–on projeter des films dans des cités alors que la mairie n'a pas de moyens, voire de camions pour effectuer cette opération ?» Un autre son de cloche laisse entendre qu'entre la municipalité et la wilaya le fossé est profond. Le chef de l'exécutif n'adhèrerait pas vraiment aux idées «communales», du fait des retards accusés dans différents secteurs de développement de la wilaya relevant des prérogatives de l'hôtel de ville. Une inadéquation qui se répercute inéluctablement sur le toit culturel de la ville, dès lors que la direction de la culture baye aux corneilles au lieu d'être présente et «jalouse» pour porter à elle seule la couronne des Beaux-Arts, faute de créer une osmose avec tous les artisans de cet espace. A vrai dire, Constantine, riche en lettres, a besoin d'un essor pour faire valoir ses racines et non de «foule passagère» qui surgisse opportunément. Lorsqu'on parviendra vraiment à respirer à fond les lettres de noblesse du patrimoine constantinois, il sera difficile de le «malmener», voire de le ranger uniquement du côté des circonstances. Constantine n'a pas réellement brillé cet été. Elle ne brillera pas non plus l'année prochaine, si un coup dans la fourmilière n'est pas donné dans ses archives pour faire valoir ses dimensions… et écarter du coup… cette foule passagère.
N. H.
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| mercredi 20 août 2008, a 22:11 |
| Parution d'un livre |
''La mémoire divise, l'histoire réunit'' (P. Nora)[20/08/08]
Histoire
Mémoires de Pieds-Noirs
Dominique Fargues
Éditeur : Flammarion
Résumé : Un livre qui vise à entretenir la mémoire des pieds-noirs, menacée par la mort des témoins. Pas un récit historique, mais un matériau utile.
Livre de mémoire "pied-noir", collection de mémoires singulières, l'ouvrage de Dominique Fargues n'est pas un livre d'histoire. Le choix des intervenants, dont aucun n'appartient à la classe des grands propriétaires terriens installés en Algérie, les extraits rassemblés, tout oriente vers une mémoire identitaire, celle des classes moyennes européennes présentes en Algérie et déracinées lors de leur venue en France. C'est volontairement que cette présentation occulte toute réflexion historique. Pour autant, les voix des témoins constituent un matériau de l'historien, qu'il convient d'écouter.
De ces récits rapportés selon des axes à la fois thématiques et chronologique ("la vie là-bas", "mémoires de guerre", "la vie ici") ressortent les itinéraires de quelques familles françaises et algériennes. Ils tressent l'image d'une société multiple et cloisonnée, mais dont les composantes possèdent des traits similaires : qu'elles soient d'origine andalouse, italienne ou algérienne, les familles ne sont jamais nucléaires ; élargies aux oncles, tantes, cousins, elles forment de larges ensembles soudés. Aux yeux des pieds-noirs, le temps d'avant, celui de la famille élargie qui se retrouve pour des fêtes ensoleillées, constitue un paradis perdu dont la nostalgie fait d'autant plus ressortir la vie sous la terreur, durant la guerre, puis l'arrivée sur une terre qui est à la fois la leur et étrangère, la France.
Les Européens d'Algérie
Grande est la diversité des "colons" : diversité des origines (Français, Espagnols, Italiens), des religions, des motifs d'implantation (Juifs arrivés au XVe siècle, réfugiés ou exilés politiques français et espagnols du XIXe siècle, immigrés pauvres venus de France, d'Espagne ou d'Italie à l'aube du XXe…), des situations socio-économiques (petits fonctionnaires, colons agricoles aux exploitations de tailles disparates).
Quelle qu'ait été leur origine ou leur position, les femmes et les hommes qui se racontent dans ce livre étaient conscients des clivages, voire des frontières, existant dans leur société : peu d'enfants d'origine algérienne dans leurs classes, surtout à partir de dix ou onze ans ; dans les fêtes, les groupes de jeunes italiens, espagnols et français se côtoyaient sans se mélanger ; si les colons dans les campagnes parlaient l'arabe, il n'en allait pas de même dans les villes. Pas d'animosité entre groupes, d'après les témoignages relevés, à condition de respecter l'autre. Respecter l'autre signifiant souvent "rester à distance". Dans chacune de ces communautés, l'unité de vie était la famille élargie, celle qui permettait de sortir en groupe, d'aller à la mer, de faire surveiller les filles par leurs frères ou leurs cousins ; une telle solidarité familiale créait un sentiment de sécurité et la possibilité d'une liberté de déplacement soulignée par tous les témoignages, surtout ceux des femmes.
Dans cette société en apparence ouverte mais en réalité cloisonnée en groupes communautaires, les inégalités étaient perçues comme liées à l'argent plutôt qu'à l'appartenance ethnique ou religieuse. Là encore, le choix des intervenants y est pour beaucoup : aucun n'appartient aux classes aisées.
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| mercredi 20 août 2008, a 20:03 |
| Un martyr héro de la révolution du 01 Novembre 1954 |
Brave parmi les plus braves des héros de la Révolution
Zighoud, le forgeron soldat
20-08-2008

Par Noureddine Khelassi
Les héros sont souvent des gens simples. Ni mythes ni légendes. Avant tout, des hommes et des femmes. Zighoud Youcef, un des principaux dirigeants de la guerre d'indépendance, en est un. Mais l'habit du héros était aussi celui d'un chef «politico-militaire» exceptionnel. Un stratège qui a réinventé la guérilla urbaine, en combinant techniques de l'Intifadha et procédés militaires. Son nom restera à jamais lié au 20 août 1955, une date que la plupart des historiens, épris de libre histoire, considèrent qu'elle a marqué le véritable début de la guerre de libération et le jour où la France a perdu virtuellement l'Algérie. Pourtant, sur le tournant historique que fut le 20 août 1955 et sur le chef de la future Wilaya II (Nord-Constantinois), peu d'études spécifiques. Sauf, côté algérien, panégyriques et «ennoiement» dans le sacré intangible. Et, souvent, du point de vue français, déni, occultation, approximations, mensonges ou fantasmes, généralement le fait d'activistes de la mémoire pied-noire et des partisans de l'Algérie française. Le personnage et l'itinéraire militant de Zighoud Youcef, dont le nom veut dire «yeux verts émeraude à reflets irisés», sont peu connus. Coresponsables de l'opération politique et militaire de grande envergure que fut le 20 août 1955, ses proches compagnons de l'ancienne «zone Smendou», devenue ensuite Wilaya II, les ont peu ou prou éclairés. A l'exception du colonel Salah Boubnider (Sawt el Arab, alors chef de la Nahia d'El Khroub), qui en a témoigné dans un entretien au journal El Watan du 17 juin 2004, Lakhdar Bentobal, son adjoint, Ammar Benaouda (Nahia Annaba), Mahdjoub El Aïfa (Nahia Aïn Abid), Rabah Beloucif, dit Si Rabah El Oumma (Nahia Oued Zenati), Boudjeriou Messaoud (Constantine-ville), Abdelmadjid Kahlerras (Nahia Smendou), Ali Kafi (Nahia Sidi Dris), Zighed Smaïn, surnommé l'Allemand, et Tallaa Amor (Nahia Skikda), Zadi Cherif et Bakhouche Abdesselam (Nahia Guelma), Chettaïbi Ammar (Nahia Collo) et Derradji Larbi, dit «Sten» (Nahia El Harrouch), n'ont pas laissé de témoignages. Ceux qui sont encore vivants ne se sont guère montrés plus loquaces.
