Portrait de mon village :
Depuis les temps les plus reculés de l'histoire, la communauté d'El-Maïn formait un Douar dépendant de la Commune Mixte des Bibans - Arrondissement de Sétif - Département de Constantine, que gérait le Cadi Hassan Ben Halla à la veille de la révolte de 1871 jusqu'en 1959 date à laquelle des communes en plein exercice avaient été créées. C'est alors que ce village redevient Chef lieu Communal et des élèctions avaient eu lieu à l'occasion. Les candidats étaient Méssieurs Dékrouche Brahim soutenu par Monsieur le S/Préfet de Lafayette Bachouchi et Benhalla Lahlou. Monsieur Dékrouche redevient Maire jusqu'en 1962 pour en être remplacé par feu : Ikhléf Salem. La Commune d'EL-MAIN vait comme voisins : Genzet et Aïn Legradj à l'Est, Béni-Ourtilane et Bou-Hamza au Nord, Tamokra à l'Ouest et Téffreg au Sud. Le Douar Djaâfra avait été une zone interdite jusqu'en 1962. C'était une région isolée et était trés pauvre. Son économie est basée principalement sur l'agriculture. L'olivier et le figuier constituent ses principales ressources. La population jeune doit s'émigrer pour de nombreuses années dans les villes d'Algérie ou en France pour compléter l'économie familiale. Cette commune ne disposait comme voies d'accès qu'une piste la reliant avec BBA au Sud. Ce n'est qu'en 1957 qu'une autre piste avait été ouverte sur Guenzet que rend impraticable la rivière en hiver. La montée vers El-Maïn était rude. Une autre piste avait été ouverte sur Tamokra vers 1961, traversant la petite forêt d'Adrar Ou Maza par dessus les villages de Sidi-Idir, Tizi-Aïdel et Thiourirines. Pour la Médecine, au paravant dans les années 1950, les patients se déplaçaient à BBA pour se faire consulter par les Docteurs Bénabid et Grange. Par la suite, c'était le Docteur Aouizérate de Lafayette qui s'en occupait. La localité disposait également d'un bureau de poste et d'un Receveur nommé Mokrane Boukchida. En 1957, cette poste redevient une simple agence postale dont le Receveur était Monsieur Férihi Mohamed Amokrane.
Hier au village d'El-Maïn, le conflit de génération n'existait presque pas. Les relations étaient fondées sur des liens de sang, de camaraderie de classe ou d'écoles coranique ou publique autant que mondaines alant jusqu'à une afféction sentimentale. Les souvenirs ne concernent pas seulement l'architécture des maisons, les guérres et leurs lots de souffrances et de miséres, mais aussi les métiers, les tenues vestimentaires et la gastronomie.
Sur cette photo faite à l'aide de mon appareil amateur en 1965 sans me rappeler de son auteur moi Ahmed Salah debout avec mon camarade de classe et proche le jeune HAMADOUCHE Mokrane, Da Mohamed Chérif n'Bivi dit TAOUCHICHET épicier premier d'en disposer d'un poste transistor radio et assis devant nous trois, mon voisin de quartier Tichérahines, Monsieur BEDJAOUI Larbi.
L'autre photo d'accolade me représente à gauche avec à ma doite Monsieur BOUATTA Mohamed Larbi nouvel Instructeur avec au loin, le siège de notre MAIRIE sans savoir que dans une déccenie à partir de cette année 1965, il sera élu 1er Vice-Président de l'Assemblée Ppopulaire Communale de DJAAFRA, antenne d'EL-MAIN. modifier | supprimer |