Chef d'orchestre Chef d'orchestre de l'opération du 20 août 1955, Zighoud Youcef, qu'un chroniqueur militaire français décrivait comme un «petit bonhomme au mollet sec, ancien forgeron du Condé Smendou», est un homme simple qui succède à Didouche Mourad, chef historique du FLN-ALN, tombé au champ d'honneur à Oued Boukerker, au cours de l'attaque d'un poste militaire dans la localité de Smendou. A 27 ans, Zighoud Youcef devient alors le commandant de la zone II qui recoupera plus tard le Nord-Constantinois. Rien donc ou presque sur la vie de ce grand militant de la cause nationale, né le 18 février 1921, à Condé Smendou, à mi-chemin entre Constantine et El Harrouch. Issu d'une famille modeste, à l'image de centaines de milliers d'Algériens de l'époque, et à l'image de la plupart de leurs enfants, il fréquente l'école coranique avant de s'engager dans les SMA (Scouts musulmans algériens). Orphelin de père, il déserte vite l'école communale avec le niveau du certificat d'études primaires. On ignore à ce jour si l'élève Zighoud a décroché ou non son CEP. L'école du scoutisme musulman le mènera après à militer dans les rangs du PPA-MTLD dont il sera un élu, en 1947, aux élections locales. Il sera alors vice-président du conseil municipal jusqu'en 1949. L'édile était aussi un militant clandestin. Un membre actif de l'OS, l'Organisation secrète dont il mettra en place les structures dans sa région. Cet activisme clandestin lui vaudra d'être arrêté, en 1950, après «l'affaire de Tébessa» qui conduira au démantèlement de l'OS. Zighoud Youcef est alors emprisonné à Annaba en compagnie notamment de Mostefa Benaouda. De cet ancien couvent transformé en prison, il s'évadera en avril 1951, en compagnie de trois autres militants du PPA-MTLD, Slimane Barkat, Ammar Benaouda et Abdelbaki Bekkouche (témoignage de Salah Boubnider). Cette évasion, Zighoud Youcef et ses trois compagnons la doivent notamment à leur résolution de militants déterminés mais aussi à l'habileté de forgeron du futur héros du 20 août 1955. Pour prendre la clé des champs, Zighoud Youcef confectionne à l'aide d'un ouvre-boîte métallique des passe-partout avec lesquels il crochète les serrures des portes des cellules. Presque un jeu d'enfant. Mais le hasard y sera aussi pour quelque chose : comme le plafond du couvent communiquait directement avec celui du tribunal qui le jouxtait, les trois hardis «pensionnaires» ne se feront donc pas prier pour aller vérifier que l'herbe était assurément bien plus verte ailleurs ! Selon son codétenu, Salah Boubnider, Zighoud Youcef, avant de se faire la belle, s'était d'abord excusé auprès des autres détenus de ne pouvoir les associer à leur audacieuse équipée. Il avait alors argué du principe de précaution militant et de la nécessité de réunir toutes les conditions de réussite nécessaires à l'évasion de trois représentants de l'élite militante du PPA-MTLD. Du bon usage de l'égoïsme révolutionnaire ! «Lorsque les gardiens vous interrogeront, mettez tout sur notre dos, de toutes les façons nous ne serons plus là», a dit Zighoud Youcef à ses autres compagnons d'incarcération. Dans un éclair de génie lucide, le futur chef de la zone II brûlera tous les dossiers du tribunal. Selon le professeur Mahfoud Bennoune, officier de la Wilaya II, ce geste audacieux permettra l'acquittement de beaucoup de militants qui seront jugés plus tard, les dossiers de l'accusation ayant été totalement détruits.
Membre des «22», adjoint de Didouche Mourad Après ce coup d'éclat, Zighoud Youcef rejoindra le massif des Aurès où il se réfugiera dans une semi-clandestinité, se partageant entre l'activisme militant et la vie dans le maquis. Il reviendra après dans sa région natale où il poursuivra sa lutte anticolonialiste avant de faire partie des «22» historiques qui créeront à El Madania (Clos Salembier, Alger) la matrice de l'indépendance, le CRUA, le Comité révolutionnaire d'unité et d'action. Lors de la répartition des responsabilités, ses pairs le désigneront comme adjoint de Didouche Mourad à la tête de ce qui deviendra, après le congrès de la Soummam, la wilaya II. Pionnier de l'action militaire, il sera l'un des tout premiers à tirer les cartouches de la libération. C'est lui qui a mené donc des coups d'éclat contre la caserne de la gendarmerie de Condé Smendou dès novembre 1954. De l'aveu même de chefs de l'armée française, il avait inauguré la guérilla urbaine à Bône (Annaba) et à Philippeville (Skikda), mais surtout, il n'a cessé depuis le début de 1955 de mettre au point «une certaine tactique de l'attaque d'un village». Il aurait du même point de vue «échoué» mais «a failli réussir» à El Harrouch, où se trouve le PC des parachutistes du colonel Ducourneau. L'homme au chapeau de brousse que l'on voit sur les rares photos d'époque, «ce loup maigre et sec», selon la formule de Jacques Duchemin, auteur d'une partiale et partielle Histoire du FLN (Table Ronde, Paris 1962), avait pourtant hérité d'une wilaya coupée des autres wilayas, à la mort de Didouche Mourad qui avait emporté avec lui l'essentiel des archives du territoire nord-constantinois. C'est que, aussi, la révolution algérienne naissante n'avait pas encore eu le temps d'installer des structures de renseignements, de liaison et de communications et le futur et célèbre MALG, le ministère de l'Armement et des Liaisons générales n'était pas encore créé. La guerre n'avait que trois mois à peine et tout était à faire, notamment assurer ce que notre confrère Boukhalfa Amazit appelle judicieusement l'implantation du FLN-ALN par vascularisation. Donc, assurer la politique de rupture avec l'administration coloniale, pénétrer en profondeur les villes, les douars et les mechtas, en un mot, selon la théorie maoïste, «assurer l'eau au poisson». Du commandant militaire et du responsable politique, on sait peu de chose. Feu Mahfoud Bennoune, capitaine de la wilaya II, disait de lui que c'était «un homme réfléchi, intelligent, sérieux, profondément engagé pour la cause nationale, bien organisé et surtout d'une extrême modestie». Ce portrait paraît d'autant plus juste que la wilaya II est la seule wilaya qui a échappé aux implacables purges ayant endeuillé les maquis à partir de 1958, suite à la fameuse «bleuïte», l'opération d'intox, à grande échelle, imaginée par les services d'action psychologique de l'armée française. Sa formation était celle d'un autodidacte, doublé d'un militant lucide «avec une base politique solide», avait confié à son sujet, à Boukhalfa Amazit, Salah Boubnider, l'un de ses compagnons d'armes les plus proches. Ce que confirmera d'ailleurs, Ali Kafi, successeur de Sawt El Arab à la tête de la wilaya II dans ses Mémoires et dans des entretiens à la presse arabophone algérienne. Pour convaincre du sens politique de Zighoud Youcef, Salah Boubnider, qui l'avait remplacé comme commandant de la wilaya II, se souvient alors d'une opération militaire à Sidi Mezghiche, décidée et conçue par Zighoud comme une action psychologique destinée à vaincre les doutes des habitants de ce village au sujet du pouvoir d'initiative et de la capacité d'agir de l'Armée de libération nationale (ALN). Pour mieux frapper les esprits, il décide alors de n'y associer aucun djoundi et d'y engager exclusivement des cadres. Ainsi, 160 hommes au total seront mobilisés pour accrocher avec un total succès des unités de l'armée françaises dans les alentours de Sidi Mezghiche. Invité par Salah Boubnider à dresser le bilan des opérations, le colonel Zighoud Youcef eut alors ces propos : «Ce peuple est un grand peuple, sa volonté est immense, sa disponibilité est permanente ; il lui faut une direction à sa dimension, qui le convainc, nous ne devons pas le décevoir, sinon il risque de commettre de graves dégâts. Si la direction n'est pas à la hauteur du peuple qu'elle mène, alors ce dernier peut faire des choses incontrôlables.» Autodidacte et stratège spontané, Zighoud Youcef n'a probablement pas lu Sun Tsu, ni Nedham El Mulk, pas plus qu'il n'aurait assimilé Clausewitz ou Mao Zedong. Mais, en attaquant simultanément 39 centres militaires dans le Nord-Constantinois, il a inventé une nouvelle technique de guerre en lançant contre des objectifs militaires précis des colonnes de fellahs armés de bâtons et de serpes. D'un point de vue militaire classique, cette technique non conventionnelle est apparue alors «absurde» aux adeptes de la science militaire pure. Bien avant l'heure, le forgeron soldat de Smendou avait combiné «marche verte», intifadha et techniques de guérilla pour atteindre des objectifs politiques et militaires essentiels. L'importance des objectifs atteints fut telle que le 20 août 1955 constituera un tournant historique majeur dans la guerre d'indépendance de l'Algérie.
Chef militaire réaliste Déjà, sa lecture des résultats de l'opération du 20 août 1955 et d'une année d'activité militaire montrait que point n'était nécessaire de sortir de quelque école de guerre pour se révéler analyste politique lucide et chef militaire réaliste et intellectuellement honnête. En novembre 1955, lors d'une réunion de l'état-major de la zone II, à Taïrou, à l'est de Settara, Zighoud Youcef avait livré ce jugement : «Si nous avons perdu militairement et gagné politiquement dans le nord-est du Constantinois, c'est-à-dire à Skikda et sa périphérie, je peux vous dire que nous avons gagné militairement et politiquement dans le nord-ouest du Constantinois, et plus particulièrement à El Milia» (source : Ammar Guellil, l'Epopée de l'Algérie nouvelle, Dar El Baath, 1991). Derrière le constat se profilaient aussi des félicitations à Messaoud Bouali, adjoint direct de Lakhdar Bentobbal et commandant des opérations à El Milia qui se sont déroulées selon un mode opératoire différent de celui utilisé dans les autres régions. Dans la zone d'El Milia, qui s'étend d'Aïn Kechra à Erdjana, Messaoud Bouali a tout simplement inversé l'ordre d'attaque : au lieu que ce soit la population qui avance vers les objectifs désignés, canalisée et encadrée par les moudjahidine et les moussabiline ou dissimulés en son sein comme c'était le cas ailleurs, il ordonne que ses hommes en armes se mettent en avant des habitants désarmés. Résultat : les opérations qui se sont succédé dans le secteur d'El Milia durant les 20, 21, 22 août, ont atteint les objectifs avec des pertes nsignifiantes (embuscades sur la route de Constantine qui a abouti à la mort du juge Reno, embuscades à Hazouane et Zegar, occupation pendant trois jours du village d'Arago (Bordj Ali Halia, notamment). Au lieu de houspiller Messaoud Bouali pour avoir contrevenu aux ordres du commandement, Zighoud le félicita et le remercia en lui offrant un exemplaire du saint Coran.
N. K.
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| mercredi 20 août 2008, a 12:38 |
| France : le prix du cartable |
Prix du cartable : la confusion
Rentrée scolaire. Le coût des fournitures a-t-il baissé ? Les associations familiales se contredisent. Nous avons fait nos relevés.
Val.C. | 20 Août 2008 | 08h33
La papeterie serait en baisse, les articles de sport aussi. Mais la cantine ou les activités extrascolaires ont augmenté de 50 %. Photo DDM, Sébastien Lapeyrere.
La rentrée 2008 sera-t-elle moins chère que la précédente ? Oui, répond l'association Famille de France qui, depuis vingt-quatre ans réalise une enquête sur le coût des équipements scolaires. Hier, pour la première fois, elle dévoilait une baisse moyenne de 7,67 % par rapport à l'an passé pour un élève entrant en sixième. Concrètement, les parents qui déboursaient 206 € environ en 2007, en dépensent cette fois un peu moins de 191. « La liste Darcos (1) a été respectée », a précisé Henri Joyeux, président de l'association.
Mais la satisfaction a tourné court. Dans la foulée de cette annonce, deux autres associations familiales, la Confédération syndicale des familles (CSF) et l'Union des familles laïques (Ufal), ont contesté ces conclusions. « On ne sera certainement pas sur ces chiffres. Il y aura une petite hausse, qui ne sera pas très différente des autres années » a assuré Brigitte Masure, de la CSF, qui dévoilera sa propre enquête la semaine prochaine.
De son côté, l'Ufal, une plus petite association témoigne, d'après les remontées de ses adhérents, d'une hausse de 3 % du coût de la rentrée.
Un comparatif de « La Dépêche du Midi », réalisé dans un même supermarché toulousain l'an dernier et cette année, d'après une liste de fournitures type (les produits les moins chers ont été privilégiés), montre une hausse très nette des premiers prix.
Par exemple, le prix de la gomme a doublé, celui de la paire de ciseaux à bouts ronds a triplé et la calculatrice graphique, nécessaire aux lycéens coûte 10 € de plus que l'an passé.
Alors baisse ou pas ? Encore faut-il comparer la même chose. La liste de Famille de France compte 46 produits, incluant les articles de sport. Ses résultats sont une moyenne établie d'après des relevés réalisés dans des points de vente très divers. Or certains magasins spécialisés (papeteries, enseignes de sport), ont baissé leurs étiquettes de plus de 30 % par rapport à 2007. Mais l'association constate des prix stables dans les supermarchés et même légèrement supérieurs (+0,98%) dans les hypermarchés.
Enfin, il demeure un bémol de taille : les frais annexes, cantine, transport, sorties, activités extrascolaires, ont fortement progressé.
Famille de France a donc demandé que l'allocation de rentrée scolaire, versée aujourd'hui aux familles, soit plus finement modulée, en donnant plus aux lycées et moins aux primaires (2).
(1) Le 10 juillet dernier, le ministre de l'Éducation nationale, Xavier Darcos, signait avec les grands distributeurs français, une charte dans laquelle ces derniers s'engageaient à ne pas augmenter les prix d'une trentaine d'articles scolaires.
(2) 272,59 € en primaire ; 287,59 € au collège ; 297,59 € au lycée). Cliquez sur l'image pour l'agrandir
« On y arrive en recyclant un maximum »
Les courses de la famille Goutorbe ressemblent, en ce début de semaine, à une expédition. Au retour des vacances, il faut à la fois remplir le frigo et les cartables de Louis, 11 ans, futur 6e, Paul, 8 ans, qui entre au CM1 et Angèle, 6 ans, qui fera ses premiers pas au CP. Équipés de deux caddies et d'une liste concentrée sur une feuille A4, Danièle et sa tribu se retrouvent dans un hyper de la banlieue toulousaine. Un épisode de la vie familiale très organisé.
« À la fin de chaque année scolaire, on vide les classeurs, les chemises, les cartables. On récupère tout ce qui peut l'être. On recycle au maximum, des stylos aux protège-cahiers. » C'est ainsi que les fournitures passent d'un enfant à l'autre, ou tout simplement servent tout un cycle scolaire : « Je tiens à ce que le même cartable puisse faire tout le primaire », explique Danièle, qui, du coup, prend garde à ne pas choisir les articles d'entrée de gamme : « J'y mets en moyenne 50 €. » Pour les consommables, feuilles et autres cahiers « je m'en tiens à la marque distributeur. J'évite les prix trop bas. »
Cette politique de recyclage permet à Danièle de ne pas débourser plus de 100 à 150 € de fournitures pour ses trois enfants, qui n'en nourrissent pas de frustration pour autant.
« Je leur explique que les marques sont plus chères et pas forcément de meilleure qualité. ça ne vaut pas seulement pour l'école, mais aussi pour les vêtements, l'alimentation. » Louis acquiesce, il se fiche des marques, même si à l'instar de son frère et de sa petite sœur, il bénéficiera d'une largesse. « Ils ont droit chacun à un article qui leur fait plaisir. Paul a déjà choisi, il s'est pris un joli stylo. » Voilà comment la famille Goutorbe fera sa rentrée, le 2 septembre, en évitant de malmener son budget. Car, lorsque les parents y consentent, la facture peut vite s'envoler : Pascal Peloy, un habitant de Portet-sur-Garonne, accompagne Victoria dans un grand magasin toulousain. Ils cherchent un cartable et en profitent pour faire les courses de rentrée. « Tenues de sport comprises, j'en aurai pour 300 €. »
Focus
La rentrée sur Internet
Gain de temps, gain d'argent. Selon l'agence Twenga, les prix des fournitures scolaires sont chers sauf si on cherche sur des sites spécialisés sur internet. L'étude de Twenga révèle que la France est plus chère que l'Allemagne pour les prix standards (14 %), mais bien chère que le Royaume-Uni. Cette étude fait apparaître que le prix économique dans les trois pays, est légèrement plus élevé en France. Voici quelques exemples de sites sur lesquels vous pouvez choisir, comparer et acheter des fournitures scolaires : www.top-office.com, www.vivelarentree
Première baisse attendue du coût de la rentrée scolaire en 24 ans
Par La Tribune mar 19 aou, 15h03 Selon l'association Familles de France, le coût de la rentrée scolaire pour un élève de sixième a baissé de 7,67% par rapport à 2007. Une première baisse "depuis 24 ans", se félicite l'association qui note la modération de la grande distribution et un changement de comportement des parents. D'autres associations contestent ces chiffres.
Bonne nouvelle pour les familles qui ont des enfants à l'école. L'association des Familles de France, qui réalise régulièrement cette enquête, note en effet une baisse de 7,67% à 190,82 euros du coût de la rentrée (sur un total de 46 produits; voir la liste ci-dessous) pour un enfant entrant en sixième, "pour la première fois depuis 24 ans". Henri Joyeux, président de l'association, s'en est félicité publiquement: "le ministre a entendu Familles de France et la liste Darcos a été respectée".
Le 10 juillet, le ministre de l'Education, Xavier Darcos, avait trouvé un accord avec la grande distribution sur une modération des prix des fournitures scolaires essentielles, sur la base d'une liste élaborée avec des représentants des familles et des parents d'élèves.
Outre ce facteur, le comportement des parents explique aussi cette baisse: "les familles sont raisonnables, elles ne vont plus avec les enfants faire leurs courses, les choix se font dans le cadre des produits durables" et résistants, a aussi valoir Henri Joyeux. "Les familles sont satisfaites à 70%" de cette baisse, a-t-il ajouté.
Cette baisse est toutefois contestée par d'autres associations familiales telles la Confédération syndicale des Familles (CSF) - auteur d'une enquête annuelle qui sera présentée la semaine prochaine - et l'Union des familles laïques (Ufal) qui indiquent remarquer plutôt une hausse du prix moyen du cartable. L'an dernier, la CSF avait constaté une hausse de 0,67 %. Bernard Teper, le président de l'Union des familles laïques, indique "d'après les remontées de ses adhérents", une hausse "d'environ 3%" du coût de la rentrée sur un "panel d'une quinzaine de fournitures scolaires et de vêtements".
La liste des fournitures scolaires essentiellesVoici la liste des fournitures scolaires de base établie par le ministère de l'Education nationale avec Familles de France et la Peep. Huit enseignes de grande distribution se sont engagées pour la rentrée à maintenir sur ces articles leurs prix de 2007, voire à vendre à prix coûtant.Consommables:FOURNITURES COMMUNESGrand cahier 96 pages (21 x 29,7 cm) Dos agrafé, papier velouté 90g/m2Petit cahier de 96 pages (17 x 22 cm) Dos agrafé, papier velouté 90g/m2Feuillets mobiles perforés (21 x 29,7 cm) 70 à 90 g/m2Copies doubles perforées (21 x 29,7 cm) 70 à 90 g/m2Cahier de musique de 48 pages (17 x 22 cm)Agenda simpleClasseur rigide (21 x 29,7 cm) Cartonné recyclableClasseur souple (21 x 29,7 cm) PlastiqueProtège-cahiersPochettes transparentes perforées (21 x 29,7 cm) Paquet de 25 à 40Rouleau de plastique pour couvrir les livresStylos à bille 4 couleurs - pointe fineCrayons à papier HBPochette de 12 crayonsPochette de 12 feutres de couleur Lavables, sans solvant, non toxiqueBoîte de gouaches -10 tubes -10 ml Peinture à l'eauGommeBâton de colle Non toxique - sans solvantRouleau de ruban adhésif Sans dévidoirPorte-vues - 21 x 29,7cm (lutin) - 40/60 vues Matière plastique ou recycléeFOURNITURES SUPPLÉMENTAIRES POUR COLLÈGEPochette de papier dessin à grain 180g/m22 porte-vues 21 x 29,7 cm - 40 à 60 vues Matière plastique ou recycléeStylo plumeCartouches d'encre (bleu et / ou noir)Effaceur-réécriveurFOURNITURES SUPPLÉMENTAIRES POUR LYCÉE2 porte-vues - 21 x 29,7cm - 40 à 60 vues Matière plastique ou recycléeStylo plumeCartouches d'encre (bleu et/ou noir)Effaceur-réécriveurÉquipement:FOURNITURES COMMUNESTroussePinceaux de tailles différentes - lot de 3 Poils naturels- Règle plate en plastique - 30 cm- Rapporteur en plastique - 12 cm ou set- Equerre en plastique - 21 cm - 60°CompasPaire de ciseaux 11 à 13 cm Bout rond, acier inoxydableTaille-crayons A réservoir plastiqueFOURNITURES SUPPLÉMENTAIRES POUR PRIMAIRECartable solide et résistant, inférieur à 1 kiloFOURNITURES SUPPLÉMENTAIRES POUR COLLÈGECartable solide et résistant, inférieur à 1 kiloCalculatrice intégrant des fonctions graphiques et statistiquesFOURNITURES SUPPLÉMENTAIRES POUR LYCÉECalculatrice intégrant des fonctions graphiques et statistiques
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| mardi 19 août 2008, a 23:27 |
| Mon ecole, ma pensée, ma nostalgie |
«La rentrée qui m'a marqué»
Propos recueillis par Louise Witt, mis à jour le 29/08/2007 17:22 - publié le 29/08/2007
Cinq personnalités du monde de la mode, de la musique et du cinéma évoquent pour nous leurs souvenirs d'écolier. Loin des clichés, ces moments heureux ou plus délicats, cette amosphère nostalgique et les témoignages qui l'accompagnent nous rappellent des instants intenses d'émotion.
Paul Smith, créateur de mode
 © S. Sodano - DR
«A l'école, j'attendais que la cloche sonne pour enfourcher mon vélo. Je rêvais de devenir cycliste professionnel»
J'ai arrêté l'école à 15 ans, pour aller travailler dans un entrepôt de tissus, et j'en conçois des regrets, pour les lacunes qui en résultent - je voudrais avoir des bases plus solides en histoire, en géographie, en maths. En revanche, l'école en soi, j'ai détesté ça: toutes les rentrées ont été pénibles. Ça n'est pas que j'ai particulièrement souffert, c'est que j'ai l'impression de n'avoir rien vécu, le néant, l'ennui complet. A posteriori, je me dis que c'est peut-être dû à mon côté hyperactif et hypercurieux, qui rendait vite les profs inintéressants. Il n'y a qu'en géographie et dans les matières artistiques que j'ai pris du plaisir... Et puis, il y avait ce rêve de devenir cycliste professionnel: dès l'âge de 11 ans, j'ai fait partie d'un club, et avaler des kilomètres, je n'avais que ça en tête. Du coup, j'attendais avec impatience que la cloche sonne, vers 15 h 30, et hop! j'enfourchais mon vélo. Ce sport a représenté beaucoup dans mon évolution: il m'a affranchi de l'école et de mes parents, et il m'a révélé que j'avais l'esprit de compétition, chose qui m'était totalement étrangère en tant qu'écolier. Et j'y ai aussi découvert que j'avais de l'humour, en faisant rire mes camarades de club - ce qui n'arrivait pas avec mes camarades d'école. L'uniforme, en revanche, je trouve ça plaisant: ça donne un côté équipe. Dans mon école, c'était chemise, short et chaussettes gris, avec cravate rayée et blazer marine, complétés par des chaussures noires. La cravate, je la nouais à ma façon, et je jouais avec le col des chemises, le relevant par exemple d'un côté. On peut voir ça comme une préfiguration des petites subversions dont j'ai ensuite joué dans la mode.
Vanessa Seward, styliste
 © F. Courtes - DR
«Petite, je détestais la rentrée. Jusqu'à l'école de mode du Studio Berçot. Là, d'un coup, j'étais moi-même»
La rentrée, dans l'absolu, c'est la déprime! Je l'ai longtemps envisagée comme un lundi, et je ressentais la veille un blues semblable à celui du dimanche soir. Mais ça s'arrange, notamment grâce à ce travail qui me comble, sachant que le rythme quasi continu des collections brouille un peu les cartes, éclipse les césures... Petite, je détestais carrément ça, la rentrée, c'était terrible. Il faut dire que mon père était diplomate, donc nous changions souvent de pays: pour nous, les enfants, ça voulait dire encore une nouvelle école, de nouveaux camarades, une autre langue... C'était compliqué et ça nous distinguait, alors que, comme tous les enfants, je n'aspirais qu'à me fondre dans le moule, à être comme tout le monde... Née en Argentine, j'ai vécu de 2 à 10 ans à Londres, puis à Buenos Aires jusqu'à 12 ans, avant d'arriver à Paris. La rentrée qui m'a le plus marquée est celle au Studio Berçot, juste après le bac, car elle m'a libérée. Jusque-là, je n'avais fréquenté que des écoles pour filles, privées et catholiques, où je ne me suis jamais sentie parfaitement bien, même si je reconnais que l'enseignement était de qualité, notamment en Angleterre. Au Studio Berçot, d'un coup, j'ai intégré un milieu où je pouvais être absolument moi-même... C'était en 1989, je me souviens parfaitement des noms de la plupart de mes camarades, des profs, et même de la tenue que je portais ce jour-là: un fuseau noir et une veste vintage blanche, très Emma Peel. Ça changeait des uniformes que j'ai dû porter tout le reste de ma scolarité!
Thomas Fersen, chanteur
 © V. Mathilde - DR
«J'étais un écolier distrait, dans ma lune... Ma pensée s'en allait par des chemins de traverse»
C'est la rentrée en sixième qui m'a le plus marqué. J'ai alors intégré le lycée Jacques-Decourt, dans le IXe arrondissement parisien, alors que j'habitais le XXe. Et je me souviens très bien d'une phrase qu'a eue ce jour-là le grand gars qui était assis à côté de moi. La professeure de français chargée de nous accueillir a demandé si l'on avait bien compris ce qu'on attendait de nous, et lui a répondu: «Je comprendrais, ce serait la fin du monde»... C'était la fin du monde, en effet! Je ne me souviens pas de la tenue que je portais ce jour-là, mais de m'être inquiété de ce que j'allais mettre, oui. J'étais un écolier distrait, dans ma lune... Je suivais les débuts de conversation, ça suscitait en moi des images, et immédiatement ma pensée s'en allait par des chemins de traverse. C'était très agréable, ces échappées fantaisistes sont d'ailleurs devenues l'essence même de mon travail... En revanche, mon rendement en pâtissait, du coup je me retrouvais des heures coincé dans ma chambre à essayer de rattraper... et à rêvasser, de nouveau. J'ai eu plein de sobriquets, d'ailleurs j'en ai fait une chanson [NDLR: Dugenou]. Si je conserve un souvenir global d'ennui, j'ai aussi eu des profs passionnants. Je me souviens notamment d'un cours d'histoire où on avait presque interdiction de prendre des notes, où l'Antiquité nous était racontée de façon fascinante, même si le prof était extrêmement austère. Il y avait aussi cette prof de français... Je pense que la séduction joue un rôle dans l'enseignement, qu'il faut qu'on soit un peu amoureux pour que l'esprit s'ouvre, pour qu'il y ait du plaisir. Et, pour avoir une fille de 16 ans, je sais que ça fonctionne toujours comme ça. Thomas Fersen, à paraître le 25 octobre (Textuel).
Abd Al Malik, chanteur slameur
 © J. Saget/AFP - DR
«J'ai eu des professeurs merveilleux et passionnants. Ils ont contribué à faire de moi l'homme que je suis»
J'ai toujours aimé la rentrée, parce que j'ai toujours aimé l'école, énormément. Chaque fois, c'était la perspective de recommencer à apprendre, tout en retrouvant les amis. Et puis, il y avait le jour de la rentrée lui-même, avec les nouveaux vêtements, le nouveau cartable, les nouvelles fournitures... Il faut dire aussi que j'ai eu des professeurs merveilleux et passionnants. Il y a eu par exemple Mlle Schaeffer, en CM1-CM2: elle voulait à tout prix que je sorte de la cité où j'habitais, dans le quartier du Neuhof, à Strasbourg, et elle a fait des pieds et des mains auprès de ma mère pour que j'intègre un collège privé auquel je n'avais théoriquement pas accès, vu les revenus de mes parents. Et ça a marché, j'ai obtenu une bourse... Ce collège était catholique, comme ensuite le lycée: on a été initiés à toutes les religions, ça nous a incroyablement ouvert l'esprit. En cinquième, j'ai eu un coup de foudre pour le latin: l'étymologie, les auteurs, j'ai adoré ça... Plus tard, à la fac, je me suis mis au grec dans le cadre d'un double cursus philosophie-lettres classiques. Parmi les profs, je me souviens aussi de M. Leborgne, qui enseignait à la fois l'anglais et la culture religieuse: il nous a fait découvrir Alain, Voltaire, le prophète Jérémie... Au lycée, il y a eu M. Miry, prof de lettres et de latin, qui, d'un côté, nous faisait lire des auteurs de la négritude comme Césaire ou Senghor, et, de l'autre, nous faisait traduire Plaute, Sénèque... Pour moi, les profs sont de véritables héros. Ceux que j'ai eus ont largement contribué à faire de moi l'homme que je suis. A l'Olympia le 2 octobre.
Léa Drucker, actrice
 © J. Saget/AFP - DR
«Je conserve une vraie nostalgie de l'année passée aux Etats-Unis»
Comme j'ai déménagé quelque chose comme 15 fois jusqu'à l'âge de 15 ans, j'ai collectionné les rentrées... Mais il y en a une qui se détache: quand on est partis vivre aux Etats-Unis, où mon père avait décroché une bourse pour étudier, à Harvard. C'était en 1980, j'avais 8 ans, et ça a représenté un changement complet: de pays, de culture, de langue, de vie. Je me rappelle très bien, on est arrivés à Boston fin août, en pleine canicule, sans trop savoir où habiter vu que mes parents étaient plutôt du genre bohème et à improviser, et ma mère a déniché un hébergement temporaire dans une communauté amish, qui vivait sans électricité et habillée à l'ancienne... Ils étaient absolument adorables, mais bon, ça faisait quand même bizarre d'atterrir là. La rentrée scolaire elle-même a été un peu catastrophique: je l'ai faite légèrement plus tard que les autres; en plus, ma mère donnait des cours de français dans cette école bilingue et enfant de prof, ce n'est jamais une position très confortable... Résultat, pendant deux ou trois mois, j'ai été un peu été mouton noir. Mais hors de l'école, j'avais une vie géniale: on vivait dans une résidence pour étudiants étrangers, mes copains étaient indiens, pakistanais, finlandais, africains... J'en garde des souvenirs magiques. Et puis, je faisais du patinage artistique, mon père m'emmenait au cinéma... J'ai aussi le souvenir d'un système pédagogique très valorisant pour l'enfant, qui est sans cesse félicité, encouragé.
Au bout d'un an, on est revenus en France, à Tours, j'ai fait mon entrée en CM 2 et ça s'est plutôt bien passé, pas comme quand on a déménagé à Paris, l'année de mes 11 ans... En tout cas, j'ai toujours conservé une nostalgie de l'année passée à Boston, avec des souvenirs très précis de la lumière, là-bas, de la musique qu'écoutait ma mère, des looks très Rocky Balboa...»
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| lundi 18 août 2008, a 20:01 |
| Un peu d'économie. |
Récession : ce qui nous menace
Production et consommation en chute, inflation à la hausse, inquiétude sur les salaires et l'emploi : trop de clignotants sont au rouge.
Recueilli par Jean-Pierre Bédéï | 18 Août 2008 | 08h55
DDM
Il y a des signes qui ne trompent pas : même en vacances, et un peu la tête ailleurs avec les J.O. les Français n'oublient pas leur préoccupation première : inquiets pour leur pouvoir d'achat, ils n'ont en rien cédé à l'habituelle euphorie estivale pour relâcher un peu les cordons de la bourse. Ils continuent à « faire attention à la dépense », limitant les sorties au restaurant, évitant les extras pour dégonfler les additions (vin, apéro, dessert), rognant même sur les pourboires.
L'Union des métiers de l'hôtellerie et de la restauration (UMIH) parle d'une baisse des chiffres d'affaires de 10 à 30 %.
Les mauvaises nouvelles tombent comme pluie en avril, refroidissant les plus optimistes. Pas un chiffre qui rattrape l'autre. Tout indique que la France est inexorablement rattrapée par la crise financière venue des USA. Pas plus que le nuage de Tchernobyl, elle ne pouvait, dans une économie mondialisée, s'arrêter aux frontières de l'Hexagone.
Et la flambée des matières premières, pétrole en tête, a un peu plus noirci l'horizon et plombé le moral des citoyens et des entrepreneurs.
Le PIB français a reculé au deuxième trimestre (-0,3 %) pour la première fois depuis fin 2002, rendant aléatoires les prévisions de croissance du gouvernement et alimentant les craintes d'une récession que les experts n'écartent plus. Une situation (deux trimestres consécutifs de chute du PIB) que la France na pas connu depuis l993.
La hausse des prix explique principalement la stagnation de la consommation, premier moteur de l'économie française (+0,1%). Avec un plongeon spectaculaire (-2,9 %) des dépenses des ménages pour le logement. Ce qui n'est pas de nature à inspirer confiance aux entreprises : elles investissement moins (-1 %).
Pour la première fois depuis le printemps 2003, l'économie française détruit plus d'emplois qu'elle n'en crée : l'emploi salarié dans les entreprises a diminué en moyenne de 0,1 % au premier trimestre (et même -0,3 % dans l'industrie, où la production a reculé de 1,4 %).
Une tension sur le marché du travail qui n'augure rien de bon pour les salaires, donc le pouvoir d'achat, donc la consommation, selon un engrenage classique. Et dans un second temps, c'est l'emploi qui risque d'en pâtir.
C'est dans ce climat peu rassurant que François Fillon, sifflant, avant l'heure, la fin des vacances gouvernementale, réunit aujourd'hui en urgence ses ministres en charge de l'économie.
Ce que signifient les indicateurs pour les ménages.
Dur pour le portefeuille et pour l'emploi
DANS LE ROUGE
Les prix. L'inflation à 3,6 % est-elle un sommet indépassable? Pas sûr. Les coûts de production ont augmenté, les marges ont baissé, donc il n'y a pas de raison que les prix baissent dans l'immédiat. Un vrai sujet d'incompréhension et d'inquiétude pour les Français qui s'étaient habitués depuis vingt ans à la stabilité des prix.
Les impôts, les taxes. Les cadeaux controversés du « paquet fiscal » destiné aux plus aisés des contribuables se sont révélés inopérants pour relancer l'économie tout en privant l'État de précieuses ressources. « Les caisses sont vides » (Sarkozy), « je suis à la tête d'un État en faillite » (Fillon). Au sommet, ce n'est plus un tabou : l'État a besoin d'argent et donc de produit fiscal. En outre, avec le transfert des dépenses d'un État qui se décharge, les collectivités locales risquent d'augmenter la pression fiscale.
Les salaires. Entre juin 2007 et juin 2008, le salaire mensuel de base a progressé de 3,1 %, nettement moins vite donc que l'inflation. Avec l'inflation et la baisse de consommation, les entreprises n'ont pas de marge pour augmenter.
L'emploi. Les créations d'emplois ont baissé au deuxième trimestre, ce qui préfigure un net ralentissement sur l'année. La destruction de quelque 12 200 emplois entre avril et juin suggère que les entreprises ont senti le vent tourner. Le ralentissement des créations d'emplois va s'accélérer. Du coup, le taux de chômage devrait repasser rapidement au-dessus de 7,5 %.
Les tendances. Maintenir le cap des réformes mais… abandonner le thème du pouvoir d'achat ! Voilà ce que suggère en substance, hier dans le JDD, l'économiste Nicolas Baverez, conseiller écouté de Nicolas Sarkozy. Exit l'engagement de campagne du Président ? Ballon d'essai prélude à un nouveau tour de vis ? Pas de quoi, en tout cas, donner le moral aux ménages.
Carburants, alimentation: un peu de répit à confirmer
à l'orange
Le crédit. Après avoir purgé les bilans affectés par la crise des subprimes, les banques pourraient se montrer plus accommodantes envers les clients. Et les taux d'intérêt ne devraient pas exploser car la Banque centrale européenne voudra contenir l'inflation donc stabiliser les taux.
Les carburants. En théorie, la baisse du pétrole doit se traduire à la pompe et aussi sur les coûts de transports. C'est déjà le cas avec une baisse de quelque 10 centimes du prix des carburants payés à la pompe. Mais cette baisse semble, à son tour, entrée dans une phase de stabilisation.
L'alimentation. Les récoltes de blés sont meilleures que l'an dernier et les cours du blé notamment sont à la baisse (- 40 %). Mais avec les sommets atteints auparavant, il y a encore du pain sur la planche… On peut toujours espérer une stabilisation des prix du pain et des pâtes..
EN VERT
Les nouveaux modes de consommation. Peut-être une révolution. Plutôt que céder au découragement, les Français ont modifié leurs pratiques de consommation en privilégiant, le prix bien sûr , mais aussi la qualité à la quantité. Ils privilégient les choix « verts », synonymes d'économie. En témoigne la chute spectaculaire de la vente des 4x4, polluants comme le succès du bonus-malus écologique à l'achat de véhicules neufs.
expert
«On n'a encore rien vu !»
C'est le débat d'une difficile rentrée qui s'annonce. La France est-elle entrée en récession ?
Oui. Cela fait six mois que je l'annonce. Il faut arrêter la méthode Coué généralisée. Le plus grave n'est pas le recul du PIB de 0,3 % mais sa baisse de 0,6 % hors stocks. Ce n'est donc pas un trou d'air. C'est une crise grave, analogue à la dernière grande récession que la France a connue en 1993.
Quelles vont en être les conséquences ?
On n'a encore rien vu. Des entreprises vont déposer leur bilan dès la rentrée, le chômage risque de remonter jusqu'à 8 % en 2009, la consommation va baisser et le pouvoir d'achat diminuera encore. On est rentré dans une spirale dangereuse qui devrait se prolonger jusqu'au printemps 2009.
Christine Lagarde explique que les réformes engagées depuis un an permettront de faire face. Y croyez-vous ?
J'aimerais y croire. Mais cette vision porte sur le long terme, alors qu'il va falloir agir dans l'immédiat.
Que faut-il faire pour juguler cette tendance à la récession ?
Cela ne dépend pas que de la France. Il faut que la BCE baisse ses taux d'intérêt. Il convient également que le gouvernement diminue la pression fiscale et la dépense publique. Cela aurait dû même être fait avant. Il faut faire preuve de courage politique.
Marc Touati, économiste, directeur général du cabinet Global Equities
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| lundi 18 août 2008, a 14:17 |
| Qui est banquier : le gérant décideur exploitant ou l'employé ? |
« Mon banquier refuse de m'ouvrir un compte en banque… »
Nombre de créateurs d'entreprise essuient un refus de leur banquier sur le motif que leur société est hébergée dans une société de domiciliation. Explications.
Iulia Badea Gueritée | LEntreprise.com | Mis en ligne le 18/07/2008
Johan, créateur d'une EURL en dépannage électrique, se rappelle avoir écouté sans comprendre, sa conseillère BNP refuser de lui ouvrir un compte professionnel. Pourtant son dossier était complet : capital, business plan, attestation du stage de gérant... La raison évoquée : un changement de politique commerciale de la banque qui n'accepte plus les créateurs qui comme lui font domicilier leur entreprise dans une société de domiciliation. « Je suis locataire, explique Johan. La loi Dutreil me permet domicilier ma société chez moi. Mais ce n'est pas pratique pour recevoir des clients.»
Une banque peut-elle refuser un créateur mal domicilié ?
Johan prospecte dans d'autres agences. Que ce soit à la BNP, au Crédit Mutuel ou à la Banque Populaire, les réponses négatives évoquent une circulaire, des recommandations... « Il me semble que si le refus est légal, aucune banque ne refusera d'en parler et peut-être même de l'écrire à un créateur », affirme Jean-Paul Treton, dirigeant de « Europtima » - société de conseil aux jeunes entreprise dans la gestion de trésorerie. « Mais quel est l'intérêt pour le créateur ? Sera-t-il plus avancé ?
Il faut savoir que la banque a un statut assimilé à celui de commerçant mais avec des règles particulières : un « banquier » a le droit de refus de vente, sans avoir à le justifier ! » Pour ce ex-conseiller bancaire aujourd'hui reconverti en entrepreneur et qui a lui-même domicilié sa société dans une société de domiciliation, en Bretagne, il serait surprenant « qu'une banque refuse un bon dossier au seul motif qu'il est « mal » domicilié ! » Selon lui, un dossier mal ficelé avec un manque de préparation à la gestion et à la finance « peut se transformer en frein majeur » vu du côté du banquier.
Un avis partagé par Michel Verlhac (Responsable du Service Création Artisanat à la Banque Populaire Rives de Paris) « le recours à une société de domiciliation est un signe de préparation insuffisant. Preuve en est le taux d'échec considérable des entreprises installées dans des SD. C'est donc juste une recommandation de vigilance qui nous a été donnée ». Arguant que ce phénomène n'est pas nouveau, mais qu'il est peut-être devenu « exagéré aujourd'hui », Michel Verlhac justifie cette position en expliquant qu'il est «difficile d'avoir des relations avec un client si on ne peut pas aller le voir !».
Domicilier sa société dans une SD signifie-t-il automatiquement qu'elle est vouée à l'échec ?
La SD peut permettre au créateur d'entreprise d'avoir une adresse quelquefois plus « présentable » ou de notoriété meilleure que son adresse personnelle. Mais, avertit Jean-Paul Treton, « la SD peut aussi nous donner l'illusion qu'on est un vrai chef d'entreprise, avec des bureaux, une organisation, ...Attention aux mirages... ça c'est inquiétant pour un banquier ». Peut-être faut-il juste faire la différence entre une vraie société de domiciliation et une simple boîte à lettres.
Pour Pierre Parizia, président du directoire du groupe Sofrapart (regroupant plusieurs sociétés de domiciliation, et comptant 12 000 sociétés domiciliés en permanence en Ile de France), cette nouvelle réticence des banques peut aussi s'expliquer : « L'activité des SD est un peu en concurrence avec les banques qui proposent parfois elles aussi des locaux à louer aux créateurs. »
Un bon entrepreneur saura expliquer au banquier pourquoi il choisit d'installer son siège social en boite de domiciliation », estime Michel Verlhac. Ce qui rapproche la banque et la société de domiciliation c'est l'approche du risque de chaque client. Les sociétés de domiciliation ont elles aussi la possibilité de choisir leurs clients et de vérifier leurs antécédents. Combien sur les 100 clients d'une SD ont rencontré de problèmes d'ouverture de compte ? « Ils ne sont pas très nombreux , une dizaine par mois en ce moment. Nous les remboursons si jamais le refus est définitif », rassure M. Parizia.
Johan a fini par ouvrir un compte pro dans une banque hors Paris, recommandé par un ami qui connaissait un chargé de clientèle… En cas de refus catégorique, sachez qu'il existe une autre une possibilité d'ouvrir un compte professionnel. Si trois banques refusent de vous ouvrir un compte, la Banque de France trouvera une solution.
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| dimanche 17 août 2008, a 22:21 |
| L'espace jardiner du possible |
Transmettre et Recevoir l'enthousiasme & Le management intuitif et humaniste
Le management humaniste, terreau d'enthousiasme?
Nous sommes presque tous appelés dans notre quotidien à occuper un rôle de manager. Mère ou père de famille, enseignant, animateur d'association, organisateur de fête ou d'évènement occasionel, responsable d'un service, manager en entreprise... Courantes sont les situations où notre rôle de manager est « l'art d'organiser le talent ».
Désirons-nous être des dirigeants responsables ? Des dirigeants porteurs de sens ? Au jour où les dirigeants gèrent les finances et ne dirigent plus, somme nous prêts à sortir de la gestion pour entrer dans la gouvernance ? Sommes nous prêts à devenir des corps pensants porteurs de sens ? Comment ? Dans quels buts ?
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Citation du jour du [17 Août 2008]
Des millions de gens ont vu tomber une pomme, Newton est le seul qui se soit demandé pourquoi.
« [Bernard Baruch]
l'auteur |
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| jeudi 14 août 2008, a 11:33 |
| Prudence ! DANGER. |

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Le danger de l'économie informelle | |
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Un économiste autrichien, Friedrich Schneider, a réalisé pour le compte de la Banque mondiale une étude globale sur l'économie informelle, dans 110 pays dont 24 en Afrique.
Le poids de l'économie souterraine en Afrique (en % du PIB 1999-2000)
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Zimbabwe |
59 % | |
Zambie |
49 % | |
Sénégal |
43 % | |
Côte Ivoire |
40 % | |
Tunisie |
38 % | |
Maroc |
36 % | |
Egypte |
35 % | |
Algérie |
34 % | |
Cameroun |
33 % | |
Afrique du Sud |
28 % |
Source : Banque Mondiale
Pour aller plus loin Coup d'accélérateur sur les prix des chambres d'hôtel en France OMC: "Il ne faut pas en rester là", estime Pascal Lamy La voiture, nouveau luxe des tunisiens ? Parole , Parole et toujours des Paroles Les lois de l'économie stupideEn Afrique, la moyenne de l'économie parallèle est de 42%. Pour la Tunisie, on remarque que, bien que son économie soit assez structurée, l'informel représente plus du tiers du PIB.
L'économie informelle, qu'elle soit en Tunisie ou dans d'autres pays, se matérialise par l'évasion fiscale et le commerce parallèle, souvent érigée en institution –d'aucuns disent même autorisée et parfois légalisée comme c'est le cas du Souk Moncef Bey ou celui d'El Jem pour le cas de la Tunisie. Et les moyens pour lutter contre ce fléau sont difficiles à mettre en place avec un taux de chômage qui reste élevé.
Ceci étant, sans vouloir contester les statistiques fournies par les experts de la Banque mondiale, on se demande tout de même comment l'informel occupe une si ‘'bonne'' place africaine, devant des pays ayant une économie nettement moins structurée que la nôtre. Alors, aux experts de nous l'expliquer ! | |
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Vie sociale
Vous si calme, si apprécié pour votre self-control, vous aurez tendance à perdre facilement votre sang-froid. Avec vos proches comme avec votre entourage professionnel, les discussions tourneront vite à la dispute.  Citation | |
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"Plus on est de fous, plus on rit" (proverbe français).
La photo représente la nouvelle image de notre bâtiment "C" cage d'escaliers "B" de la cité Mohamed KHEMISTI à Bordj Bou-Arréridj. Fixons nos yeux sur ces fils élèctriques nouvellement installés après que la SONELGAZ attribue un agrément à "X" sans en prendre soin sur le térrain de l'application des clauses contenues dans le cahier des charges. N'y a-t-il pas un grand risque ? Quelle sont les dispositions prises en matière de prévention, de protéction et de sécurité ?
Citation
"Serrer trop fort le pressoir donne un vin qui sent le pépin" (F. Bacon).
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| jeudi 14 août 2008, a 11:15 |
| Les bruits, les conflits et leurs fruits. |
Montcabrier. La querelle de voisinage tourne au drame
Montcabrier. Un Hollandais de 68 ans abattu d'une balle.
Jean-Michel Fabre. | 14 Août 2008 | 09h13
Les scellés sur la propriété de l'auteur présumée du meurtre. Photo DDM, J-M. F.
« Tout le monde vous le dira dans le village. Il fallait que ça arrive ». Didier Doriac, le maire de Montcabrier, n'a été qu'à demi surpris lorsque les gendarmes l'ont prévenu qu'un drame venait de se dérouler à Cavart, à deux kilomètres du bourg. Les querelles entre les deux familles installées dans ce lieu-dit de la vallée du Lot, des retraités hollandais, Thomas Nieste et son épouse, et des ressortissants américains, Robert et Hélène Issakhanian durent depuis sept ans. Deux belles et solides propriétés nichées au milieu des bois et au milieu une source d'eau potable qui alimente des conflits à répétition.
Lundi dans la soirée, le drame éclate. Un Hollandais de 68 ans, qui séjournait chez les Nieste est abattu d'une balle dans la tête. Jan Van Den Oudenhoven est mort sur le coup victime d'un différend auquel il était totalement étranger. L'auteur présumé du coup de feu, Hélène Issakhanian, 45 ans, aurait tiré une fois avec une arme de poing.
Un plus tôt, les gendarmes de Puy L'Evêque étaient intervenus pour séparer les voisins ennemis à l'occasion d'une énième altercation. En repartant, le calme semblait être revenu, la tragédie couvait. « J'ai tout vu, c'est horrible, disait hier Mme Nieste. Mon ami a reçu une balle entre les deux yeux. Le système de surveillance électronique de la maison a filmé toute la scène, les gendarmes ont récupéré l'enregistrement ».
Quelques heures après le coup de feu, les époux Issakhanian étaient interpellés et placés en garde à vue. Leur audition a été menée par les gendarmes de la compagnie de Cahors sous les ordres du capitaine Laforest et du lieutenant Senseby, et par les enquêteurs de la section recherches de Toulouse. Pendant ce temps, les maîtres chiens de Gramat ratissaient le secteur pour enfin retrouver l'arme abandonnée par l'auteur présumé. Hier après-midi le couple était présenté devant le parquet et le juge d'instruction d'Agen qui devait statuer sur leur sort.
À Cavart, les gendarmes ont posé les scellés sur la propriété des époux Issakhanian. La grande maison est vide. Les trois enfants du couple qui sont actuellement aux États-Unis n'ont pas assisté au drame. Le seul bruit entendu dans les parages est le murmure d'une source, la cause de tout.
Citation
"Il faut estimer comme un bien le moindre mal" (Machiavel).
Tirer les conclusions et les leçons qui s'imposent pour mieux se situer.
Citation
"Un oeil suffit au marchand, cent yeux ne suffisent pas à l'acheteur" (proverbe général).
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| mercredi 13 août 2008, a 19:29 |
| Ma culture à moi : "C" ma figure. |
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Bienvenue sur le site officiel de l'Internationale de l'Education, la fédération mondiale de syndicats d'enseignants représentant 30 millions d'enseignant(e)s et autres personnels de l'éducation, par le biais de 394 organisations membres réparties dans 171 pays et territoires.
En tant que fédération syndicale mondiale représentant les personnels enseignants des quatre coins du monde, l'Internationale de l'Education regroupe tou(te)s les enseignant(e)s et autres personnels de l'éducation quel que soit l'endroit où elles et ils se trouvent.
Dans un village isolé à la lisière du désert ou une ville cosmopolite qui ne dort jamais, l'Internationale de l'Education promeut les droits des enseignant(e)s, où qu'ils (elles) se trouvent, et défend les droits de chaque élève.
L'Internationale de l'Education est la voix des enseignants à travers le monde.
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| dimanche 10 août 2008, a 20:06 |
| Le temps des moissons vu d'ailleurs. |
Almont-les-Junies. Le temps des moissons comme autrefois
Fête du blé. À Almont-les-Junies, capitale de l'estofinado, ce dimanche.
LaDepeche.fr | 10 Août 2008 | 11h35
La fête du battage 1900 débutée hier se poursuit ce dimanche. Tous les bénévoles de l'association Almont festivités sont à pied d'œuvre pour l'organisation.
Après avoir débuté hier avec les aubades animées par les jeunes et l'apéro-concert en plein air ce dimanche promet d'être riche en animations.
Ainsi, les lève-tôt pourront se restaurer dès 8 heures d'un copieux petit-déjeuner aux tripous. à 8 h 30, une très sympathique randonnée pédestre partira de la place du bourg. Les randonneurs se régaleront pour « la balade du Paraire », de difficulté moyenne, sur une distance de 12 km et sur un circuit à 80 % ombragé. Vous découvrirez différents sites tout au long du ruisseau (inscriptions souhaitables et renseignements au 05 65 80 46 68 ou 05 65 64 04 76).
Toute la journée, les chineurs et curieux trouveront l'objet qui leur manque au vide-greniers installé dans la cour de l'école (emplacements sur réservation au 05 65 64 17 63).
Les passionnés de vieilles mécaniques pourront admirer du matériel tel un tracteur SFV 302 datant de 1955 qui a été utilisé pour moissonner avec une moissonneuse-lieuse de 195. André et Claude Romiguière, leurs propriétaires, se tiendront à votre disposition pour vous faire partager leur passion.
à 15 h 30, la locomobile lancée à toute vapeur sifflera fort pour appeler au travail les moissonneurs. Jeunes et moins jeunes enverront les gerbes de blé avec les mêmes gestes d'autrefois. (entrée gratuite). Tout au long de la journée, et depuis déjà très tôt, autour du four à pain chauffé pour l'occasion, les mains boulangères prépareront la traditionnelle pompe à l'huile qui régalera les fins gourmets.
Pour les romantiques, promenades en calèche comme autrefois histoire de s'ouvrir l'appétit avant l'apéro-concert et le repas champêtre qui débutera à 20 heures.
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| dimanche 03 août 2008, a 20:08 |
| Un exemple typique d'animation locale |
Actualité locale et Régionale
REGION - Toutes les sorties du jour : Montigny, Terminiers, Montmirail, Maintenon, Chartres... - par Intensite le 03.08.2008 : 06:53
VILLAGE. Pour la quatrième fois depuis l'existence de l'opération « Découvrez un village en Beauce », Saint-Péravy-la-Colombe, petite commune d'environ 600 habitants du Loiret, va dévoiler ses charmes et trésors cachés. Il n'y aura pas un, mais plusieurs guides pour diriger les visiteurs et leur apprendre les secrets du village. Après l'accueil par le Maire, les guides d'un jour s'attarderont sur quelques notes historiques nécessaires pour comprendre le patrimoine bâti des hameaux traversés durant la suite de la visite : Coulemelle, le Mesnil, puis l'église de Saint-Péravy. Cette église, rebâtie au XIIIeme siècle, contient un remarquable retable en bois sculpté et doré. La pièce maîtresse de l'église reste le célèbre orgue de St-Péravy que les visiteurs auront peut-être la chance d'entendre. Rendez-vous à 15h cet après-midi devant la mairie pour le départ de la visite. Mardi prochain visite de Saint-Laurent-des-Bois dans le Loir-et-cher, jeudi Romilly-sur-Aigre. Noter que la visite du Village d'Epeautrolles, prévue dimanche prochain 10 août est, en revanche, annulée.
MOYEN-AGE. C'est aujourd'hui la 5eme édition de la fête médiévale de Montmirail dans la Sarthe, avec pour décor les rues et ruelles du village construites au pied du château. Une journée qui invitera aux flâneries et découvertes dans une ambiance d'autrefois. Une journée riche en animations de toute sorte : des spectacles de fauconnerie, des animations au campement médiéval installé dans le parc du château, sans oublier le marché médiéval et artisanal.
BROCANTES. Et puis c'est à Montigny-le-Gannelon, la 26eme brocante du comité des fêtes. Un rendez-vous incontournable pour les chineurs avec plus de 250 exposants. Toute la journée repas, grillades et autres rafraîchissements et la journée se terminera par un cochon grillé. La réservation se fait sur place. Autres brocantes et vide-greniers, celle de Terminiers organisé par l'association « l'œuf à la poule », celle d'Happonvilliers du comité des fêtes.
FESTIVAL. A Chartres, le 34eme festival international d'orgue propose d'écouter aujourd'hui l'organise Pascale Rouet à 16h30 à la cathédrale. A 21h, un autre concert, un concert de violon avec une polonaise « du Silence à la musique ». A Maintenon, festival de musiques et de danses du monde avec à 21h dans la cour du château la présence de groupe du Kazakhstan, de Serbie et du Mexique. Entrée 15 euros.
VISITES. On notera aussi pour ce dimanche, l'ouverture de 14h à 18h de l'église Notre-Dame de Villevillon, l'ouverture de 15h à 18h de l'écomusée de la Vallée de l'Aigre à la Ferté-Villeneuil ou encore du musée école d'Unverre avec l'histoire du grain de blé dans le Perche-Gouët et la lessive au temps des grands-mères. Portes ouvertes aujourd'hui de 15h à 18h de l'église Saint-pierre et de la Chapelle à Courville.
MECHOUI. Enfin, signalons à Saint-Denis-les-Ponts le traditionnel méchoui des anciens combattants qui a succédé depuis plusieurs années maintenant à la fête des bateaux fleuris.
TROT. Cet après-midi des courses de trot attelé sont proposées comme chaque année à la même période sur l'hippodrome de Pipe-Souris à la Ferté-Vidame. 9 cours au programme de la réunion. Le site fête d'ailleurs ses 80 ans, la première réunion eut lieu en effet le 23 septembre 1928. L'épreuve principale est le prix Simone de Fontange. La 6eme course. Elle est dotée de 14000 euros.
Le J.L.D.R
LE JLDR du jour - Le Journal Local, Départemental et Régional
Citation
"Il y a entre la jalousie et l'émulation le même éloignement qu'entre le vice et la vertu" (La Bruyère |
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| Présentation |  ALAS : je suis déjà membre chez vous sous le titre de :"actuart," et comme j'en ai oublié mon login et mot de passe, je suis contraint par la force des choses de rouvrir ce nouveau compte. Donc, je suis la même personne que celle précédemment évoquée et ma photo le prouve. Envoyer un mail à l'auteur | |
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